14.05.2008
Refuser la fatalité du déclin et imposer un nouvel élan !
par Roland Hélie,
directeur de la revue Synthèse nationale
« De toutes façons, ils sont là… », « Il n’y a plus rien à faire… », « L’islamisation est un fait inéluctable et nous n’avons plus les moyens démographiques pour s’opposer à elle… »… Combien de fois nous autres, militants nationalistes et identitaires, avons-nous entendu de la part non seulement de nos concitoyens, mais aussi, hélas, au sein de notre propre camp, ce genre de réflexions défaitistes ? Combien de fois avons-nous eu l’impression de nous heurter à un mur d’incompréhension de la part de ceux que nous avons pour devoir d’éclairer ?
L’acceptation par notre peuple d’une situation qui lui a été imposée par les différents pouvoirs qui se sont succédés depuis des décennies, que ceux-ci se revendiquent d’une droite honteuse ou d’une gauche dogmatique, est, à nos yeux, insupportable. Et, pire encore, le fait que certains qui se réclament pourtant de notre famille d’idées se permettent une volte-face qui les mène à accepter aujourd’hui ce qu’ils ont toujours été réputés combattre jusqu‘à présent ne peut être considéré que comme une trahison.
En effet, depuis la dernière Présidentielle, au sein même de la Droite nationale, un certain fatalisme de mauvais aloi semble s’être instauré. Le message brouillé que Jean-Marie Le Pen a véhiculé tout au long de sa campagne électorale de 2007, depuis l’abandon de certains fondamentaux au profit des considérations hasardeuses et imagées de la dalle d’Argenteuil jusqu’au sabordage de ce formidable espoir que fut l’Union patriotique ; bref, le « recentrage » de celui qui était censé incarner les valeurs de la droite de conviction au moment où le candidat du Système, Nicolas Sarkozy, tel un vautour, faisait sournoisement croire aux Français nationaux qu’il allait appliquer un programme résolument « de droite », tout cela montre, s’il en était encore besoin, le flou intégral dans lequel tâtonne le Front national depuis des années.
Cette succession d’erreurs stratégiques et de reniements idéologiques, accompagnée d’une usure des instances dirigeantes du Front national, a conduit la droite nationale dans son ensemble au bord du gouffre. Cela, paradoxalement, au moment où les idées qu’elle défend depuis toujours semblent être partagées par un nombre grandissant de nos compatriotes. Il est donc temps de se poser quelques questions…
Pendant trente ans, le Front a occupé, souvent avec succès, le terrain électoral sans se doter véritablement d’une implantation en profondeur dans le tissu social de notre pays. Seules les élections comptaient et la participation à celles-ci primait sur toute autre forme de combat politique. Parallèlement, de purges en scissions, l’appareil se délitait jusqu’à devenir une coquille vide. Après le double échec de la Présidentielle et des Législatives de 2007, les résultats calamiteux des Municipales et Cantonales de mars dernier sont, hélas, la conclusion logique de cette lente désagrégation engendrée il y a une dizaine d’années. Malgré l’énorme surprise du 21 avril 2002, le Front n ‘a jamais réussi à se relever de la crise qu’il a subie en 1998.
Alors, faut-il s’obstiner dans cette voie fatale qui consiste, coûte que coûte, à vouloir maintenir sous perfusion un mouvement qui n’a pas su, ou pas voulu, prendre les décisions qui s’imposaient aux bons moments ? Jusqu’à la Présidentielle, je le pensais – car je ne voyais pas d’autres solutions -, mais, aujourd’hui, je ne le pense plus. J’écris cela avec regret car, pendant des années, j’ai cru, naïvement peut-être, que le FN était le seul rempart capable de faire obstacle à l’anéantissement programmé de notre identité nationale et européenne.
Mais l’espoir, pour autant, n’est pas mort. Il y a quelques semaines, à la fin du mois de mars, une réunion s’est tenue à Paris en présence d’une quarantaine de cadres, d’élus et de responsables de différentes formations, associations ou journaux représentatifs de la droite de conviction. A l’issue de cette réunion, il a été décidé de créer un Comité d’initiative pour la refondation. Ce Comité vient de se transformer en Comité d’initiative pour une Nouvelle Droite Populaire qui devrait lui-même engendrer, le 1er juin prochain lors d’une convention nationale, un nouveau mouvement, la Nouvelle Droite Populaire, qui sera, avant tout, une fédération d’énergies.
