18.01.2008
CIVILISATION WAHHABITE...
En déclarant devant les dignitaires wahhabites que la France et l’Arabie saoudite partageaient « le même objectif de politique de civilisation », Nicolas Sarkozy n’a sans doute pas voulu signifier au monde entier qu’il entendait instaurer dans notre pays un régime inspiré de la pratique islamiste intégriste dont Ryad s’est depuis longtemps fait le prosélyte, toutes choses étant par ailleurs égales et quelles que puissent être les querelles de mosquées qui opposent la famille régnante et le djihadisme international.
Il n’empêche… Ces déclarations sont particulièrement emblématiques de la confusion mentale d’un Président de la République qui en vient à placer, sur une même ligne d’inspiration, la Nation chère à Henri Guaino et le cosmopolitisme d’un Jacques Attali, la défense de « la France qui travaille » et les cadeaux faits au grand patronat, l’identité nationale et l’immigration, qu’elle soit choisie ou pas, le rappel des racines chrétiennes de l’Europe comme de la mission de la France en tant que fille aînée de l’Eglise et le développement du relativisme, du matérialisme et de l’hédonisme, en quelque sorte l’Evangile d’une main, Voici de l’autre.
La politique de civilisation du royaume saoudien, on la connaît. C’est celle de l’Islam le plus radical, où aucune croix ne saurait être tolérée.
Mais peut-être est-ce finalement un message subliminal que nous adresse Sarkozy : « La politique de civilisation exige la mise en œuvre de la réciprocité, et l’interdiction de tous les signes extérieurs de l’Islam sur le territoire français »…
On peut toujours rêver !
14/01/08
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22.11.2007
Tribune libre : UBUESQUE HYPOCRISIE JUDICIAIRE
Une fois dans ma vie, j’ai failli fauter politiquement. C’était en 1981. La première élection présidentielle à laquelle Jacques Chirac était candidat. J’étais prêt à glisser un bulletin de vote à son nom, mais les Dieux, dans leur infinie bienveillance, n’ont pas permis que je sois géographiquement présent à mon bureau de vote d’alors. Cette élection ne fit certes pas « passer la France de l’obscurité à la lumière », mais nous débarrassa au moins de Valéry Giscard d’Estaing et retarda l’accession à l’Élysée de son ex-Premier ministre.
Non, je n’ai pas la moindre sympathie pour Jacques Chirac qui ridiculisa la fonction présidentielle, exception faite de son refus d’engager notre pays dans la sanglante croisade yankee au Moyen-Orient. Les exceptions sont faites pour confirmer les règles, on le sait bien.
Seulement, quoi que l’on pense de l’homme et de son action, il fut le président élu de notre pays, un septennat et un quinquennat durant. Sa mise en examen pour « détournement de fonds publics » dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, est non seulement ridicule et inutile, mais surtout ubuesque.
Ridicule parce que les faits remontent à près de trente ans ; loin de prouver que la Justice est équitable, elle démontre au contraire ses terribles disfonctionnements.
Inutile parce qu’entre cette mise en examen et le procès à venir, il s’écoulera probablement plusieurs années encore. Jacques Chirac ne sera peut-être plus de ce monde et plus personne n’y comprendra plus quoi que ce soit. Par ailleurs, de quelle sanction l’intéressé pourra-t-il être frappé : la prison avec sursis ? À son âge, on le voit mal récidiver dans un quelconque délit…
Une amende ? Quel que soit son montant, elle ne sera de toute façon qu’une plaisanterie par rapport au patrimoine officiel du couple Chirac… Quant à son éventuel patrimoine officieux, tout commentaire est superflu.
Reste une condamnation de principe… Elle n’impressionnera en rien l’intéressé qui en a vu d’autres, sera considérée comme une mesquine persécution politique par ses partisans et l’opposition ne pourra même pas l’utiliser, Nicolas Sarkozy ayant réussi le tour de force de faire oublier qu’il fut, un temps, le « fils spirituel » d’un si indélicat personnage.
