26.07.2008
Que reste t-il de l'olympisme ?
Des Jeux antiques à Pierre de Coubertin, du dopage et de la tricherie, des liens avec la politique.
« Rebronzer une jeunesse veule et confinée, son corps et son caractère par le sport, ses risques et ses excès ».
Tel fut l’objectif du baron de Coubertin lorsque, devant 2000 invités et 79 délégations de pays étrangers, se pressant au « Congrès pour le rétablissement des Jeux Olympiques », il relança, le 23 juin 1894, à la Sorbonne, entouré de choristes soutenus par des harpes entonnant l’hymne d’Apollon découvert l’année précédente à Delphes, et mis en musique par Gabriel Fauré, les Jeux Olympiques qui devaient se tenir deux ans plus tard à Athènes.
Coubertin, un étonnant personnage.
Cet aristocrate normand, né en 1863, fréquentait le Paris mondain et monarchiste, ce qui ne l’empêchait pas de mépriser « les crétins » de la haute bourgeoisie et « la petite noblesse parisienne remarquablement futile et étroite d’esprit. Anglophile, adepte d’un libéral-pacifisme qui donna notamment naissance à la Croix-Rouge en 1863, et fasciné par Le Play et son catholicisme social, il vomit « la lèpre ploutocratique » et défend le concept de chevalerie vivante quand il décrit les objectifs de l’Olympisme.
Les aristocrates qui l’entourent se flattent d’être des « rebelles » qui n’acceptent pas la dictature moderne des masses et pas davantage l’esprit bourgeois. « En ciselant son corps par l’exercice comme le fait un sculpteur d’une statue, en faisant de même l’athlète moderne exalte sa patrie, sa race, son drapeau… » dira Coubertin.
Ami de Lyautey, pourfendeur du nationalisme gesticulateur antigermanique de Boulanger et Déroulède, Coubertin se définit comme « colonial fanatique » qui tient l’égalité des races comme inepte. « La race supérieure a parfaitement raison de refuser à la race inférieure certains privilèges de la vie civilisée ». Pour éviter tout anachronisme, notons que Léon Blum disait lui-même, à la tribune de l’Assemblée Nationale, en 1932 : « Le devoir des races supérieures est de civiliser les races inférieures ».
Coubertin exprima dans les années 30 sa fascination pour Hitler, dont il dit : « J’admire intensément Hitler. Il est en train de devenir le chef de la nouvelle Europe et, bientôt peut-être, le chef du nouveau monde qui se lève ».
Les Jeux Olympiques, invention de la Grèce.
L’histoire des J.O. s’étend sur plus d’un millénaire (de 776 avant notre ère à 393 après notre ère, où ils furent interdits par l’empereur chrétien Théodose 1er.
Les épreuves, en dehors des courses hippiques, comportaient trois groupes : les courses à pied (les plus prestigieuses), les sports de combat (boxe, pancrace) et le pentathlon (course de 200m, lutte, saut en longueur, disque et javelot). D’autres épreuves se rajoutèrent dont une course armée de 400 mètres, avec bouclier, armure et javelot.
L’objectif était d’arriver le premier. A l’origine, les prix étaient purement symboliques, mais dès le 4ème siècle av. JC, les vainqueurs ramassent des fortunes et sont honorés dans leurs villes d’origine jusqu’à être l’objet de véritables cultes, avec érection de statues. Les champions devenaient des héros, des notables, des évergètes ayant l’obligation morale de « faire le bien », de faire profiter la collectivité de leur richesse.
Quiconque n’est pas grec, ne peut participer à cette compétition ni en comprendre les enjeux.
Lucien de Samosate, au 2ème siècle après JC fait ainsi dialoguer deux sages, l’un barbare, l’autre grec. Le premier ne comprend pas pourquoi des jeunes gens apparemment sains d’esprit et amis, se violentent lors d ‘entraînements où ils roulent dans la boue « comme des porcs ».
« C’est que tu n’es pas grec », lui répond Solon.
Quant à la trêve olympique de deux mois au moins, elle ne correspondait en rien, contrairement à la légende, à un souci pacifiste. Elle avait pour unique objectif de permettre aux athlètes des cités grecques de rejoindre sans problèmes Olympie.
Tricherie et dopage.
Nul besoin de se référer à l’époque contemporaine pour évoquer la tricherie et le dopage qui font depuis toujours partie inhérente de la compétition. Souvent avec des conséquences dramatiques, parfois amusantes.
