01.07.2008

IMPLANTATION D'UNE MOSQUEE A EPINAL...

François Ferrier, conseiller régional (NDP) de Lorraine, nous informe du fait suivant :

images.jpgLe samedi 28 juin 2008 – commune d’Epinal ZAC des terres Saint-Jean – Pose de la première pierre d’un édifice collectif – C’est le titre de l’article de La Liberté de l'Est daté du 29 juin 2008, pour ne pas effrayer la population. En fait, il s’agit de la pose de la première pierre de la future Mosquée d’Epinal. Cet édifice de 800 m2 va permettre d’accueillir mille personnes. Edifié sur un terrain de 7 200 m2, ce lieu de culte entrera en service dans 24 mois. Son coût est de 1,5 million d’Euros, entièrement financé par des fonds privés, dont plusieurs mosquées en France.

L’inauguration s’est faite en présence du maire d’Epinal – Michel Heinrich – UMP – qui n’a apporté que le terrain (Bail emphytéotique de 99 ans), ainsi que de Monsieur Taoufik Ferchichi – président des Musulmans des Vosges (Algérien) - et de l’Imam Elhabti. Ce dernier, lors de la prière, a déclaré : « Les mosquées sont à Dieu et n’appartiennent à personne. Celui qui a fait une bonne action la trouvera, celui qui en a fait une mauvaise la trouvera également ».

Remarque : Cette future mosquée se trouve en bordure de la Zac commerciale des terres Saint-Jean, en cours d’élaboration. Une immense jardinerie y est déjà implantée, d’autres commerces – grandes enseignes, 40 au total – sont en cours d’installation. La ville d’Epinal a réalisé les viabilités (routes, assainissement, dont 1 200 places de parking). Ces places de parking seront bien utiles, notamment le vendredi pour la prière.

La ZAC commerciale Saint-Jean se transformera d’ici quelques années en Souk Saint-Jean, comme déjà le font remarquer de nombreux Spinaliens. Une nouvelle Image d’Epinal se met en place, non loin de la Cathédrale Saint-Maurice, et n’enchante pas Monseigneur Mathieu, Evêque de Saint-Dié.

Une fois édifiée, cette Mosquée sera la deuxième de Lorraine par sa dimension (après celle de Farébersviller - en photo ci-dessus, près de Forbach en Moselle).

Lire aussi LVCI

08.05.2008

VERS UNE NOUVELLE DROITE POPULAIRE : Synthèse nationale n°8 sortira vendredi...

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Au sommaire de ce nouveau numéro (n°8 - mai/juin 2008) de Synthèse nationale, la revue politique et culturelle nationale et identitaire :

- la situation actuelle de la droite nationale et sur la création de la Nouvelle Droite Populaire... (Robert Spieler, Jean-François Touzé, Bruno Mégret)

- l'écologie et la surpopulation... (Jean-Philippe Wagner, Francis Verdavoine-Bourget)

- Mai 1968 (Chantal Spieler, Patrick Gofman, Patrick Parment, Philippe Randa)

- les rubriques consacrées à l'actualité (Arnaud Raffard de Brienne, Pieter Kerstens, Jean-Claude Rolinat) ou à l'histoire (Lionel Baland, Pierre Descaves)

Et bien d'autres sujets traités...

124 pages, 12,00 € (Abonnement : 50,00 € - Bulletin d'abonnement)

Synthèse nationale sera diffusé lors de la réunion de la Nouvelle Droite Populaire organisée vendredi 16 mai à Strasbourg.

 

01.04.2008

Droite de conviction : CREATION DU COMITE D'INITIATIVE POUR LA REFONDATION !

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Réunis à Paris le samedi 29 mars 2008, une quarantaine d'élus et de cadres de la droite nationale et des sensibilités identitaires ou régionales, parmi lesquels Bruno Mégret (Président du MNR), Robert Spieler (Fondateur d’Alsace d’abord, ancien député), François Ferrier (Conseiller régional de Lorraine, Président du groupe Identité et Tradition), Jean-Philippe Wagner (Conseiller régional de Lorraine), Roland Hélie (Directeur de Synthèse nationale), Annick Martin (Vice-présidente du MNR), Jean-François Touzé (Conseiller régional d’Ile-de-France, Président de Convergences nationales) et Chantal Spieler (Présidente de Solidarité alsacienne), ont décidé de jeter les bases d’une nouvelle structure politique qui sera officiellement créée le dimanche 1er juin. Un Comité d’initiative pour la refondation a été mis en place. La motion suivante a été adoptée :

 

« Prenant acte de la spirale de l’échec dans laquelle est engagée notre famille politique après la triple déroute électorale de la Présidentielle, des Législatives et des Municipales, les signataires  tiennent pour autant à affirmer leur confiance dans l’avenir et le succès d’une droite de conviction ancrée dans la fidélité à ses fondamentaux, à ses valeurs et à ses principes, valeurs et principes que partage un nombre croissant de nos compatriotes, mais soucieuse d’inscrire son action dans les réalités de ce début de vingt-et-unième siècle. Ils appellent tous ceux qui veulent continuer le combat pour les valeurs de notre civilisation à les rejoindre et à se rassembler dans une même structure militante. Cette structure sera fédérative.