Cette initiative, qui rassemble des nationalistes, des régionalistes, des identitaires européens et à laquelle j’adhère complètement, est passionnante. Elle prouve que, malgré les déboires récents, notre volonté politique reste intacte. Forte de l’expérience du passé et refusant toute conception hégémonique sur l’ensemble de la droite nationale, la NDP saura, j’en suis persuadé, impulser à notre famille politique un nouvel élan. Ce nouvel élan qui correspond à l’attente grandissante de millions de Françaises et de Français qui refusent de voir leur pays bradé et leur civilisation anéantie et qui espèrent, plus que jamais, une vraie rupture avec le Système.
Editorial publié dans la dernière livraison (n°8 mai-juin 2008) de Synthèse nationale.
13:07 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nouvelle droite populaire, synthèse nationale, roland hélie, front national, politique
10.03.2008
NE PAS CEDER AU RENONCEMENT !
Par Roland Hélie
Les résultats sont là. De la pseudo droite à la vraie gauche, personne ne peut vraiment crier victoire, personne ne peut non plus pleurer sa défaite. On parle de "rééquilibrage" et chacun trouve de bonnes raisons d’être, en apparence du moins, plus ou moins satisfait. On entend tout et le contraire de tout pour justifier tel ou tel recul ou telle ou telle avancée et, finalement, tout le monde s’en remet aux résultats de dimanche prochain qui, probablement, seront le remake de ceux du premier tour.
Curieusement, les Français semblent être satisfaits de la situation dans laquelle ils sont, puisqu’ils ont cautionné par leurs votes les partis du Système en place. L’insécurité est en voie de banalisation, l’immigration-invasion ruine notre pays, l’islamisation de nos villes progresse de jour en jour, la pression fiscale est de plus en plus forte et la classe politique totalement corrompue mais, qu’importe, nos compatriotes qui prennent encore le temps d’aller voter encouragent joyeusement les partis responsables de cet état de faits.
Pourtant, il y avait bien, dans une centaine de villes, une alternative à cette situation infernale. Cette alternative, c’était la droite nationale. Or, partout, celle-ci est laminée. Malgré le courage exemplaire et la détermination de ses candidats et de ses militants, les résultats du Front national se liquéfient et l’ensemble du mouvement nationaliste et identitaire en subit les conséquences.
Le FN, qui apparaissait encore, il n’y a pas si longtemps que cela, comme le recours salutaire pour notre pays, a quasiment disparu de la scène politique nationale et locale. Voilà le résultat de la politique menée depuis quelques années par sa direction. Le Pen et ses acolytes avaient un boulevard devant eux, ils n’ont pas su l’emprunter, pire encore, ils se sont engouffrés tête baissée dans une impasse sur sa gauche où personne ne les attendait. Voilà où les bêtises accumulées de l’un (la dernière en date étant ses élucubrations –que nous préférons mettre sur le compte de la sénilité- à propos de rapports fantasmés entre certains mouvements nationaux et l’UIMM...) et le fanatisme imbécile des autres auront mené le FN, que tout destinait à un avenir radieux. Tant pis pour lui, tant pis pour nous et, hélas, tant pis pour la France...
Car la France, je persiste à le croire, a besoin d’un vrai mouvement national et identitaire digne de ce nom pour la remettre dans le droit chemin. Notre famille politique ne doit pas céder au renoncement. Ce ne sont pas quelques versatilités électorales qui vont entamer notre détermination.
Depuis des semaines, certains parmi nous imaginent déjà les bases du renouveau, car renouveau il y aura. Finalement, cette hécatombe du lepénisme moribond aura le mérite d’éclaircir le paysage et de permettre à l’ensemble de notre famille politique d’envisager différemment l’avenir. Fidèle à sa vocation d’être un outil au service du redressement national, la revue Synthèse nationale, avec les réseaux qui se sont formés autour d’elle, entend participer à cette nouvelle croisade. Mais, de tout cela, nous reparlerons très bientôt...