Mais surtout, cette mise en examen est ubuesque vis-à-vis de tous les délinquants, petits ou grands, occasionnels ou professionnels, et notamment de toute cette « jeunesse en déshérence » de certaines banlieues. On la dit en mal de repères. Cette mise en examen ne va rien arranger.
Entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2002, toute la classe politique s’est faite complice de Jacques Chirac, appelant et contribuant à faire réélire ce « voleur » qu’elle dénonçait comme tel, pour faire barrage à Jean-Marie Le Pen. Sur le banc des accusés, l’ex-Maire de Paris sera seul ; sur celui de l’hypocrisie politique, c’est à peine si on le repère.
82 % d’électeurs vont désormais avoir quelques difficultés à soutenir le regard d’un voleur de scooter – fut-il l’engin pétaradant du fils d’un prétendant à la Fonction suprême –, après avoir en toute connaissance de cause plébiscité un Édile qui les avait allègrement détroussé de sommes sans commune mesure.
Ecrivain et éditeur
13:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, chirac, ump, philippe randa, synthèse nationale, roland hélie
05.11.2007
Bela fou mouk, chouya...
Après avoir lâché un « dégueulasse » pour qualifier le gadget des tests ADN, Fadela Amara, secrétaire d’Etat à la Ville et au Logement, n’a pas été rappelée à l’ordre par un Sarkozy qui, de plus en plus ouvert, ne trouve rien à redire à ces propos de poissarde. C’est que l’ancienne animatrice de « Ni putes, ni soumises » (on reste toujours dans l‘élégance Grand Siècle) a un plan pour les banlieues, un plan qualifié de « fondateur » par sa petite cour.
Pour le présenter, Fadela Amara était, la semaine dernière, dans une de ces banlieues que l’on a baptisées, par une sorte d’inversion de sens, « sensibles ». Nous vous passerons les détails de cette visite, faite à la hussarde et émaillée de quelques promesses de circonstance.
Ce qui est plus intéressant, c’est que Fadela Amara, d’abord accueillie comme la fille prodigue et à quelques égards prodige, s’est trouvée confrontée aux réalités desdites banlieues. Alors que tout semblait bien se passer et que la secrétaire d’Etat pouvait envisager de rentrer sous les lambris dorés de son ministère en roulant des mécaniques : « Vous avez vu, moi j’y vais dans les banlieues et j’y suis bien reçue », elle s’est retrouvée entourée d’une bande de lascars à capuche.
Il y a eu un début de discussion. A peu près amène. Mais les choses se sont très vite gâtées, les lascars en question n’hésitant pas à interpeller Fadela et, au final, à copieusement l’insulter… C’est alors que la jeune femme, qui n’a pas la langue dans sa poche et qui provoque l’admiration des BCBG du gouvernement, a lancé aux encapuchés :
— Bela fou mouk, chouya !
Ce qui, en arabe, signifie : « Fermez un peu votre gueule. » Un langage clair, net et précis. Mais qui pose quand même quelques questions. La harengère de service est secrétaire d’Etat dans un gouvernement français. Pas dans un gouvernement algérien (aucun ministre algérien ne se permettrait d’ailleurs de lancer en public un tonitruant bela fou mouk…). Elle n’est pas chargée, au motif qu’elle jaspine l’arabe dialectal, d’aller s’empoigner avec des perturbateurs dans une langue étrangère. Sauf à admettre que, dans ces banlieues-là, il faut, pour se faire entendre – et comprendre – parler arabe…
ALAIN SANDERS (Source: www.present.fr)
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29.06.2007
Régime de semi-liberté pour Michel Lajoye

On se rappelle que le 22 mars 2007 un jugement du Tribunal d’Application des Peines de Troyes avait enfin fait droit à la demande de Me Eric Delcroix, l’infatigable défenseur de Michel Lajoye, concernant sa demande de remise en liberté. Mais c’était sans compter sur la vigilance du parquet qui interjetait appel, trouvant sans doute que 7 000 journées derrière les barreaux, ce n’était pas assez cher payé. Michel Lajoye, qui n’ a pas une seule goutte de sang sur les mains, avait été condamné à la prison à perpétuité avec une peine incompressible de 18 ans minimum. Il était donc libérable en début d’année 2006 mais aura dû patienter pendant près de deux années supplémentaires.