On parle beaucoup, aujourd’hui, du dopage qui perturbe le Tour de France. La première victime connue fut le malheureux coureur anglais Simpson, qui décéda dans les années 65, sur les pentes du Mont Ventoux.
Mais qui se souvient de ce coureur nord-africain, qui dans les années 30, prit une avance considérable de deux heures lors d’une étape du Tour, et qui, légitimement assoiffé, s’arrêta dans une ferme pour étancher sa soif. La barrique de vin éclusée, il repartit avec détermination et courage… en sens inverse !
A Olympie, on trichait sans vergogne. On achetait ses adversaires. Des statues de bronze de Zeus furent érigées dès le 4ème siècle av. JC à Delphes, financées par les amendes infligées à des athlètes convaincus de corruption ou de fraude.. Sans parler des juges arbitres qui furent parfois accusés de favoriser certains concurrents.
Néron, quant à lui, gagna et fut couronné nonobstant le fait qu’il fut précipité de son char avant la fin de l’épreuve. Thomas Hicks, vainqueur du marathon de 1904, s’était préparé à grands coups de cognac et de sulfate de strychnine. C’est le premier cas contemporain, connu, de dopage. Le premier cas de tricherie avérée remonte aux JO de Paris, en 1900, où un coureur de marathon prit… un raccourci dans le Bois de Boulogne. En 1960, c’est le cycliste Knud Jensen, danois, qui meurt au cours de l’épreuve, pour les mêmes raisons que Simpson.
Et depuis, les cas de dopage se sont multipliés, le plus célèbre étant celui de Ben Johnson, recordman du monde du 100m en 1988. Sans parler des athlètes est-allemands, élevés comme des poulets en batterie.
Malgré, ou grâce aux techniques de détection, jamais la tricherie n’est apparue aussi importante. Il ne se passe pas de mois sans que l’on n’annonce le retrait de telle équipe d’altèrophilie.
Et lorsque l’on apprend que le favori éthiopien du marathon se retire des Jeux de 2008, au prétexte que, sujet à l’asthme, il redoute la pollution présente à Pékin, ceux qui savent décrypter comprennent. L’asthme est une des conséquences collatérales du dopage…
Olympisme et politique.
Olympisme et politique furent, dès 1896, liés. Loin de l’esprit olympique européen voulu par Coubertin, le nationalisme se déchaîna. Dès 1896, la Grèce renaissante en profite pour s’affirmer en Europe. En 1900, on faillit interdire le match de rugby France-Allemagne car on craignait que les Français veuillent « venger Sedan ». En 1908, ce sont les concurrents américains d’origine irlandaise qui brandissent, face aux Britanniques les couleurs de leur province opprimée.
En 1920, les vaincus, Allemands et Autrichiens sont exclus des Jeux, contre l’avis de Coubertin. En 1924, exeunt l’Allemagne et la Russie bolchevique. En 1936, aux Jeux de Berlin, les Britanniques et les Américains refusent de défiler en faisant le salut olympique institué en 1920 aux Jeux d’Anvers (le bras tendu et levé sur le côté), car trop semblable au salut fasciste (le salut olympique fut supprimé en 1946). Après 1945, c’est au tour du fils de l’amiral Horthy (présenté abusivement comme un dictateur hongrois pro nazi) d’être exclu des Jeux, ainsi que Giorgio Vaccaro, un général proche de Mussolini.
En 1968, à Mexico, les sprinters noirs américains vainqueurs de l’épreuve dénoncent, le poing ganté levé, les injustices faites aux noirs. En 1972, c’est un commando palestinien qui séquestre, à Munich, l’équipe de lutte israélienne, dont neuf athlètes perdront la vie.
En 1980, 58 pays, dont les USA, boycottent les Jeux de Moscou pour protester contre l’invasion de l’Afghanistan, et quatre ans plus tard, c’est au tour de l’URSS de boycotter les Jeux de Los Angeles.
Et aujourd’hui ?
Certains appellent au boycottage des Jeux de Pékin, au prétexte que la Chine occupe et colonise le Tibet. Comme le relevait fort justement Jean-Claude Rolinat lors de son intervention à la récente réunion de la Nouvelle Droite Populaire, « les plus fanatiques défenseurs du Tibet, aujourd’hui, sont les plus fanatiques maoïstes d’hier ».
Dans les années 70/80, l’Afrique du Sud fut mise au ban des nations olympiques au prétexte de l’apartheid, sous la pression intense de l’URSS et de ses colonies, ainsi que des Etats africains.