 

Chaque personnalité, mouvement, association, club, groupe d’élus qui la rejoindra conservera sa personnalité et la libre expression de sa sensibilité, étant bien entendu qu’une ligne directrice sera acceptée par tous les membres de la formation, qui devront signer une charte d’engagement sur ses principales idées-forces (Refus de l’immigration–invasion et de l’islamisation / Défense des valeurs fondamentales de notre civilisation / Reconstruction de nos libertés individuelles, collectives et économiques / Réaffirmation de notre identité nationale, de nos traditions et de nos identités régionales / Construction d’une Europe de la puissance… ).

 

La recherche d’implantation durable, la culture du débat et de l’initiative ainsi que l’affirmation d’une ambition collective forte qui doit la conduire à terme à occuper toute sa place sur l’échiquier politique, en sont des principes fondateurs.

 

La structure sera officialisée  à l’occasion d’une convention constitutive qui se déroulera le dimanche 1er juin à Paris. Le nom de la structure sera annoncé le 27 avril, à l’issue d’une nouvelle réunion du Comité d’initiative pour la refondation.

 

Un bureau provisoire est mis en place, chargé de prendre les contacts nécessaires, de faire les propositions en termes de fonctionnement et d’organisation, de rédiger des statuts qui seront présentés pour adoption le 1er juin, de préparer la charte fondatrice et d’organiser la convention. Il est composé dans l’ordre alphabétique de François Ferrier (Conseiller régional de Lorraine, Président du groupe Identité et Tradition), Roland Hélie (Directeur de Synthèse nationale), Annick Martin (Vice-présidente du MNR), Yann Phélipeau (membre du Bureau national du MNR), Robert Spieler (Fondateur d’Alsace d’Abord, ancien député) et Jean-François Touzé (Conseiller régional d’Ile-de-France, Président de Convergences Nationales) qui en est le coordinateur.

 

Ce bureau provisoire, susceptible d’être élargi après le 1er juin, sera maintenu  jusqu’au congrès fondateur qui se déroulera à la fin de l’année 2008 ou au début de l’année 2009, à une date qui sera fixée lors de la convention. Une équipe dirigeante et un comité national représentatif de toutes les sensibilités seront alors mis en place, selon les modalités qu’auront fixées les statuts».

 

Communiqué de presse

07.03.2008

Mario Borghezio : l’Union européenne défend la soupe identitaire...

1586238039.jpgL’organisation non gouvernementale Solidarité alsacienne, proche du mouvement régionaliste alsacien, avait prévu, le 1er mars à Strasbourg, de distribuer gratuitement une « soupe populaire » aux pauvres et aux sans abris qui se retrouvent habituellement près de la gare ferroviaire de la capitale alsacienne.

Cette action de volontariat civique a été interdite par la Préfecture locale au moyen d’un important déploiement de forces de police qui ont menacé d’arrestation immédiate l’organisatrice Chantal Spieler ainsi que les autres bénévoles.

A la lumière de ces faits, le député Mario Borghezio a posé à la Commission de l’Europe une question écrite par laquelle lui demande si elle n’estime pas que l’interdiction brutale et disproportionnée par les autorités françaises d’une simple distribution gratuite de soupe aux pauvres et aux déshérités est en contradiction avec les principes fondateurs de l’Union européenne et avec le respect des droits fondamentaux et, en outre, si la Commission de l’Europe n’estime pas que l’action caritative de l’association Solidarité alsacienne devrait au contraire être protégée et encouragée, y compris à la lumière des principes de la soi-disant « intégration sociale » soutenue par l’Union européenne.