On saura donc désormais que 7 000 jours d’enfermement, c’est le prix à payer pour avoir placé un pétard dans un café maghrébin qui ne fit aucune victime ; aucun des occupants n’ayant été blessé, aucun ne se porta partie civile. Avis aux amateurs ! Heureusement, il y a peu, la Cour d’Appel considérant l’absurdité de la situation pour le plus ancien prisonnier de France dans sa catégorie mettait fin à son calvaire.
Précisons toutefois que c’est un régime de semi-liberté pour la première année où Michel travaillera en semaine et devra soit revenir en prison les fins de semaine, soit y passer deux nuits par semaine, soit dormir tout le temps dehors et libre avec un bracelet électronique.
Au bout d’un an, le régime de Michel Lajoye évoluera en liberté conditionnelle pendant six ans, période durant laquelle il devra s’abstenir de tout militantisme politique.
Soulignons enfin que les conditions de cette libération n’auront pu être réunies que grâce aux centaines de soutiens des adhérents et sympathisants du CEPE, puisque plusieurs critères devaient être réunis : un emploi en CDI et un logement avec un loyer réglé d’avance.
Le CEPE en tant qu’ organisation caritative et humanitaire n’a pas à prendre position sur la nature des faits qui ont conduit un jeune Européen derrière les barreaux, mais le traitement judiciaire et carcéral hors de proportion avec les faits allégués nous interdisait de rester indifférents à son sort.
Aujourd’hui, à quarante ans, Michel Lajoye a conquis le droit de redémarrer dans la vie. Donnons lui en les moyens. Pour reprendre la formule d’un de ses plus ardents défenseurs : Michel Lajoye est un exemple, non pas pour ce qu’il a fait dans le passé, mais pour ce qu’il est aujourd’ hui au bout de vingt ans de détention.
N’oublions jamais qu’il a donné beaucoup de sa liberté, n’hésitons pas à lui donner un peu de notre argent.
La solidarité a un coût: rejoignez les adhérents du CEPE !
CEPE (préciser dans vos envois: pour Michel Lajoye)
BP 4-7187
30914 NÎMES Cedex
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02.06.2007
Revue de presse : Législatives, un Etat-Sarkozy et l’effondrement du FN...
Les résultats des législatives ne font guère de doute. Le triomphe de Sarkozy à la Présidentielle, son habileté à constituer un gouvernement (car c’est bien lui qui l’a constitué et non le Premier Ministre, comme le prévoit pourtant la Constitution), qui a déstabilisé le PS et les centristes, rendent probable une tonitruante victoire de l’UMP aux législatives, d’autant que les tendances de la Présidentielle sont toujours amplifiées au scrutin qui suit.
Cette victoire donnera tous les pouvoirs à Nicolas Sarkozy et, dans un système verrouillé, sans contre-pouvoirs, il est probable que la contestation à l’encontre de l’Etat-Sarkozy s’exprimera tôt ou tard dans la rue.
Quant à François Bayrou, qui a échoué dans son entreprise, le voici abandonné par la plupart de ses amis et confronté à la réalité de la nature humaine quand celle-ci entend tintinnabuler l’or, le pouvoir et les prébendes.
Ne peuvent résister à Mammon que ceux qui disposent d’une foi sans faille et d’une vision idéologique d’airain. Je pense (j’espère) que la plupart des lecteurs de nos blogs font partie des combattants que l’adversité renforce dans leurs convictions et que la victoire ne rend ni arrogants ni prétentieux.