Au nom de la démocratie et des Droits de l’Homme…
Cherchez l’erreur…
Charles Maurras, envoyé spécial à Athènes, aux premiers Jeux de 1896, s’était félicité de voir se manifester dans l’âme des peuples la passion de la terre et des glorieux ancêtres.
Mais, que reste-t-il de notre terre ?
Que reste-t-il de nos peuples ?
Que reste-t-il de l’esprit olympique voulu par Coubertin ?
Robert Spieler
13.06.2008
La création de l’Institut du Pays Libre
Communiqué de Bernard Antony
Comme je l’avais clairement exprimé, la création du mouvement « Pays Libre » n’avait pas du tout été envisagée comme celle d’un parti mais comme celle d’une association visant à observer, commenter et influencer la vie politique.
En effet, démissionnaire en 2003 du Bureau Politique du Front National, je souhaitais pouvoir continuer à m’exprimer dans l’ordre politique ce que ne me permettait pas toujours les finalités spécifiques du mouvement Chrétienté-Solidarité et encore moins celles de l’Agrif. L’Agrif unit en effet par delà leurs différences ou divergences politiques des milliers d’adhérents d’accord pour faire face ensemble aux racismes anti-français et anti-chrétiens qui ne cessent aujourd’hui de progresser dans une grande indifférence des autorités politiques et hélas aussi de trop d’autorités religieuses.
Aussi, afin de ne laisser place à aucune ambiguïté, j’ai proposé à mes amis de continuer à œuvrer politiquement au nom de l’Institut du Pays Libre.
Outre sa fonction habituelle de communication et de prise de position, cet institut organisera dans l’année universitaire 2008-2009 six colloques consacrés aux principaux domaines de la vie politique et jugera notamment de l’action du gouvernement Sarkozy.
Mais surtout, l’Institut du Pays Libre travaillera à établir la meilleure concertation possible entre les personnalités militantes de la résistance nationale et chrétienne, fondamentalement d’accord sur les principes de défense de la souveraineté nationale dans l’amitié européenne ; du respect de la vie innocente et de la lutte contre la culture de mort ; de la justice sociale, des libertés du travail et de la rénovation syndicale ; du refus de tous les totalitarismes et notamment de l’islamique ; du respect de l’âme chrétienne de la France et des valeurs fondamentales de notre civilisation gréco-latine et judéo-chrétienne.
Mes amis et moi espérons ainsi favoriser dans les mois et les années qui viennent la refondation d’un grand mouvement national dans l’Amitié Française et Européenne.
Nous proposerons certes qu’il mette en avant, comme cela est le cas en Italie, le riche concept de Pays Libre !
Pays Libre
70, boulevard Saint-Germain
75005 - Paris
01 40 51 74 07
13:04 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bernard antony, chrétienté-solidarité, afrif, solidarité alsacienne
14.05.2008
Meeting identitaire à Paris
17:09 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : identitaires, nouvelle droite populaire, synthèse nationale, solidarité alsacienne, politique, mnr, fn
04.05.2008
La Convention nationale de la Nouvelle Droite Populaire, dimanche 1er juin à Paris :
Dimanche 1er juin, de 14 h 00 à 18 h 00, le Comité d'initiatives pour une Nouvelle Droite Populaire organisera dans les salons d'un grand hôtel parisien (le lieu sera rendu public le 15 mai) sa première convention nationale.
A cette occasion, le mouvement, qui, rappelons-le, se veut être une véritable fédération des énergies pour la défense de notre civilisation et pour le rassemblement de la droite de conviction, présentera sa chartre et son organisation. Ce sera, en fait, l'acte fondateur de la N.D.P.
Chacun d'entre vous peut, en tant que délégué ou en tant qu'observateur, assister à cette Convention nationale.
Prendront la parole :
Annick Martin, vice-présidente du MNR
François Ferrier, conseiller régional de Lorraine
Jean-Claude Rolinat,écrivain et journaliste
Jean-Philippe Wagner, conseiller régional de Lorraine
Roland Hélie,directeur de la revue Synthèse nationale
Robert Spieler, ancien député
Jean-François Touzé, conseiller régional d'Ile-de-France et coordinateur de la N.D.P
Participation : 7,00 €
Renseignements complémentaires : ndp@club-internet.fr
ou : robert.spieler@club-internet.fr
Site : Nouvelle Droite Populaire
14:01 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nouvelle droite populaire, synthèse nationale, politique, france, droite, mnr, solidarité alsacienne
15.04.2008
Le succès de la Ligue du nord va contraindre Berlusconi à une radicalisation
SOURCE : AFP
Le succès du parti populiste de la Ligue du nord, l'encombrant allié de Silvio Berlusconi qui a doublé son score aux législatives italiennes, va contraindre le nouveau chef du gouvernement à prendre un virage à droite, notamment sur les thèmes de l'immigration et du fédéralisme fiscal.
