04.05.2007
Entre la gourde et le gourdin !
22:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, présidentielle, fn, ump, ps
Tribune libre :
SI ON AURAIT SU !
La satisfaction des sévères garde-chiourmes du politiquement correct déborde dans tous les médias français, voire internationaux. Quarante-huit heure après le débat Ségo-Sarko, la grande majorité du monde médiatique salue la prestation des deux finalistes, la hauteur de leurs échanges et le « retour » de la démocratie dans l’élection présidentielle, celle-ci ayant été absente en 2002, comme on nous l’a seriné cinq ans durant, pour cause d’irruption diabolique. Vade retro Lepenas ! Quel débat, en effet !
L’une ou l’autre prendra dimanche soir la tête de l’État français et de quoi nous ont-ils entretenu ? De faits divers… ou de problèmes, pour graves qu’ils soient, ne concernant à chaque fois qu’une petite frange de la population française. Quelques mots à peine en fin d’émission sur les enjeux internationaux, pourtant domaine de prédilection – et réservé ! – de l’Élysée…
Ce fut d’abord le viol d’une policière, quinze jours après celui d’une de ses collègues. C’est abominable, mais les femmes dans la police sont-elles davantage susceptibles d’être victimes d’un tel crime que les autres Françaises ? Évidemment non, pourtant madame Royal entend faire raccompagner chacune d’elle à son domicile après son service. Une proposition ubuesque qui souleva à peine l’étonnement de Nicolas Sarkozy, bredouillant quelques mots sur le coût d’une telle mesure.
Ce fut ensuite une bataille de chiffres assénés par l’une ou l’autre, aussitôt contredits par l’autre ou l’une en attendant qu’ils soient tous rectifiés le lendemain par des « spécialistes », distribuant à Ségo ou à Sarko de bons ou de mauvais points…
Les deux prétendants à la Fonction suprême débattirent de la loi des 35 heures que Sarkozy juge, à l’entendre, catastrophique, mais qu’il ne supprimera pas… et que Ségolène Royal considère pour sa part comme une grande avancée sociale, mais concédant néanmoins qu’elle a fait de grands dégâts.
Ségolène Royal tenait à prouver qu’elle n’était pas Miss Nunuche, qu’elle connaissait ses dossiers ou tout au moins était capable d’en parler… Pour cela, le plus simple était de contredire tous les chiffres qu’avançait son concurrent et d’en asséner d’autres qu’il contredisait à son tour. Ce fut le thème du nucléaire dont il ressort que Nicolas Sarkozy veut poursuivre l’utilisation, mais pas tant que ça finalement… et que Ségolène Royal veut l’arrêter, mais pas si vite que ça tout de même !
Nicolas Sarkozy, lui, tenait à prouver qu’il n’était pas l’agité politique qu’on dit. Pour ce faire, il a surenchéri dans les aimables formules de courtoisie vis-à-vis de sa rivale dont tout un chacun pouvait bien voir qu’il n’en pensait pas un mot. Il a même tenté de jouer la corde sensible en abordant le thème de la scolarité des enfants handicapés. Ségolène lui vola aussitôt dans les plumes avec une colère tellement préparée d’avance, tellement convenue, que son jeu d’actrice n’aurait certes pas départi dans quelque chef-d’œuvre de Jean Rollin(1).
Quarante-huit heures après ce débat, en écrivant ces lignes, je cherche quels autres thèmes ont été abordés et j’ai du mal à me les remémorer… Je cherche sur internet à me rafraîchir la mémoire… et ne trouve que les commentaires des partisans de l’une ou de l’autre, les mêmes d’ailleurs, tous bouffis d’autosatisfaction pour leur pouliche ou poulain.
Finalement, deux jours après cette passe d’armes nullissime, on ne semble retenir que la morgue bravache de Ségolène Royal et l’attitude mielleuse de Nicolas Sarkozy. Beau résultat ! Qui satisfait le monde médiatique, soulagé que la destinée du pays soit confiée à de tels homoncules politiques… dimanche soir pour l’une ou l’autre… et sans doute pour l’autre ou l’une dans cinq ans.
Je dois avouer tout de même que Ségo-Sarko ont au moins réussi un exploit : leur prestation nous fait désormais amèrement regretter Giscard, Mitterrand et même Chirac !
Et dire qu’on était si pressé de voir ces trois-là déguerpir de la scène politique… Si on aurait su !
