03.07.2008

Le numéro 9 (juillet – août 2008) de la revue Synthèse nationale est sorti…

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Au sommaire :
 

La cause a besoin de toutes les bonnes volontés…  éditorial de Roland Hélie

Défendre la famille Française : Une priorité nationale ! François Ferrier

Libérons les énergies françaises ! Jean-Philippe Wagner

Nous sommes tous des Afrikaners,  Jean-Claude Rolinat

1er juin 2008 : création de la Nouvelle Droite Populaire, Guirec Sèvres

Un mois d’actualité à travers les réactions nationales et identitaires

En Italie, l’Union des droites est possible… Lionel Baland 

Entretien avec Jean Robin, propos recueillis par Fabrice Dutilleul

« Des fleuves de sang », le fameux discours d’Enoch Powell prononcé le 20 avril 1968

L’inévitable se produira immanquablement aux USA, Pieter Kerstens

La revue des blogs

Métapédia, un wiki pour les nationaux…  Propos recueillis par Pierre-Marie Le Diberder

La démocratie, c’est la décadence, Ursule Minoret-Levrault

Municipales 2014 : l’autre scénario… Une fiction de Romain Vincent

Slavoj Zizek : l’homme qui ne croit pas aux vertus du capitalisme et de l’ordre américain

Le surpeuplement en question,  Francis Verdavoine-Bourget

120 pages, 12,00 €.

ABONNEZ-VOUS !  Tract SN 9 juillet août 2008.pdf

Site de Synthèse nationale

01.07.2008

IMPLANTATION D'UNE MOSQUEE A EPINAL...

François Ferrier, conseiller régional (NDP) de Lorraine, nous informe du fait suivant :

images.jpgLe samedi 28 juin 2008 – commune d’Epinal ZAC des terres Saint-Jean – Pose de la première pierre d’un édifice collectif – C’est le titre de l’article de La Liberté de l'Est daté du 29 juin 2008, pour ne pas effrayer la population. En fait, il s’agit de la pose de la première pierre de la future Mosquée d’Epinal. Cet édifice de 800 m2 va permettre d’accueillir mille personnes. Edifié sur un terrain de 7 200 m2, ce lieu de culte entrera en service dans 24 mois. Son coût est de 1,5 million d’Euros, entièrement financé par des fonds privés, dont plusieurs mosquées en France.

L’inauguration s’est faite en présence du maire d’Epinal – Michel Heinrich – UMP – qui n’a apporté que le terrain (Bail emphytéotique de 99 ans), ainsi que de Monsieur Taoufik Ferchichi – président des Musulmans des Vosges (Algérien) - et de l’Imam Elhabti. Ce dernier, lors de la prière, a déclaré : « Les mosquées sont à Dieu et n’appartiennent à personne. Celui qui a fait une bonne action la trouvera, celui qui en a fait une mauvaise la trouvera également ».

Remarque : Cette future mosquée se trouve en bordure de la Zac commerciale des terres Saint-Jean, en cours d’élaboration. Une immense jardinerie y est déjà implantée, d’autres commerces – grandes enseignes, 40 au total – sont en cours d’installation. La ville d’Epinal a réalisé les viabilités (routes, assainissement, dont 1 200 places de parking). Ces places de parking seront bien utiles, notamment le vendredi pour la prière.

La ZAC commerciale Saint-Jean se transformera d’ici quelques années en Souk Saint-Jean, comme déjà le font remarquer de nombreux Spinaliens. Une nouvelle Image d’Epinal se met en place, non loin de la Cathédrale Saint-Maurice, et n’enchante pas Monseigneur Mathieu, Evêque de Saint-Dié.

Une fois édifiée, cette Mosquée sera la deuxième de Lorraine par sa dimension (après celle de Farébersviller - en photo ci-dessus, près de Forbach en Moselle).

Lire aussi LVCI

Présidence française : Feu sur le quartier général

Communiqué de presse de Jean-François Touzé,

Conseiller régional d’Ile-de-France, porte-parole de la

Nouvelle Droite Populaire :

 

Président sans pouvoir d’une Europe impuissante, Nicolas Sarkozy souhaite que les six mois de présidence française soit marqués par des avancées qu’il espère majeures en matière d’agriculture, d’énergies, de défense, et de maîtrise des flux migratoires.