« Tout peut changer maintenant. Nous avons à présent la force nécessaire pour faire passer les idées du nord, nous sommes plus forts que jamais », a déclaré mardi dans la Stampa Umberto Bossi, 66 ans, le leader de la Ligue du nord.
S'il plafonnait à 4,5% dans le Parlement sortant, le parti xénophobe, autonomiste et anti-européen a doublé son score lundi en recueillant 8,3% des voix au Sénat et 8,1% à la Chambre des députés.
Dans ses bastions de la Vénétie et de la Lombardie, la Ligue a enregistré des pointes dépassant les 25% qui lui permettent de renouer avec un succès qu'elle n'avait plus connu depuis 1996 (10,1%), avant une traversée du désert qui la fit ensuite plonger à 3,9% (en 2001).
Se félicitant de son score, Umberto Bossi a cependant promis dès lundi soir que Silvio Berlusconi ne serait "jamais otage" de son parti et qu'il s'en tiendrait "au programme commun" négocié au sein de la coalition, qui regroupe aussi le parti Alliance nationale (droite conservatrice) de Gianfranco Fini.
"C'est un retour en force de la Ligue du nord qui avait été cannibalisée par Forza Italia (l'ancien parti de Silvio Berlusconi), elle va certainement exiger des responsabilités et des ministères importants, et insister sur trois thèmes, le fédéralisme, l'immigration et les questions européennes", a résumé Marc Lazar, politologue français basé en Italie.
Sans oublier Alitalia, dont le plan de sauvetage a débouché sur le sacrifice d'une grande partie de l'activité de l'aéroport de Milan-Malpensa, décrié par la Ligue du nord et dont les conséquences économiques au niveau local expliquent sans doute le succès du parti.
"Après le vote, Malpensa revient dans le jeu. Le nord a investi beaucoup d'argent et cet aéroport ne peut pas être fermé", a affirmé Umberto Bossi. Sans compter que Silvio Berlusconi a fait souffler le chaud et le froid sur l'issue du dossier s'il remportait les élections.
Le fédéralisme fiscal sera "la première initiative" de la Ligue du nord une fois au gouvernement, a également promis Umberto Bossi: « Il est impensable que tout l'argent (issu des impôts payés par le nord) atterrisse toujours à Rome », a-t-il estimé.
La Ligue devrait aussi tenter d'imposer au sein du gouvernement Berlusconi ses positions clairement anti-immigration, à l'image de ses élus qui défraient régulièrement la chronique.
Une ancienne vice-ministre italienne de l'Education, responsable locale de la Ligue du nord, avait suscité la polémique en novembre dernier en promenant un porc, animal impur pour les musulmans, sur le terrain d'une future mosquée à Padoue.
Roberto Calderoli, ministre des Réformes dans le précédent gouvernement Berlusconi, s'était quant à lui illustré en arborant un T-shirt imprimé d'une caricature du prophète Mahomet, une démarche qui avait provoqué de violentes manifestations devant le consulat d'Italie à Bengazi, en Libye, au cours desquelles dix personnes avaient trouvé la mort.
18.03.2008
Les autolâtres au piquet
Aujourd’hui, je m’offre un petit plaisir : un geste gratuit, bête et méchant comme on aime parfois, celui qui consiste à se réjouir du malheur des autres.
On commence par Strasbourg avec la bonne grosse raclée de Fabienne Keller : une enfant gâtée qui vit mal (et sans dignité) cet échec très personnel et qui a beaucoup pleuré entre les deux tours. Arrogance, vanité, mépris, caprices et autres bassesses du quotidien ont fait la ronde tout au long de ce mandat despotique. Le verdict devait être sévère, il fut atomisant. Hop là !
Un petit tour de France qui nous emmène très vite à Pau. Jubilatoire ! On l’espérait, c’est arrivé, il s’est vautré et c’est bien fait. Va t-il enfin se taire ce sempiternel casse-pieds ? Sa face de carême, pétrie par l’outrage sacrilège sur sa personne par ces gros ploucs de béarnais, évoquait à elle seule la signification du mot « déconfiture ». Un régal je vous dis. « Tout ceci est le résultat d’une manoeuvre » déclare François Bayrou. Bien vu. Bien fait ! Un destin national en vrille et un piteux retour au pays viennent peut-être ainsi répondre à ses contorsions opportunistes.