Philippe Randa
Ecrivain et éditeur
Note
(1) Je ne fais bien sûr pas allusion aux films « X » tournés par ce réalisateur, mais à ses autres films quelque peu surprenants quant à la maîtrise de la réalisation, le jeu subtil des acteurs, la profondeur des dialogues, la qualité des décors, l’audace des scénarios : toutes sortes de choses qui firent le bonheur de certains amateurs dans les années 70 et 80 du siècle dernier.
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06.04.2007
Synthèse Nationale
SORTIE DU N°3 DE SYNTHESE NATIONALE...
Présidentielle, législatives :
L'IMMIGRATION ET LA MONDIALISATION
AU CENTRE DU DEBAT...
Plus que jamais :
DEFENDONS NOTRE IDENTITE !
n°3, printemps 2007, 120 pages, 12 Euros.
Au sommaire :
- Défendons notre identité ! l'éditorial de Roland Hélie,
- L'identité nationale au coeur du débat, par Maurice Bernard,
- Europe, Etats, nations... Quel avenir ? par Robert Spieler, président d'Alsace d'abord,
- L'Europe et l'oeuvre destructrice de la gauche caviar, par Franck Creyelmans, Sénateur de Malines (Flandre),
- La repentance, une religion républicaine, par Chantal Spieler,
- Vladimir Poutine ou le grand retour de la Russie, par Karl Hauffen,
- Ernesto Che Guevara, la fin du mythe, par Didier Lecerf, historien,
- La LICRA décortiquée, par Anne Kling,
- Une rencontre avec le groupe Hôtel Stella, par Christophe Langeot,
Une tribune libre de l'écrivain Anne Yelen et les chroniques de Philippe Randa et d'Alban d'Arguin...
Abonnement simple : 40 Euros, Abt de soutien : 100 Euros
Chèque à l'ordre de NAC, à retourner à
NAC - BP n°90066 - 75561 Paris cedex 12
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03.04.2007
Petites confidences entre amis
A l’occasion de la sortie de son livre « Confidences » (à ne pas lire, ça va nous énerver) François Bayrou s’entretient avec Jean Véronis. Petit extrait.
« François Bayrou. — J’espère bien qu’il y aura des Français de souche qui apprendront l’arabe !
Jean Véronis. — Ce serait donc facteur d’intégration ?
François Bayrou. — Ma femme est en train d’apprendre l’arabe, par exemple. (Rire.)
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31.03.2007
Vu à la gare du Nord
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28.03.2007
Un peu d’air frais
Cette campagne électorale est décidément pétrifiante d’ennui avec la bipolarisation décrétée de deux candidats qui rivalisent de suffisance et de fatuité.
On peut toujours se distraire des bizarreries sémantiques trouvées ça et là dans les propositions de ces candidats ripolinés de bons sentiments, qui flippent à l’idée d’être suspectés de dépasser la ligne blanche imposée par les ligues de vertu bien-pensantes. Bref, on s’enquiquine dans une belle unanimité.
Les débats participatifs de Marie-Ségolène dont la seule évocation ferait plonger un pitbull épileptique dans un coma profond, n’ont pas dû suffire à synthétiser sa pensée. Elle a dû faire appel en toute urgence à Erik Orsena et à son talent littéraire pour son discours-programme de Villepinte, afin de donner un peu de lyrisme à son déballage de poncifs raplaplas.
Marie-Ségolène, spécialiste incontestée de la sensiblerie de bazar : quand il suffit à la candidate d’aller faire des papouilles à un handicapé sur un plateau de télé pour remonter dans les sondages, on prend toute la mesure d’une campagne qui nous met assurément à l’abri de tout risque d’exaltation.
C’est encore Marie-Ségolène qui pratique le tri compassionnel en se recueillant (en pantalon pour une fois afin de ne pas distraire les barbus du quartier avec le galbe d’un mollet qu’ils ne sauraient voir) devant un transformateur EDF devenu le symbole des traques policières assassines, alors même qu’une jeune femme brûlée vive dans un bus par des sauvages, ne mérite qu’une formule de politesse prononcée du bout des lèvres.
Je veux bien agiter mon drapeau bleu blanc rouge dans mon deux pièces-cuisine pour faire plaisir à la dame en blanc pendant qu’elle recompte nos sous-marins nucléaires, je ne suis pas sûre que cela suffise à redonner une deuxième jeunesse à notre République agonisante, même si elle le vaut bien (la République, pas la dame).