Quant aux socialistes, englués dans leurs divisions, ils peuvent craindre de ne disposer que d’un groupe croupion au sein l’Assemblée Nationale.
Le FN est dans une situation dramatique dont il est probable qu’il ne se relèvera pas. J’ai déjà eu l’occasion d’analyser dans de précédents articles parus sur mon blog les raisons programmées de l’échec de Jean-Marie Le Pen. Je n’y reviendrai pas.
Mais la conférence de presse de Le Pen et Aliot, relayée par Le Monde du 31 mai, laisse pantois.
Ils annoncent – à 10 jours des législatives – que la moitié des Secrétaires départementaux seront virés pour incompétence. Même si le talent ne caractérise sans doute pas certains responsables (mais à qui la faute ?), admettons qu’il existe des moyens plus pertinents pour mobiliser les troupes. Sont menacés aussi ceux qui « ont jeté des peaux de banane » sous les pas de Marine Le Pen lors des dernières élections régionales d’Ile-de-France. Décidément…
Les associations de Bernard Antony, les « cathos-tradis », et le MNR de Mégret, sont traités de groupuscules dont le FN doit se défaire. Mégret, qui a joué le jeu, cyniquement ou pas, peu importe, de l’Union Patriotique et qui a apporté des signatures à Le Pen (dont plusieurs ne furent volontairement pas déposées au Conseil Constitutionnel, idem pour celle de Christian Chaton, Conseiller général d’Alsace d’Abord), appréciera…
Connaissant Bernard Antony, j’imagine son état d’esprit, et les consignes de vote qu’il diffusera dans ses réseaux d’influence qui ne sont certainement pas groupusculaires.
Carl Lang, qui lui, défend l’idée d’un « congrès d’Epinay » de la droite nationale et identitaire, a vu Le Pen le renvoyer élégamment dans ses cordes en taxant cette idée de « connerie ».
Mais l’attaque la plus étrange d’Aliot vise ceux qui « se cachent derrière le drapeau du FN pour combattre le « lobby juif » ». Aliot souhaite s’en « débarrasser ». Diantre ! Des noms !
Bref, de pitoyables agressions publiques, non pas à l’encontre de l’adversaire, mais à destination des militants, des responsables de leur propre parti. Jupiter rend fous ceux qu’il veut perdre.
L’effondrement prévisible du FN aux législatives aura pour conséquences une crise financière insurmontable et un « remake » de « Règlements de compte à OK coral ».
Le Pen, Marine Le Pen et Aliot finiront par laisser le FN au niveau de ce qu’il fut dans les années 70.
Un cycle se clôt. Un nouveau cycle commence.
Président d'Alsace d'Abord
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29.05.2007
ORIENTATIONS POUR UNE DROITE IDENTITAIRE...
Fabrice Robert, Président du Bloc identitaire (www.les-identitaires.com)
Militants identitaires, nous ne nous reconnaissons plus aujourd’hui dans ce qu’il est convenu d’appeler la droite nationale. Au-delà de la ligne politique, il existe aussi une rupture tant au niveau de la stratégie que des méthodes d’action.
Le temps est donc venu de développer un espace politique pour une droite identitaire sociale et européenne.
I. LIGNE POLITIQUE
La spécificité de la droite identitaire peut s’incarner à travers trois axes principaux :
1. L’Europe
Nous appelons de nos vœux la constitution d’une Europe politique, seule capable d’apporter à un monde déboussolé la stabilité et la paix qui lui font défaut. Cette autonomie de l’Europe est nécessaire pour peser face aux autres sphères civilisationnelles y compris outre-Atlantique. Nous défendons ainsi l’idée d’une France des régions dans une Europe des nations en mettant en avant le principe de subsidiarité et la défense des libertés locales.