Un crochet par Hénin-Beaumont : un gros râteau, pas forcément mérité, mais sûrement instructif pour Marine qui confirme le mauvais score du premier tour. Une omniprésence sur des terres qui ne sont pas les siennes en aura sans doute agacé quelques-uns. Pour cette conseillère régionale d’Ile de France, l’attrait soudain pour cette ville et surtout pour une circonscription « gagnable » dans le Nord où le travail de terrain a été accompli par un autre pendant des années, est peut-être perçu comme de la convoitise, ce qui manque sérieusement de panache à qui veut succéder à Papa.
Voilà pour les autolâtres.
Si l’on évoque le cas de Paris, on tombe là dans l’excès inverse : la nunucherie incarnée par Françoise de Panafieu, qui est allée aux électeurs comme les marquises allaient aux pauvres. A Paris, on reste donc rose et féminisant. La droite parisienne s’est étalée dans les couloirs de bus, entre maréchaux et petite ceinture, avec un crochet malavisé vers une idée de grande mosquée. Vouloir séduire les bobos tout en essayant de déjouer les embuscades de ces vieux machos de l’UMP et de faire oublier les vilains tripatouillages financiers des élus RPR à la Mairie de Paris, était un pari à haut risque pour celle qui patrouille dans la vie politique à la manière d’un chien truffier.
Ces quelques cas évocateurs de la conduite désincarnée de la chose politique peuvent nous ragaillardir dans cette belle idée que nous avons du bien commun et de la nécessaire abnégation qui doit accompagner ceux qui veulent la servir.
17:42 Publié dans Blog | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : politique, municipales, chantal spieler, synthèse nationale, solidarité alsacienne
10.03.2008
Elections municipales : le camp identitaire laminé ? Ce n’est qu’une épreuve.
Un bel exercice d’humilité nous est aujourd’hui infligé. Et c’est très bien ainsi. Car après tout, nous l’avons un peu cherché.
Je ne parle pas des militants qui, partout en France et particulièrement à Strasbourg, n’ont pas ménagé leur peine : nuits de collage, présence permanente sur le terrain, leur ardeur combative dans un contexte de défaite annoncée force l’admiration.
Se contenter de désigner des coupables, en l’occurrence ceux au sein du FN qui ont plombé ce scrutin, procèderait d’une esquive indigne et réductrice des causes de cette magistrale déculottée si nous devions, ce faisant, décliner notre part de responsabilité.
Mais puisqu’il faut en parler tout de même, commençons par les manquements écrasants du « parti de référence », le FN, ou plutôt de ses nouveaux responsables auto proclamés au mépris de toute gouvernance démocratique. J’ai entendu Marine Le Pen se gargariser de scores plus miteux les uns que les autres, à commencer par le sien (sensée arriver en tête à Hénin Beaumont pour emporter la mairie, c’est la ratatinade avec 15 points de moins que son rival divers gauche). Avec cette arrogance qui la caractérise, elle affirme avec une désinvolture qui frise l’indécence, que les scores de ces élections municipales démontrent que le FN est en voie de redressement (!) La tartuferie et la dérobade ne font certainement pas bon ménage avec l’image de futur chef charismatique dont elle drape son égo ultra boursouflé et avec laquelle elle bassine le bon peuple depuis quelque temps.
Quid de l’absence évidente d’implantation locale et du refus borné d ‘envisager des alliances indispensables avec des candidats identitaires implantés ? Quid de la dispersion des idées phare du camp national, sacrifiées sur l’autel de la respectabilité dans un salmigondis idéologique désarticulé et illisible ? Valmy et Argenteuil auront servi de bois de chauffage pour cette crémation des fondamentaux, que l’UMP s’est empressée de reprendre à son compte pour ne rien en faire si ce n’est de capter un électorat déboussolé.
Dans cette perspective accablante d’échec, que fallait-il faire ? Y aller ou pas ? Trop tard pour y répondre.