18:13 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : roland hélie, municipales, politique, synthèse nationale
04.02.2008
La « Catho », centre de formation d'immams
Henri Dubost pour Novopress France

Le « Centre de Recherche sur la Paix » de la Faculté de Sciences Sociales et Economiques (FASSE) – qui dépend de l’Institut Catholique de Paris – vient de mettre en place un nouveau diplôme universitaire, intitulé
« Religions, laïcité, interculturalité » . Curieusement, ce cursus qui n’exclut à priori aucune sensibilité religieuse ne recrute que des étudiants musulmans…
On pourra lire une présentation de ce diplôme universitaire sur le site de la FASSE . Présentation en trompe-l’œil : dans les sept pages du texte, l’islam n’est mentionné en effet qu’une seule fois, dans le libellé d’un cours de quatorze heures (sur les quatre cents heures de la formation) intitulé « Pratiques musulmanes au quotidien ». On constatera en particulier que ni le public concerné, ni les partenaires de la formation, ni les compétences visées ne font la moindre référence à l’islam, pas plus que les quatre « pôles » du contenu…
Malgré ces précautions, tout le monde a compris qu’il s’agissait bien d’une formation pour prédicateurs musulmans au sein de l’Institut catholique de Paris. Parmi les vingt-cinq « étudiants », on ne compte en effet aucun prêtre vaudou, sorcier animiste, réducteur de tête, pasteur évangéliste, quaker, curé traditionaliste, adorateur de l’Oignon ou pope orthodoxe. Tous sont musulmans : un Irakien d’origine chrétienne chaldéenne converti à l’islam, un imam de Seine-et-Marne d’origine algérienne, trois femmes d’une trentaine d’années, dont deux voilées. Quant aux vingt autres, ils nous viennent tout droit de la Mosquée de Paris (qui, curieusement, n’est pas mentionnée comme « partenaire » de la formation). Bref, on est entre soi, c’est plus simple comme ça. La moyenne d’âge des « étudiants » tourne autour de 40 ans. Une petite quinzaine possède la nationalité française.
La mise en place de cette formation au sein de l’Institut catholique de Paris – et les professions de foi laïque de circonstance du recteur Pierre Cahné – ont vraisemblablement été l’objet avec les pouvoirs publics d’un marché dont l’autre terme pourrait être la promesse d’une reconnaissance rapide par l’Etat des diplômes délivrés par les universités catholiques. Alors que les universités de Paris IV-Sorbonne et de Paris VIII-Saint-Denis, sollicitées par les pouvoirs publics, déclinaient l’offre, la « Catho » acceptait bien volontiers de porter le projet sur les fonts baptismaux. « Avec l’accord de Mgr André Vingt-Trois, archevêque de Paris et chancelier de la Catho » , précise François Mabille, doyen de la FASSE. Difficile de nier que la présentation en ligne est empreinte d’une certaine pesanteur maçonnique (histoire de France à partir… de la Révolution, devise de la République, déclaration des droits de l’homme et du citoyen, etc.), Et on y cherchera en vain la moindre référence au message christique. Si M. le recteur Cahné savait ce qu’il faisait, il est en revanche permis d’espérer que Monseigneur n’y a pas vu malice…
Pour Olivier Bobineau - sociologue des religions au CNRS, enseignant à la FASSE et maître d’œuvre du contenu pédagogique : « Il s’agit de proposer une formation complémentaire à des imams et non de les former théologiquement. Ce qui est nouveau, poursuit-il, c’est d’offrir une formation de niveau et de qualité universitaires qui soit complémentaire de la formation théologique que reçoivent [ailleurs] les imams. Ils auront ainsi reçu une approche des cadres juridiques et normatifs des valeurs républicaines dans un cadre laïc. On les aura formés à discuter, à s’entretenir mais aussi, surtout, à s’intégrer dans la République Française. ». Quand il précise les buts assignés à la « Catho » par les pouvoirs publics, c’est évidemment pour en rajouter une couche sur la laïcité. Une laïcité « ouverte, stimulante, respectueuse des convictions de chacun, mais aussi exigeante, vigilante, intransigeante même » (dixit François Fillon à la Grande Mosquée de Paris en septembre dernier). Autrement dit, une laïcité porteuse de toutes les vertus et de tous les espoirs de préserver ce qu’il reste de « vouloir vivre ensemble » quand les banlieues flambent et que la guerre civile pointe à l’horizon…
Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée et président du Conseil français du culte musulman (CFCM) précisait en septembre dernier : « On pourrait avoir dès janvier vingt-cinq étudiants de notre institut au sein de cette formation. Il s’agit à l’heure actuelle d’une proposition aux étudiants qui ont déjà effectué une année chez nous. C’est une formation non religieuse, et nous avons souhaité bénéficier des bienfaits de l’expérience de la Catho de Paris dans le cadre d’un enseignement laïc (sic) ».