Selon nous, il n’y a, en effet, pas de contradiction entre l’attachement à sa région, à sa patrie et à l’espérance d’une Europe de la puissance, libérées des énarchies républicaines et des scléroses bruxelloises.
2. Le social.
La gauche a toujours considéré le social comme son monopole, ce que la droite ne lui a que très rarement contesté. Or, c’est la droite qui puise son origine et ses racines dans une vision non purement matérialiste et quantitative de la vie et des rapports sociaux. De ce fait, c’est elle seule qui, par sa défense conjointe de l’ordre et de la justice sociale, peut véritablement enrayer le mouvement globalisant de la marchandisation du monde.
Agissant pour et au sein du peuple, nous voulons investir prioritairement l’action sociale. Loin des postures intellectuelles de certains, cette implication doit être réelle et concrète.
En défendant notre peuple contre les excès du libéralisme, nous sommes ceux qui aidons les nôtres avant les autres.
3. L’identité.
Face à un discours jacobin, ultra-républicain et assimilationniste, nous défendons une vision de l’homme enraciné dans ses communautés naturelles et historiques.
La notion de citoyenneté républicaine désincarnée - et sans relation avec la filiation et le sang - est en opposition totale avec notre vision de l’identité charnelle, enracinée et incarnée. Au concept de « L’idée France », nous opposons celui de la terre et des morts de Barrès.
Nous établissons donc un distinguo clair entre Identité organique et Identité nationale basée autour des valeurs républicaines.
Enfin, la droite identitaire s’incarne à travers la reconnaissance de trois niveaux d’identités. En tant qu’identitaires, nous nous appuyons sur notre identité régionale (identité charnelle), française (identité historique) et européenne (identité civilisationnelle).
II. MÉTHODES ET STRATÉGIES
Agir en réseau. Prenant acte de la lourdeur et du centralisme de certains appareils politiques parisiens, nous prônons le travail en réseau, plus souple, plus interactif et également plus respectueux des différentes sensibilités.
En fédérant des hommes, des projets, des compétences, il est possible de relancer une dynamique de l’action qui permet de refaire l’unité à la base. « Les mots divisent, l’action nous unit ».
Refus du tout-électoral et accent mis sur l’enracinement local. Il y a une vie avant, pendant et après les élections. Le combat électoral ne doit donc être qu’un moyen supplémentaire - au service de nos idées - et non pas une fin en soi. Le pouvoir ne se trouve pas uniquement dans les assemblées d’élus mais également dans des structures (associations, syndicats, etc.) et des outils (médias, réseau Internet, etc.) qui peuvent se transformer en véritables relais d’opinion. Il convient donc de faire une distinction entre LE pouvoir et LES pouvoirs.
Développement du travail dans le domaine associatif. Il faut investir massivement ce secteur occupé essentiellement par les militants de gauche. L’objectif est de bâtir un maillage du territoire avec des acteurs associatifs présents dans les domaines les plus divers (social, environnement, culture, traditions, solidarité, etc.) et qui pourront bénéficier des subventions publiques.
Centrale d’agitation. En organisant des actions de sensibilisation de l’opinion (autrement appelées opérations de lobbying), il est possible de redevenir acteur de résistance, d’imposer des concepts dans les champs politiques et médiatiques et donc participer au déplacement du centre de gravité de la politique française.
Action métapolitique. Le pouvoir se prend aussi par la conquête des esprits. Il est nécessaire de développer des projets de type métapolitique qui permettent d’attirer des personnes qui ne viendront jamais à l’action politique par le militantisme classique. L’objectif est alors d’agir sur la perception qu’ont les individus du monde et de la société dans laquelle ils vivent afin de créer des courants d’opinion favorables au combat mené par les mouvements politiques enracinés.
Ce Gramscisme de droite peut s’illustrer à travers diverses formes d’expression : littérature, bande dessinée, peinture, musique, web, etc.