A Strasbourg, par exemple, on a pédalé dans la choucroute. Robert Spieler, qui savait bien qu’il serait loin d’atteindre son score des dernières municipales (9,2 % pour sa liste et 7,5% pour celle du FN) aurait « sauvé les meubles » s’il n’avait pas été entravé par la liste du Front. Une liste FN inutile menée par un inconnu parti recruter ses colistiers dans les maisons de retraite de la ville dans le seul but de satisfaire les exigences de Jean-Marie le Pen, prêt à tout pour empêcher Alsace d’Abord de conserver sa légitimité identitaire en Alsace. La dynamique identitaire n’avait aucune chance de sortir la tête hors de l’eau dans ces conditions, avec pour ne rien arranger, la bipolarisation du scrutin rendue inévitable par le basculement annoncé de la mairie à gauche.
A Nice, même bazar. La liste de Philippe Vardon aurait pu résister à la débâcle avec tout de même l’espoir de franchir la barre des 10% dans une ville où le camp national devrait normalement se situer dans une fourchette de 25 à 30%, si là aussi la liste FN n’avait pas accompli son travail de sape. Les militants du FN niçois étaient eux-mêmes pour la plupart favorables à une liste commune avec Nissa Rebella. Pour toute réponse, ils ont eu droit à la visite d’un émissaire envoyé de Paris par le « paquebot » pour monter en catastrophe cette liste nuisible.
Quelques cas isolés tout de même de satisfaction, que j’ai le plaisir de saluer : Jacques Bompard vient d’emporter pour la troisième fois la mairie d’Orange. Avec un score de 60% au premier tour, c’est un plébiscite mérité pour sa remarquable gestion municipale. Il sera aussi réélu sans souci Dimanche prochain au conseil général et son épouse est en passe de gagner la mairie de Bollène au deuxième tour. Nos amis Christian Baeckeroot et Philippe Eymery, dans des circonstances particulièrement difficiles, obtiennent deux sièges pour chacune de leurs listes à Tourcoing et à Dunkerque.
Dans un contexte politique désastreux, la défense de nos idées est aujourd’hui cadenassée par l’absence d’unité dans notre famille politique. Ce constat amer doit peut-être nous amener à reconsidérer la nature de notre engagement pour certains d’entre nous, en attendant (mais pas seulement, en ayant aussi la volonté d’y participer) la nécessaire recomposition du « canal politique » de notre camp qui devra bien surgir et le plus tôt serait le mieux : l’action politique ne peut pas se passer d’une structure politique. Et une structure politique, ce n'est pas une cour orientale !
Mais l’action politique s’accompagne aussi d’une démarche métapolitique, celle qui consiste à faire adhérer le plus grand nombre à nos idées par d’autres voies, complémentaires et indispensables. L’action sur le terrain, culturelle, sociale, musicale, a des vertus pédagogiques indispensables à la promotion du message identitaire. La conscience identitaire d’un trop grand nombre de nos compatriotes se caractérise par un vide abyssal qui laisse toute sa place à l’obsession matérialiste, à un individualisme contre nature, à une conception existentielle basée sur l’instant présent. Des bouts de chiffons idéologiques peu propices au sursaut et à la reconquête. On a du travail ! Et si l’action de terrain nous paraît aujourd’hui encore trop confidentielle, c’est justement là que nous avons du travail.
Chantal Spieler
Solidarité Alsacienne18:46 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, élections municipales, chantal spieler, solidarité alsacienne, synthèse nationale
28.02.2008
Rendez-vous samedi 1er mars à 18 h Place de la gare...
21.02.2008
manifestation à Strasbourg
Non à l’indépendance du Kosovo !
Non à l’islamisation de l’Europe !
Rassemblement place Gutenberg
à Strasbourg
samedi 23 février à 15h.
En présence de Robert Spieler et de représentants d’associations serbes
Cette manifestation est lancée à l’appel des associations suivantes :
Les villes contre l’islamisation
Avec le soutien d’ Arnaud Borella, Président de l’association Solidarité Kosovo
et de Synthèse Nationale.
Communiqué de presse
Le Kosovo, province historique de la Serbie, défendu en 1389 lors de la bataille héroïque de Kosovo Spoljie contre l’envahisseur turc, a subi deux siècles d’immigration musulmane albanaise massive, en particulier avec la complicité du régime communiste à partir de 1945.
Les immigrés albanais constituent désormais la majorité de la population du Kosovo. Appuyés par leur milice terroriste UCK dont des membres siègent désormais au gouvernement du Kosovo, les Albanais ont proclamé leur indépendance de façon unilatérale, avec la bénédiction des Etats-Unis et de l’Union Européenne.