« Cette action de volontariat civique, que nous avions déjà réalisée voici un an à Turin – poursuit Mario Borghezio – il faut la reprendre à grande échelle dans toute la Padanie avec le soutien de nos associations telles que la Garde Nationale Padane et les Volontaires verts. »

Mario Borghezio
Chef de la délégation de la Ligue du Nord au Parlement européen
Bruxelles, le 06 mars 2008

Traduit de l’italien par Edouard Giraud pour Novopress France

02.03.2008

La soupe identitaire à nouveau interdite à Strasbourg

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Samedi 1er mars. L’équipe de Solidarité Alsacienne s’installe comme à son habitude place de la gare à Strasbourg pour proposer une soupe au lard aux SDF du quartier.

Nous n’avons pas encore sorti la marmite, rien n’est encore prêt, Robert Spieler présent commence à accueillir les premiers venus, nos jeunes militants partis chercher nos amis sdf ne sont pas encore revenus, mais nous avons déjà de la visite :

Un commissaire et deux inspecteurs, suivis de deux fourgons garnis de policiers en tenue viennent me voir. Le commissaire prend un air terrible pour m’asséner l’article je ne sais plus combien du code pénal et m’explique que je n’ai pas déclaré à la Préfecture cette « manifestation ». C’est donc un délit. J’ai beau essayer de lui expliquer que la « manifestation » en question n’est qu’une simple distribution de soupe aux sans-abri, que nous n’avons pas caché de pains de plastic dans nos provisions et que ça serait bien qu’il s’en retourne gentiment dans son commissariat pour nous oublier un peu, rien ne peut le détourner de son « importante » mission.

Il s’énerve le commissaire et m’explique que si je ne remballe pas tout de suite, ce n’est pas une ou deux heures au commissariat qui m’attend, mais une nuit en garde à vue. J’avoue que la perspective de la compagnie des petites dames de la nuit et autres alcooliques aussi peu repentis que bruyants ne me séduit pas plus que ça. Et je n’ai pas que ça à faire, nous sommes en pleine campagne électorale et nous devons organiser ce soir-là avec les responsables de Strasbourg d’Abord les collages et tractages de la semaine. Nous rangeons. La police partie, nous servons tout de même quelques repas à partir du coffre de la voiture ou en « service ambulant ».

Je ne sais pas pourquoi, alors que nous avons passé tout l’hiver sans embrouille d’aucune sorte avec les forces de l’ordre, le Préfet décide soudainement de s’intéresser à nouveau à nous.

Dès lundi, je vais aller à la Préfecture déclarer docilement notre prochaine distribution de soupe. Interdiction ou pas, nous reviendrons quand même et cette fois-ci il ne sera pas question de céder. Car après tout, nous sommes dans notre bon droit et rien ne doit interdire à une association caritative d’oeuvrer dans la rue.

C’est notre troisième hiver dans la rue. Vous vous souvenez que le premier hiver avait été particulièrement agité : interdictions préfectorales à répétitions (j’étais emmenée au commissariat toutes les semaines) au prétexte que notre action était discriminatoire et que les agités de la LCR venaient régulièrement nous houspiller, ce qui constituait un trouble à l’ordre public. Tout le monde s’en est mêlé : Catherine Trautmann, Fabienne Keller, la Licra, le Mrap, Sos-racisme, les verts, la Lcr et d’autres encore. Louis Schweitzer, patron de la Halde y a vu là une urgence et s’est saisi de l’affaire pour nous poursuivre en justice.

Un bazar pour rien. L’année suivante, et cette année encore, comme nous n’avions pas cédé une seule fois, les chevaliers blancs de l’anti-racisme avaient fini par se lasser et ont disparu soudainement de notre vue. Et c’était très bien ainsi. Pas l’ombre d’un képi à l’horizon, nous n’avions même pas besoin de faire de déclarations officielles, nous étions finalement tolérés. Jusqu’à samedi.

Ce que le nouveau Préfet du Bas-Rhin ne sait sans doute pas, c’est que nous avons la tête dure et que les intimidations policières ne nous font ni chaud ni froid. Et puis nous l’avons promis à nos amis sans-abri furieux d’être privés d’une soirée amicale avec nous : nous reviendrons et nous resterons.

Chantal Spieler 

 

25.02.2008

Ca se passait Samedi à Strasbourg

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Contre l’indépendance du Kosovo

Un rassemblement a eu lieu samedi à Strasbourg, à l’appel de Jeune Alsace, de Solidarité Alsacienne et d’Alsace d’abord. Cette initiative, soutenue par Les villes contre l’islamisation, Arnaud Borella, Président de Solidarité Kosovo et Synthèse nationale, a réuni un grand nombre de militants et de Serbes venus protester contre l’indépendance du Kosovo et pour soutenir le peuple serbe qui veut défendre son intégrité.