Pragmatiques car non dogmatiques. Nous sommes une génération lasse des grands discours et des belles promesses, des Tables de la Loi et des « petits livres » quellle que soit la couleur de ceux-ci. Nous sommes une génération qui ne croit plus aux théories fumeuses, aux solutions miracles, aux doctrines toutes faites ni aux hommes providentiels. Nous sommes une génération qui, si elle sait toujours que « demain lui appartient », entend bien obtenir l’usufruit d’aujourd’hui.
Hic et Nunc. Notre credo ? Ici et maintenant. Du concret, du tangible, du réel. Pas de blablas : des résultats. Nous revendiquons la nécessité d’occuper le terrain en permanence. Face à ceux qui évoquent le grand soir, nous privilégions la mise en place d’actions concrètes à notre niveau. Chaque petite victoire représente alors une reconquête partielle du territoire et de nos libertés.
III. QUE FAIRE ?
Les militants de la droite identitaire ne sont plus/pas nationaux ou nationalistes et s’ils travaillent en-dehors des partis de la droite nationale, c’est tout simplement qu’ils entendent promouvoir d’autres positions et d’autres méthodes. Celles-ci peuvent parfois apparaître complémentaires mais également antagonistes.
Il est en tout cas aujourd’hui important pour eux de pouvoir tracer leur voie propre, y compris (dans une certaine mesure, liée soit à l’implantation locale, soit à la portée symbolique) par la voie électorale.
L’objectif est donc bien de développer un espace identitaire dans l’arène politique française. Cet espace mêlant identité, solidarité, écologie, réflexion institutionnelle, défense de la démocratie participative et des libertés locales, fait d’initiatives politiques, associatives, culturelles, incarnerait la véritable alternative, cohérente et efficiente, au rouleau compresseur mondialiste, loin des utopies cosmopolites et laxistes des « altermondialistes » qui ne souhaitent que remplacer une mondialisation par une autre.
Que serait Le FN sans Dreux ? Aujourd’hui, la droite identitaire doit aussi disposer d’une ou de plusieurs vitrines qui pourront symboliser son savoir-faire et sa spécificité. Des fondations ont déjà été posées, notamment en Alsace et dans le pays Niçois. Nous devons travailler à l’obtention d’un « Dreux identitaire ».
Rassembler ceux qui se reconnaissent sincèrement dans notre démarche, tel doit être l’axe autour duquel doivent se retrouver ceux qui veulent participer au développement de cette droite identitaire.
11:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, droite, identitaire, ump, fn
16.05.2007
La carte famille nombreuse bientôt étendue aux étrangers
Il fallait jusque là être de nationalité française, citoyen européen ou d’une ancienne colonie française (et parent de famille nombreuse) pour prétendre y avoir droit, mais la condition de nationalité exigée vient d’être rendue discriminatoire, suite à une dénonciation de la HALDE, qui avait donné «trois mois au premier ministre et au ministre délégué à la famille» pour répondre à sa demande d’extension de l’attribution de la carte.
Ainsi le gouvernement a décidé de supprimer cette clause et d’étendre l’obtention de la carte famille nombreuse ouvrant droit à réductions (notamment à la SNCF, à la RATP , auprès de transporteurs régionaux, des musées nationaux, de certains équipements sportifs collectifs et de certains réseaux de distribution : cinéma, chausseur André, etc.) aux étrangers.
Pour faire entrer en vigueur cette mesure il faudra cependant au préalable modifier la loi de 1924 qui impose ces restrictions. Cette disposition concerne aujourd’hui 2.800.000 familles et devrait voir d’ici peu quelques 210.000 nouveaux bénéficiaires individuels supplémentaires.
Source : novopress
La HALDE et son Président Louis Schweitzer, qui a une drôle de conception de la solidarité sur notre sol : c‘est avec une frénésie fanatique qu’elle poursuit notre association Solidarité Alsacienne (une enquête sur nos « agissements » ordonnée par le Procureur de la République de Strasbourg est en cours, à la demande de Louis Schweitzer.)