Chez Nicolas, pas de lettrés parmi les plumitifs de la campagne (c’est vrai que cela sonnerait bizarre chez cet habitué de la formule tripale) et le débat d’idées proposé par le candidat est orchestré par une panoplie de publicitaires cher payés pour lui concocter des slogans grotesques qu’aurait pu lui souffler à moindre coût l’intellectuel de son comité de soutien, le jeune Steevy.
Un style, un ton, une supposée sincérité assénée avec une force de conviction inversement proportionnelle à sa capacité d’action. Il n’est pas besoin de regarder loin en arrière pour observer l’incompétence de son activité ministérielle très médiatique et très médiocre. Il quitte le Ministère de l’Intérieur et ça ne va pas nous manquer. Qu’importe le discours, ce qui compte, c’est le packaging.
Et au centre ? On n’a pas fini non plus de bailler avec le « rebelle » de la bande. Ce terme pour le moins incongru a tout de même le mérite de faire rigoler la galerie. Le Béarnais a le phrasé lent, ponctué d’interminables silences qu’accompagne un regard pénétré de gravité.
Monsieur Bayrou, qui « fait » du régionalisme comme Monsieur Jourdain fait de la prose, est à l’image de notre société qui se décompose à coups de crises chroniques de repentance, d’idées englouties dans un magma humaniste bordé d’hypocrisie. Ca s’appelle le centre. Le centre, ou cette notion marécageuse qui consiste à faire la ronde (à droite, à gauche) pour s’efforcer de dégotter la substantifique moelle d’une politique dénuée de fondamentaux.
Reste Jean-Marie Le Pen. Il est très agacé et il a raison de l’être. Le pillage de ses propositions par les uns et les autres le renverrait, s’il n’y prenait pas garde, à un rôle de figuration qu’il ne mérite pas. Certes, il faut observer de près les dérives jacobines de ce mouvement en mutation, et les propos de Marine sur certains sujets de société nous affolent parfois. Le temps n’est pas à la fâcherie, il y a d’autres urgences, ce qui n’interdit pas d’être vigilant.
Je vous fais grâce de la valetaille des petits candidats dont on n’a pas le temps de s’occuper si l’on veut garder un peu d’air frais pour un souffle d’espérance, porté par cette belle idée que nous avons de notre pays et par l’amour charnel et spirituel que nous vouons à notre peuple.
Chantal Spieler
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16.11.2006
Entretien avec Robert Spieler
Entretien de Robert Spieler, sur Dieudonné, Le Pen et le reste...
Robert Spieler aux BBR, cela faisait 18 ans, un bail. Jeune Alsace a tenu à en savoir plus en posant directement la question à l’intéressé.
- Robert Spieler, que va faire un régionaliste aux BBR ?
L’occasion, à vrai dire, a fait le larron. Je n’avais pas prévu de me rendre à Paris. Mais Odile Bonnivard, Présidente de SDF (Solidarité des Français) et responsable des Identitaires en Ile-de-France, m’avait contacté jeudi pour me demander de remplacer au pied levé un conférencier absent à une réunion qu'elle organisait vendredi soir. Je suis intervenu sur le thème « Résistance et collaboration » que je développe dans l’interview parue dans la revue Synthèse Nationale récemment fondée par mon ami, Roland Hélie. J’y désigne les vecteurs de la décadence en expliquant leurs motivations.
J’ai profité de ma présence à Paris pour me rendre samedi aux BBR où j’ai été heureux de revoir de nombreux camarades que j’avais perdu de vue. Je suis un militant identitaire régionaliste et européen. Je respecte la Nation et toutes les Nations européennes, mais je ne me sens pas obligé de respecter l’Etat-Nation, invention de la Révolution et cause des guerres civiles européennes, avec comme victimes collatérales quelques dizaines de millions de morts. La Nation française, la petite patrie régionale et la grande espérance européenne font partie de mon patrimoine. Certains hiérarchiseront leur adhésion affective à ces concepts, mais ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise. Quand je parle d’Europe, je parle de la nécessaire Europe de la puissance, je ne parle évidemment pas de l’Europe de Bruxelles… Que représente la France seule sur le plan militaire, diplomatique et économique ? Je veux une Europe respectueuse de toutes les identités et de tous les peuples. Je ne veux surtout pas d’un Etat-Nation européen, ultra centralisé comme l’est la France. Ce serait tomber de Charybde en Scylla.
2) Tu as croisé la star du jour, Dieudonné. Qu’as-tu pensé de sa présence ?