A la fin du conflit entre Serbes et Albanais, des négociations devaient être engagées pour définir un nouveau statut du Kosovo au sein de l’Etat serbe. Les Albanais ont toujours rejeté les négociations et campé sur leur position séparatiste, contrairement aux accords pris en 1999, et les milices terroristes albanaises ont poursuivi leur nettoyage ethnique (Eglises brûlées, populations serbes attaquées…)
Les Albanais, faussement appelés « Kosovars » par les médias, ont ainsi proclamé leur indépendance, en dehors de toute règle du droit international.
Dans le même temps, cette communauté internationale refuse aux Serbes qui sont majoritaires au nord du Kosovo et aux Serbes de Bosnie le droit de se rattacher à la Serbie, au nom du même « droit international ».
Aujourd’hui le Kosovo… Et demain ? La Seine-Saint-Denis ? Marseille ? Ou l’Elsau à Strasbourg ?
Nous n’accepterons jamais que l’Europe devienne terre d’Islam, nous resterons maîtres chez nous.
23:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kosovo, indépendance, serbie, solidarité alsacienne
04.02.2008
La « Catho », centre de formation d'immams
Henri Dubost pour Novopress France

Le « Centre de Recherche sur la Paix » de la Faculté de Sciences Sociales et Economiques (FASSE) – qui dépend de l’Institut Catholique de Paris – vient de mettre en place un nouveau diplôme universitaire, intitulé
« Religions, laïcité, interculturalité » . Curieusement, ce cursus qui n’exclut à priori aucune sensibilité religieuse ne recrute que des étudiants musulmans…
On pourra lire une présentation de ce diplôme universitaire sur le site de la FASSE . Présentation en trompe-l’œil : dans les sept pages du texte, l’islam n’est mentionné en effet qu’une seule fois, dans le libellé d’un cours de quatorze heures (sur les quatre cents heures de la formation) intitulé « Pratiques musulmanes au quotidien ». On constatera en particulier que ni le public concerné, ni les partenaires de la formation, ni les compétences visées ne font la moindre référence à l’islam, pas plus que les quatre « pôles » du contenu…
Malgré ces précautions, tout le monde a compris qu’il s’agissait bien d’une formation pour prédicateurs musulmans au sein de l’Institut catholique de Paris. Parmi les vingt-cinq « étudiants », on ne compte en effet aucun prêtre vaudou, sorcier animiste, réducteur de tête, pasteur évangéliste, quaker, curé traditionaliste, adorateur de l’Oignon ou pope orthodoxe. Tous sont musulmans : un Irakien d’origine chrétienne chaldéenne converti à l’islam, un imam de Seine-et-Marne d’origine algérienne, trois femmes d’une trentaine d’années, dont deux voilées. Quant aux vingt autres, ils nous viennent tout droit de la Mosquée de Paris (qui, curieusement, n’est pas mentionnée comme « partenaire » de la formation). Bref, on est entre soi, c’est plus simple comme ça. La moyenne d’âge des « étudiants » tourne autour de 40 ans. Une petite quinzaine possède la nationalité française.
La mise en place de cette formation au sein de l’Institut catholique de Paris – et les professions de foi laïque de circonstance du recteur Pierre Cahné – ont vraisemblablement été l’objet avec les pouvoirs publics d’un marché dont l’autre terme pourrait être la promesse d’une reconnaissance rapide par l’Etat des diplômes délivrés par les universités catholiques. Alors que les universités de Paris IV-Sorbonne et de Paris VIII-Saint-Denis, sollicitées par les pouvoirs publics, déclinaient l’offre, la « Catho » acceptait bien volontiers de porter le projet sur les fonts baptismaux. « Avec l’accord de Mgr André Vingt-Trois, archevêque de Paris et chancelier de la Catho » , précise François Mabille, doyen de la FASSE. Difficile de nier que la présentation en ligne est empreinte d’une certaine pesanteur maçonnique (histoire de France à partir… de la Révolution, devise de la République, déclaration des droits de l’homme et du citoyen, etc.), Et on y cherchera en vain la moindre référence au message christique. Si M. le recteur Cahné savait ce qu’il faisait, il est en revanche permis d’espérer que Monseigneur n’y a pas vu malice…