La discrimination est avérée pour ce monsieur lorsqu’une association caritative offre une soupe gauloise aux démunis.
Et bien nous, nous disons qu'offrir une carte de famille nombreuse aux étrangers participe à cette logique discriminatoire pour les nôtres qu’il va bien falloir combattre avec énergie si l’on veut résister encore un peu.
01:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, famille, solidarité, ump, soupe au cochon, halde
04.05.2007
Entre la gourde et le gourdin !
22:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, présidentielle, fn, ump, ps
Tribune libre :
SI ON AURAIT SU !
La satisfaction des sévères garde-chiourmes du politiquement correct déborde dans tous les médias français, voire internationaux. Quarante-huit heure après le débat Ségo-Sarko, la grande majorité du monde médiatique salue la prestation des deux finalistes, la hauteur de leurs échanges et le « retour » de la démocratie dans l’élection présidentielle, celle-ci ayant été absente en 2002, comme on nous l’a seriné cinq ans durant, pour cause d’irruption diabolique. Vade retro Lepenas ! Quel débat, en effet !
L’une ou l’autre prendra dimanche soir la tête de l’État français et de quoi nous ont-ils entretenu ? De faits divers… ou de problèmes, pour graves qu’ils soient, ne concernant à chaque fois qu’une petite frange de la population française. Quelques mots à peine en fin d’émission sur les enjeux internationaux, pourtant domaine de prédilection – et réservé ! – de l’Élysée…
Ce fut d’abord le viol d’une policière, quinze jours après celui d’une de ses collègues. C’est abominable, mais les femmes dans la police sont-elles davantage susceptibles d’être victimes d’un tel crime que les autres Françaises ? Évidemment non, pourtant madame Royal entend faire raccompagner chacune d’elle à son domicile après son service. Une proposition ubuesque qui souleva à peine l’étonnement de Nicolas Sarkozy, bredouillant quelques mots sur le coût d’une telle mesure.
Ce fut ensuite une bataille de chiffres assénés par l’une ou l’autre, aussitôt contredits par l’autre ou l’une en attendant qu’ils soient tous rectifiés le lendemain par des « spécialistes », distribuant à Ségo ou à Sarko de bons ou de mauvais points…
Les deux prétendants à la Fonction suprême débattirent de la loi des 35 heures que Sarkozy juge, à l’entendre, catastrophique, mais qu’il ne supprimera pas… et que Ségolène Royal considère pour sa part comme une grande avancée sociale, mais concédant néanmoins qu’elle a fait de grands dégâts.
Ségolène Royal tenait à prouver qu’elle n’était pas Miss Nunuche, qu’elle connaissait ses dossiers ou tout au moins était capable d’en parler… Pour cela, le plus simple était de contredire tous les chiffres qu’avançait son concurrent et d’en asséner d’autres qu’il contredisait à son tour. Ce fut le thème du nucléaire dont il ressort que Nicolas Sarkozy veut poursuivre l’utilisation, mais pas tant que ça finalement… et que Ségolène Royal veut l’arrêter, mais pas si vite que ça tout de même !
Nicolas Sarkozy, lui, tenait à prouver qu’il n’était pas l’agité politique qu’on dit. Pour ce faire, il a surenchéri dans les aimables formules de courtoisie vis-à-vis de sa rivale dont tout un chacun pouvait bien voir qu’il n’en pensait pas un mot. Il a même tenté de jouer la corde sensible en abordant le thème de la scolarité des enfants handicapés. Ségolène lui vola aussitôt dans les plumes avec une colère tellement préparée d’avance, tellement convenue, que son jeu d’actrice n’aurait certes pas départi dans quelque chef-d’œuvre de Jean Rollin(1).