J’ai en effet rencontré Dieudonné et nous avons échangé quelques propos : très sympathique, intelligent, rebelle, rigolard et sérieux à la fois. Un curieux mélange que j’apprécie à vrai dire, même si je ne partage pas toutes ses analyses. Quant à sa présence aux BBR, je pense qu’elle est courageuse et normale. Courageuse, car il faut oser, comme il le fait, dire merde au système qui terrorise nos peuples; normale, car, dans une démocratie digne de ce nom, le dialogue est le bienvenu. Mais il est vrai que nous ne sommes pas en démocratie et que la normalité est celle que les tyrans contemporains cherchent à nous imposer.
3) Dieudo évoque le « discours de Valmy ». Tu as une position assez tranchée quant à Valmy et quant à l’hommage que Jean-Marie Le Pen a rendu à Clemenceau ?
Je ne suis pas républicain dans le sens que le système accorde à ce terme, et pas davantage monarchiste d’ailleurs. La Révolution a donné naissance aux guerres civiles européennes et à Clemenceau, anticlérical, franc-maçon fanatique qui haïssait l’Empire austro-hongrois. Il n’a eu de cesse de le détruire, refusant la paix séparée en 1916, proposée par l’Empereur d’Autriche. 700 000 morts plus tard, l’Europe était en ruine. Donnant naissance à Hitler et à un nouveau désastre. J’estime que nous n’avons pas à reprendre les valeurs et le vocabulaire de nos adversaires. Plutôt que de revendiquer la «République», approprions-nous le concept en le précisant : République Nationale, Fédérale, Identitaire... par exemple.
4) Dieudo t’a-t-il réconcilié avec le Lepénisme ?
Dieudo n’a pas à me réconcilier avec le Lepénisme. Je suis un homme libre. Quand Le Pen dit des vérités, je l’approuve et quand je suis en désaccord, je le dis aussi. Que cela plaise ou déplaise : Me ne frego (je m’en fous).
5) De retour en Alsace, comment vois-tu l’avenir politique ?
Je suis un combattant de l’identité alsacienne, française et européenne de l’Alsace. Je crois au rassemblement des énergies, au rassemblement autour de projets communs. La soupe identitaire pilotée par Chantal, mon épouse, est à ce titre exemplaire. Des dizaines de militants issus du FNJ, de Jeune Alsace, du FN, d’Alsace d’Abord et des Identitaires se retrouvent dans des initiatives communes. Je crois que l’avenir se situe dans ces convergences de volontés, de luttes et d’initiatives. Nous n’avons de toute façon pas le choix. Nous sommes le dos au mur. Jamais la France et l’Europe ne se sont retrouvées dans une situation aussi critique.
6) Par delà la Présidentielle se profilent les élections municipales. Comment vois-tu les choses ?
J’apporterai mon soutien à l’élection présidentielle au candidat le plus résolument opposé au « système à décérébrer nos peuples ». J’expliquerai et exprimerai le moment venu mon choix. Quant aux municipales, ma liste avait obtenu 9,4%, celle du FN 7,5% aux dernières élections et nous avons été absents tous deux au deuxième tour. Je crois que seule une liste de large rassemblement identitaire et national peut peser à Strasbourg.
Mais ce rassemblement, s’il est souhaitable et nécessaire, je ne le ferai pas au prix de ma liberté.
Entrtien publié ce jour par Jeune Alsace :
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21.09.2006
Budapest : le réveil du peuple
Le HVIM mène la fronde à Budapest
50 ans après l’insurrection de 1956, les dirigeants néo-communistes hongrois vont une nouvelle fois constater que la résistance populaire est déterminée à libérer le pays de la dictature idéologique de ses représentants prêts à toutes les compromissions, et complices de l’anéantissement de l’identité magyare.
Après les déclarations du premier ministre Ferenc Gyurcsany qui a finalement avoué avoir menti afin de gagner les élections, le peuple de Budapest est descendu massivement dans la rue pour manifester son dégoût face aux turpitudes d’une classe politique incapable, et exiger la démission de l’usurpateur.
Ce bras de fer entre un pouvoir déjà moribond et la réaction nationale démontre la volonté farouche d’une nation qui, dans le passé a su prouver sa combativité.
Une fois de plus, la Hongrie donne l’exemple.
Nos dirigeants français, eux aussi spécialistes du mensonge et de la manipulation feraient bien de se méfier du réveil du peuple.
Chantal Spieler
Pour en savoir plus sur le HVIM :
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