Drapeaux alsaciens rot un wiss et drapeaux serbes se côtoyaient à l’image de notre solidarité avec ce peuple courageux.

Des forces de police imposantes encadraient ce rassemblement. L’extrême gauche s’était en effet mobilisée pour contre manifester et un cordon de policiers casqués nous séparaient. Pas bien méchants les gauchistes, une cinquantaine de zozos à la moyenne d’âge inavouable : un ramassis de vieux profs barbus et de mégères hystériques qui chevrotaient les bons vieux slogans anti-faf. Le Kosovo, ils s’en fichaient un peu avouèrent-ils à la presse. Leur seule motivation consistait comme toujours à empêcher les mouvements nationalistes, identitaires et régionalistes d’occuper un peu trop le terrain à leur goût.

Peine perdue. Devant les nombreux journalistes et badauds, et entourés de militants jeunes et déterminés, Nicolas de Lamberterie (Jeune Alsace), Chantal Spieler (Solidarité alsacienne) et Robert Spieler (Strasbourg d’abord) ont fermement dénoncé cette proclamation unilatérale d’indépendance au mépris du droit international, et condamné la complicité des Etats-Unis et de l’Europe qui devront porter la responsabilité du drame humain qui est en train de se produire au coeur de l’Europe. Un grave précédent qui préfigure les menaces qui pèsent sur notre peuple.

Quelques jets d’oeufs plus tard sur les gauchistes pour apporter une petite touche festive, la dispersion dans le calme a signé la fin de cette manifestation réussie.

Chantal Spieler

02.02.2008

Pour le respect du NON et contre le traité de Lisbonne, mobilisation nationale lundi soir...

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En mai 2005, le peuple a dit NON à l'Europe des fonctionnaires de Bruxelles.

Aujourd'hui, par un véritable coup d'Etat institutionnel, la classe politique méprise la volonté populaire en imposant sans référendum le traité de Lisbonne ! 

LUNDI 4 FEVRIER à 18 H 30

DEVANT LE MONUMENT AUX MORTS DE STRASBOURG

(Place de la République)

AVEC ROBERT SPIELER

 

http://comitedunonfrancais.hautetfort.com/

18.01.2008

CIVILISATION WAHHABITE...

0672e01dd757613449aa6024f065d69e.jpgEn déclarant devant les dignitaires wahhabites que la France et l’Arabie saoudite partageaient « le même objectif de politique de civilisation », Nicolas Sarkozy n’a sans doute pas voulu signifier au monde entier qu’il entendait instaurer dans notre pays un régime inspiré de la pratique islamiste intégriste dont Ryad s’est depuis longtemps fait le prosélyte, toutes choses étant par ailleurs égales  et quelles que puissent être les querelles de mosquées qui opposent la famille régnante et le djihadisme international.

Il n’empêche… Ces déclarations sont particulièrement emblématiques de la confusion mentale d’un Président de la République qui en vient à placer, sur une même ligne d’inspiration, la Nation chère à Henri Guaino et le cosmopolitisme d’un Jacques Attali, la défense de  « la France qui travaille » et les cadeaux faits au grand patronat, l’identité nationale et l’immigration, qu’elle soit choisie ou pas, le rappel des racines chrétiennes de l’Europe comme  de la mission de la France en tant que fille aînée de l’Eglise et le développement du relativisme, du matérialisme et de l’hédonisme, en quelque sorte l’Evangile d’une main, Voici de l’autre.

La politique de civilisation du royaume saoudien, on la connaît. C’est celle de l’Islam le plus radical, où aucune croix ne saurait être tolérée.

Mais peut-être est-ce finalement un message subliminal que nous adresse Sarkozy : « La politique de civilisation exige la mise en œuvre de la réciprocité, et l’interdiction de tous les signes extérieurs de l’Islam sur le territoire français »…

On peut toujours rêver !

Jean-François Touzé

14/01/08

14.01.2008

Solidarité avec le peuple Karen

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Rencontre avec le Colonel NerDah, porte-parole du peuple karen

Par Chantal Spieler

 

Article paru dans le n°6 de la revue Synthèse nationale

Le Colonel NerDah – il est le fils du Général NerDah, considéré comme un héros pour avoir repoussé la guérilla communiste aux portes de la Thaïlande -, à l’occasion d’une tournée européenne au cours de laquelle il est venu défendre la cause du peuple karen, s’est rendu à Strasbourg où il a été reçu au Parlement européen. Il a bien voulu accepter notre invitation à notre domicile et nous a longuement entretenu  sur la situation catastrophique de ce peuple opprimé par le régime dictatorial qui sévit en Birmanie.