Quarante-huit heures après ce débat, en écrivant ces lignes, je cherche quels autres thèmes ont été abordés et j’ai du mal à me les remémorer… Je cherche sur internet à me rafraîchir la mémoire… et ne trouve que les commentaires des partisans de l’une ou de l’autre, les mêmes d’ailleurs, tous bouffis d’autosatisfaction pour leur pouliche ou poulain.
Finalement, deux jours après cette passe d’armes nullissime, on ne semble retenir que la morgue bravache de Ségolène Royal et l’attitude mielleuse de Nicolas Sarkozy. Beau résultat ! Qui satisfait le monde médiatique, soulagé que la destinée du pays soit confiée à de tels homoncules politiques… dimanche soir pour l’une ou l’autre… et sans doute pour l’autre ou l’une dans cinq ans.
Je dois avouer tout de même que Ségo-Sarko ont au moins réussi un exploit : leur prestation nous fait désormais amèrement regretter Giscard, Mitterrand et même Chirac !
Et dire qu’on était si pressé de voir ces trois-là déguerpir de la scène politique… Si on aurait su !
Philippe Randa
Ecrivain et éditeur
Note
(1) Je ne fais bien sûr pas allusion aux films « X » tournés par ce réalisateur, mais à ses autres films quelque peu surprenants quant à la maîtrise de la réalisation, le jeu subtil des acteurs, la profondeur des dialogues, la qualité des décors, l’audace des scénarios : toutes sortes de choses qui firent le bonheur de certains amateurs dans les années 70 et 80 du siècle dernier.
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11.04.2007
Foire du trône
Un accident ? Non, un assassinat !
La foire du trône et ses 250.000 visiteurs pendant le week-end de Pâques. Une manifestation festive devenue le lieu de tous les dangers.
Les organisateurs de la foire, la Mairie de Paris, les syndicats de policiers craignent des débordements. Ils le disent. La Préfecture s’en fiche. Elle dépêche une poignée de policiers pour assurer la sécurité. Des hordes allogènes hantent les lieux. Leur but ? Chercher la bagarre. Tout le monde le sait. La Préfecture s’en fiche. Un policier est tué lors d’un affrontement avec une bande de vauriens. Oserai-je dire que la Préfecture s’en fiche ?
Le constat est amer : la Préfecture s’en fiche. Deux témoins affirment que le policier a été poussé. « Il s’agit d’un accident » déclare t-on avec obstination à la Préfecture de Police de Paris qui ne veut entendre rien d’autre que cette thèse plus facile à digérer. Ce jeune policier de 31 ans était peut-être posté sous la nacelle du manège pour observer de près la loi de la gravitation universelle pendant que ses camarades tentaient de repousser les barbares qui les assaillaient !...
Pierre Mure, responsable de la Direction de l’ordre public à la Préfecture de police a jugé le dispositif « conséquent et suffisant », tout en refusant de donner le nombre de policiers mobilisés sur la fête foraine. Pas la peine de se fatiguer à camoufler la vérité : entre 50 et 60 selon les syndicats de police et la presse présente ce week-end. « Il y a autant de policiers déployés dans la rue d’Enghien » (Q.G. du candidat Sarkozy) déplorait lundi après-midi Marc Duval, responsable de l’Unsa-police.
J’étais en septembre à la gare Montparnasse avec mes amis de l’association SDF. Le Préfet Mutz avait alors dépêché sur place une bonne trentaine de policiers qui s’étaient acharnés sur ses ordres sur la quinzaine de personnes que nous étions, simplement occupées à distribuer une soupe aux sans-abri. 30 policiers contre 15 bénévoles d’une association caritative qui dérange, 50 à 60 policiers pour assurer la sécurité de centaines de milliers de personnes… Les désastreuses priorités du Préfet Mutz ont quelque chose de pathologique.
Alors qu’aujourd’hui, l’enquête s’oriente vers la thèse évidente de l’assassinat, la Préfecture reste muette. Un silence assourdissant pour la famille et les camarades de la victime.
Chantal Spieler
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