C’est Didier Leschi, chef du bureau des cultes au ministère de l’intérieur, qui ne décolère pas contre les intégristes laïcards : « Mon étonnement premier n’est pas que la FASSE, à la Catho de Paris, propose ce genre de formation [NDLR : nous ne sommes pas vraiment étonné non plus], mais que l’université classique ait refusé d’assumer des formations sécularisées pour des responsables religieux en France » avoue-t-il avec amertume. Et de saluer ses potes laïcs – pas laïcards – de la Catho : « Je précise que l’Institut catholique de Paris s’inscrit dans un système laïc. Et on avance avec ceux qui acceptent d’avancer ». Heureux les hommes de bonne volonté…
Voilà qui vous met finalement les présidents d’université « classiques » dans le même camp que les obscurantistes de l’Union des organisations islamiques de France. Par la bouche de son premier vice-président, Fouad Alaloui, l’UOIF n’a-t-elle pas d’ores et déjà prévenu qu’elle « n’enverra pas d’étudiants » à la formation proposée par la Catho ? « Symboliquement, poursuit M. Alaloui, je ne crois pas que le lieu soit adéquat. Il faudrait un lieu plus neutre. » Pourquoi pas l’institut dont dispose l’UOIF à Saint-Léger-de-Fougeret (Nièvre), dominé par la forte personnalité de Youssef al Qaradawi ?…
Jean-Philippe Moinet, ancien secrétaire général du Haut-Conseil à l’intégration, enseignera les « vertus républicaines » aux futurs imams. Il ne doute manifestement de rien, M. Moinet, quand il affirme : « La laïcité mérite une pédagogie et une transmission, surtout pour ceux qui viennent de pays dans lesquels ce principe phare de la culture française n’est pas un référent » . Cette prétention de la République à vouloir « organiser l’islam », autrement dit à vouloir encadrer un assaut triomphant contre une institution moribonde, a quelque chose de pathétique. L’évocation du « principe phare de la culture française » ne peut que faire sourire des gens pour qui le monde se divise essentiellement en deux « maisons » : le Dar al-Islam, la maison de la soumission dans laquelle est appliquée la charia, et le Dar al-Harb, la maison de la guerre, actuellement aux mains des infidèles mais qui a vocation à intégrer un jour prochain le Dar al-Islam par le feu et le sang, ainsi que l’a promis le Prophète.
On opposera au charmant babil de nos distingués « laïcs » les propos de M. Amar Lasfar, recteur de la mosquée de Lille sud, tenus dans Le Parisien en 2003 : « La loi française ne reconnaît pas la communauté, seulement la citoyenneté. Dans l’islam, la notion de citoyenneté n’existe pas, mais la notion de communauté est très importante, car reconnaître la communauté, c’est reconnaître les lois qui la régissent. Nous travaillons à ce que la notion de communauté soit reconnue par la République. Alors nous pourrons constituer une communauté islamique appuyée sur les lois que nous avons en commun avec la République, et ensuite appliquer nos propres lois à notre communauté » .
Tout est dit, clairement, et en beaucoup moins de quatre cents heures…
12:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : islam, solidarité alsacienne, chantal spieler, roland hélie, synthèse nationale, politique
31.01.2008
Synthèse nationale, samedi 2 février, à Paris...
Merci à Frédéric
11:04 Publié dans Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, synthèse nationale, roland hélie, municipales, robert spieler, bernard antony
11.01.2008
Journal de rue...
SDF : Le premier journal identitaire de la rue
Solidarité des Français, la dynamique association dirigée par Odile et Roger Bonnivard, vient de lancer le premier journal identitaire de la rue. Avec une contribution de notre ami Roland Hélie, Directeur de la revue Synthèse nationale14:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sdf, solidarité, Roland Hélie, Synthèse nationale, Odile Bonnivard
03.01.2008
Pour 2008

« Quand on représente une cause (presque) perdue, il faut sonner de la trompette, sauter sur son cheval et tenter la dernière sortie, faute de quoi l'on meurt de vieillesse triste au fond de la forteresse oubliée que personne n'assiège plus parce que la vie s'en est allée. »
Jean Raspail
Solidarité Alsacienne
vous souhaite à tous ses meilleurs voeux, que 2008 soit une année décisive qui verra enfin le réveil de notre peuple dans un esprit de reconquête.
18:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : synthèse nationale, solidarité alsacienne, roland hélie, chantal spieler, voeux
10.12.2007
INVITATION
Les conférences de

A l’occasion de la parution du livre
« Frères d’Europe »
aux éditions Dualpha,
vous êtes invités à une conférence
avec l’auteur
Jean-Claude Rolinat
Ecrivain et journaliste
et
Chantal Spieler
Directrice des numéros
hors-série de Synthèse nationale
Jeudi 13 décembre à 20 h
dans le salon de
l’hotel des Etats-Unis Opéra
16, rue d’Antin, 75002 Paris (métro Opéra)
Participation : 5 €
Synthèse nationale : 116, rue de Charenton 75012 Paris
15:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, europe, paris, chantal spieler, roland hélie, synthese nationale
ANVERS : TRENTIEME ANNIVERSAIRE DU VLAAMS BELANG
Samedi 8 et dimanche 9 décembre, le Vlaams belang, le parti de la droite nationaliste et identitaire flamande, a rassemblé plusieurs milliers de personnes à Anvers pour fêter son trentième anniversaire. A cette occasion, différents mouvements européens étaient invités : le FPO autrichien, les Républicains allemands et la revue Synthèse nationale pour la France. Ce fut l’occasion de nouer de nombreux contacts qui donnent désormais une dimension internationale à notre revue. Un hommage émouvant à Karel Dillen, fondateur du mouvement décédé au mois d'avril dernier, a été rendu dimanche après-midi.
12:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, roland hélie, synthèse nationale, vlaams belang, anvers, flandre, actualité
22.11.2007
Tribune libre : UBUESQUE HYPOCRISIE JUDICIAIRE
Une fois dans ma vie, j’ai failli fauter politiquement. C’était en 1981. La première élection présidentielle à laquelle Jacques Chirac était candidat. J’étais prêt à glisser un bulletin de vote à son nom, mais les Dieux, dans leur infinie bienveillance, n’ont pas permis que je sois géographiquement présent à mon bureau de vote d’alors. Cette élection ne fit certes pas « passer la France de l’obscurité à la lumière », mais nous débarrassa au moins de Valéry Giscard d’Estaing et retarda l’accession à l’Élysée de son ex-Premier ministre.
Non, je n’ai pas la moindre sympathie pour Jacques Chirac qui ridiculisa la fonction présidentielle, exception faite de son refus d’engager notre pays dans la sanglante croisade yankee au Moyen-Orient. Les exceptions sont faites pour confirmer les règles, on le sait bien.
Seulement, quoi que l’on pense de l’homme et de son action, il fut le président élu de notre pays, un septennat et un quinquennat durant. Sa mise en examen pour « détournement de fonds publics » dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, est non seulement ridicule et inutile, mais surtout ubuesque.
Ridicule parce que les faits remontent à près de trente ans ; loin de prouver que la Justice est équitable, elle démontre au contraire ses terribles disfonctionnements.
Inutile parce qu’entre cette mise en examen et le procès à venir, il s’écoulera probablement plusieurs années encore. Jacques Chirac ne sera peut-être plus de ce monde et plus personne n’y comprendra plus quoi que ce soit. Par ailleurs, de quelle sanction l’intéressé pourra-t-il être frappé : la prison avec sursis ? À son âge, on le voit mal récidiver dans un quelconque délit…
Une amende ? Quel que soit son montant, elle ne sera de toute façon qu’une plaisanterie par rapport au patrimoine officiel du couple Chirac… Quant à son éventuel patrimoine officieux, tout commentaire est superflu.
Reste une condamnation de principe… Elle n’impressionnera en rien l’intéressé qui en a vu d’autres, sera considérée comme une mesquine persécution politique par ses partisans et l’opposition ne pourra même pas l’utiliser, Nicolas Sarkozy ayant réussi le tour de force de faire oublier qu’il fut, un temps, le « fils spirituel » d’un si indélicat personnage.
Mais surtout, cette mise en examen est ubuesque vis-à-vis de tous les délinquants, petits ou grands, occasionnels ou professionnels, et notamment de toute cette « jeunesse en déshérence » de certaines banlieues. On la dit en mal de repères. Cette mise en examen ne va rien arranger.
Entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2002, toute la classe politique s’est faite complice de Jacques Chirac, appelant et contribuant à faire réélire ce « voleur » qu’elle dénonçait comme tel, pour faire barrage à Jean-Marie Le Pen. Sur le banc des accusés, l’ex-Maire de Paris sera seul ; sur celui de l’hypocrisie politique, c’est à peine si on le repère.
82 % d’électeurs vont désormais avoir quelques difficultés à soutenir le regard d’un voleur de scooter – fut-il l’engin pétaradant du fils d’un prétendant à la Fonction suprême –, après avoir en toute connaissance de cause plébiscité un Édile qui les avait allègrement détroussé de sommes sans commune mesure.
Ecrivain et éditeur
13:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, chirac, ump, philippe randa, synthèse nationale, roland hélie