Les karens ne représentent pas une ethnie minoritaire. C’est une nation, avec son histoire, sa culture, sa langue, ses terres et son propre système économique. Toute l’histoire de ce peuple, largement converti au christianisme au 19ème siècle, se décline autour des pogroms dont il a été victime au cours des siècles, conduisant un grand nombre d’entre eux à fuir en Thaïlande.

Son histoire contemporaine est tout aussi désastreuse depuis l’indépendance de la Birmanie en 1948 et l’instauration d’un régime militaire dictatorial de gauche particulièrement féroce.

Aung San Suu Kyi (fille du général Aung San, premier responsable de la Birmanie indépendante et légitiment consacré par les urnes qui fut assassiné en 1947) prix Nobel de la paix en 1991 pour sa lutte en faveur de la démocratie, porte-parole des opposants à la junte militaire, est en résidence surveillée à Rangoon. Les karens ont toujours demandé leur indépendance au gouvernement socialiste birman, sans violence et par la voie démocratique. La seule réponse à cette juste revendication se manifeste de façon incessante par les séries d’actes de sauvagerie perpétrés sur ce peuple pacifique, condamné à la lutte armée pour assurer sa survie. Plusieurs centaines de milliers de karens, fuyant les atrocités commises par le régime birman, sont réfugiés près de la frontière thaïlandaise dans des conditions effroyables. Opprimés physiquement, politiquement et économiquement, victimes de multinationales qui soutiennent le régime birman, ils ont notamment été déportés par dizaines de milliers pour construire un pipe-line financé par la compagnie Total.

Les événement récents - où encore une fois la junte militaire vient d’écraser par la répression et dans le sang la révolte des bonzes de Rangoon -, sera peut-être et enfin le fusible qui saura interpeller la communauté internationale pour que cesse la destruction planifiée de ce peuple. A voir…

En attendant, il existe chez nous, en France, une association, les amitiés franco-karen, crée par le Commandant Pierre Guillaume(amitie-franco-karen.org), qui vient en aide aux populations karens en lutte et qui œuvre pour sensibiliser l’opinion française sur ce drame. Et en Italie, notre ami Franco Nerrozi, Président de l’association Solidarita popoli (comunitapopoli.org) qui nous a présenté le Colonel NerDah, qui se bat aussi avec courage et détermination pour cette noble cause.

 

23.12.2007

Noël dans la rue

82915a129f49cafad697e8369749f55b.jpgSamedi 22 : il fait un froid de gueux. Nous sommes place de la gare à Strasbourg où nous avons rendez-vous avec nos amis sdf. Au menu de ce festin de rue : cassoulet, bûche de Noël, vin chaud, chocolats et autres friandises.

Pas grand monde à l’horizon. Nous décidons d’aller faire un tour dans les rues voisines où nous retrouvons certains de nos amis, vaguement emmitouflés dans des couvertures, tellement transis qu’ils n’ont pas le courage de se déplacer jusqu’à notre marmite fumante.

Nous optons pour le « service ambulant » : Luc et Alain vont et viennent et apportent aux uns et aux autres ce bon dîner chaud dont ils se régalent. Notre stock de gants, écharpes, bonnets et pulls est vite épuisé.

Pendant ce temps quelques sdf plus vaillants viennent nous voir et partagent avec joie ce dîner festif. Nos jeunes camarades militants sont là aussi, toujours aussi nombreux et fidèles. Deux d’entre eux ont apporté du champagne. Ca tombe bien, il n’y a plus de vin chaud. Et nous voilà en pleine rue, par ce froid glacial de décembre, en train de trinquer au champagne avec ceux pour qui Noël est un jour comme les autres, un jour de galère.

Le contraste est saisissant. Nous sommes dans ces rues enluminées, avec ces magasins enrubannés d’où se déverse une foule d’anonymes pressés et chargés de cadeaux, du superflu bien souvent mais qui comble semble-t-il ce vide spirituel qui est l’apanage de notre monde consumériste. Pathétique.

Nos amis ne se plaignent pas. Ils trouvent même toutes les bonnes raisons de plaisanter et nous quittent en nous souhaitant un bon Noël, ce qui nous met mal à l’aise. Nous sommes navrés à l’idée de rentrer dans nos intérieurs douillets pendant que certains des nôtres dorment dans la rue par -10°.

Mais nous leur avons promis de transmettre à vous tous qui nous soutenez depuis le début, tous leurs voeux pour cette nouvelle année. Nous nous joignons à eux et vous souhaitons et un bon et Saint Noël.

Chantal Spieler