Pour Olivier Bobineau - sociologue des religions au CNRS, enseignant à la FASSE et maître d’œuvre du contenu pédagogique : « Il s’agit de proposer une formation complémentaire à des imams et non de les former théologiquement. Ce qui est nouveau, poursuit-il, c’est d’offrir une formation de niveau et de qualité universitaires qui soit complémentaire de la formation théologique que reçoivent [ailleurs] les imams. Ils auront ainsi reçu une approche des cadres juridiques et normatifs des valeurs républicaines dans un cadre laïc. On les aura formés à discuter, à s’entretenir mais aussi, surtout, à s’intégrer dans la République Française. ». Quand il précise les buts assignés à la « Catho » par les pouvoirs publics, c’est évidemment pour en rajouter une couche sur la laïcité. Une laïcité « ouverte, stimulante, respectueuse des convictions de chacun, mais aussi exigeante, vigilante, intransigeante même » (dixit François Fillon à la Grande Mosquée de Paris en septembre dernier). Autrement dit, une laïcité porteuse de toutes les vertus et de tous les espoirs de préserver ce qu’il reste de « vouloir vivre ensemble » quand les banlieues flambent et que la guerre civile pointe à l’horizon…
Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée et président du Conseil français du culte musulman (CFCM) précisait en septembre dernier : « On pourrait avoir dès janvier vingt-cinq étudiants de notre institut au sein de cette formation. Il s’agit à l’heure actuelle d’une proposition aux étudiants qui ont déjà effectué une année chez nous. C’est une formation non religieuse, et nous avons souhaité bénéficier des bienfaits de l’expérience de la Catho de Paris dans le cadre d’un enseignement laïc (sic) ».
C’est Didier Leschi, chef du bureau des cultes au ministère de l’intérieur, qui ne décolère pas contre les intégristes laïcards : « Mon étonnement premier n’est pas que la FASSE, à la Catho de Paris, propose ce genre de formation [NDLR : nous ne sommes pas vraiment étonné non plus], mais que l’université classique ait refusé d’assumer des formations sécularisées pour des responsables religieux en France » avoue-t-il avec amertume. Et de saluer ses potes laïcs – pas laïcards – de la Catho : « Je précise que l’Institut catholique de Paris s’inscrit dans un système laïc. Et on avance avec ceux qui acceptent d’avancer ». Heureux les hommes de bonne volonté…
Voilà qui vous met finalement les présidents d’université « classiques » dans le même camp que les obscurantistes de l’Union des organisations islamiques de France. Par la bouche de son premier vice-président, Fouad Alaloui, l’UOIF n’a-t-elle pas d’ores et déjà prévenu qu’elle « n’enverra pas d’étudiants » à la formation proposée par la Catho ? « Symboliquement, poursuit M. Alaloui, je ne crois pas que le lieu soit adéquat. Il faudrait un lieu plus neutre. » Pourquoi pas l’institut dont dispose l’UOIF à Saint-Léger-de-Fougeret (Nièvre), dominé par la forte personnalité de Youssef al Qaradawi ?…
Jean-Philippe Moinet, ancien secrétaire général du Haut-Conseil à l’intégration, enseignera les « vertus républicaines » aux futurs imams. Il ne doute manifestement de rien, M. Moinet, quand il affirme : « La laïcité mérite une pédagogie et une transmission, surtout pour ceux qui viennent de pays dans lesquels ce principe phare de la culture française n’est pas un référent » . Cette prétention de la République à vouloir « organiser l’islam », autrement dit à vouloir encadrer un assaut triomphant contre une institution moribonde, a quelque chose de pathétique. L’évocation du « principe phare de la culture française » ne peut que faire sourire des gens pour qui le monde se divise essentiellement en deux « maisons » : le Dar al-Islam, la maison de la soumission dans laquelle est appliquée la charia, et le Dar al-Harb, la maison de la guerre, actuellement aux mains des infidèles mais qui a vocation à intégrer un jour prochain le Dar al-Islam par le feu et le sang, ainsi que l’a promis le Prophète.
On opposera au charmant babil de nos distingués « laïcs » les propos de M. Amar Lasfar, recteur de la mosquée de Lille sud, tenus dans Le Parisien en 2003 : « La loi française ne reconnaît pas la communauté, seulement la citoyenneté. Dans l’islam, la notion de citoyenneté n’existe pas, mais la notion de communauté est très importante, car reconnaître la communauté, c’est reconnaître les lois qui la régissent. Nous travaillons à ce que la notion de communauté soit reconnue par la République. Alors nous pourrons constituer une communauté islamique appuyée sur les lois que nous avons en commun avec la République, et ensuite appliquer nos propres lois à notre communauté » .
Tout est dit, clairement, et en beaucoup moins de quatre cents heures…
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