 

Sur l’ensemble de ces points, c’est surtout l’imposture de cette Union bruxelloise qui risque d’apparaître en pleine lumière puisque les mesures qui pourraient être mise en oeuvre ne dépendent en réalité ni des États nationaux, ni même des institutions européennes, mais du bon vouloir d’autres organisations : l’OMC dirigée par Pascal Lamy pour l’agriculture ; les pays producteurs et les grandes compagnies pétrolières pour l’énergie ; l’OTAN et les États-Unis pour la Défense. Quant à l’immigration, sans volonté identitaire et sans réflexe défensif face à l’invasion, l’Europe telle qu’elle est aujourd’hui est bel et bien condamnée à pratiquer la stratégie du chien mort au fil de l’eau ainsi que vient, une fois de plus de le montrer la spectaculaire reculade de Brice Hortefeux face aux pressions exercées par José Luis Zapatero contre sa proposition de « pacte sur l’immigration ».

 

Depuis le NON irlandais, c’est une Europe bien cabossée que les technocrates veulent tenter de recoudre contre l’avis des peuples. Contrairement au précepte qui veut que l’on ne tire pas sur une ambulance, nous disons quant à nous : « Feu sur le quartier général de Bruxelles ». Présidence française ou pas, cela ne peut rien changer. Il est temps de construire une autre Europe, celle des réalités populaires, des coopérations nationales et de la puissance retrouvée.

 

La Nouvelle Droite Populaire publiera en septembre prochain son « Manifeste alter-européen » qui présentera notre vision de cette nécessaire organisation continentale.

13.06.2008

Vive l’Irlande, vive les Irlandais !

images.jpgSylvie Goulard, présidente du Mouvement Européen-France, a déclaré ce vendredi 13/06, lors d’une rencontre Paroles d’Européens, organisée à Marseille par le quai d’Orsay : « J’ai des nouvelles de Dublin et, a priori, elles sont très mauvaises ».

Donc très bonnes.

Ils ont tout tenté pour empêcher les peuples européens de s’exprimer. Ils ont même fait intervenir le Pape, in extremis, pour expliquer l’importance de l’enjeu. Ils n’ont pas compris que cette Europe là, les peuples n’en veulent pas et qu’ils ne veulent pas de ceux qui prétendent la diriger.

Nous savions pouvoir compter sur un peuple fier et rebelle, pour dire non à toutes ces misérables manipulations, où les puissants traitent les gueux avec arrogance et mépris.

Partisan de l’Europe de la Puissance, respectueuse des identités nationales et régionales, je me réjouis de l’échec de cette Europe anti-démocratique et arrogante, pilotée par les nains de Bruxelles.

Merci aux Irlandais !

Robert Spieler

Membre de la direction nationale

de la Nouvelle Droite Populaire

08.06.2008

A propos de la directive européenne sur l’immigration...

Communiqué de Jean-François Touzé, conseiller régional d’Ile de France, porte-parole de la Nouvelle Droite Populaire :

 

Photo 072.jpgLe projet de directive européenne établissant des normes minimales en matière de reconduite des étrangers aux frontières relève à l’évidence du subterfuge.

 

Si l’on peut, en effet, se réjouir de l’interdiction faite aux Etats membres de régulariser massivement les clandestins sans l’accord des autres pays, la disposition permettant de fixer la durée de rétention à dix-huit mois constitue en revanche un leurre puisqu’elle conduit un grand nombre de pays à réduire ce temps de rétention sans pour autant obliger les autres à en augmenter la durée. Quant au projet de mieux contrôler les frontières extérieures de l’Union, en l’absence de moyens et de réelle volonté, il s’apparente au mieux à un vœu pieux, au pire à une imposture.

 

Si elle devait être approuvée par le Parlement européen, cette directive limitée dans ses intentions et impotente dans sa réalisation puisqu’elle ne saurait empêcher ni l’entrée de nouveaux clandestins ni la régularisation « au cas par cas » de milliers d’entre eux, encore moins le recours à l’immigration « choisie » chère à Nicolas Sarkozy, c'est-à-dire à une immigration nouvelle s’ajoutant à l’immigration dite « subie », aurait, en conséquence, autant d’effets qu’un placébo.

 

Seule une volonté coordonnée  des Etats européens de se doter des moyens réels de contrôle, d’interdiction, de répression et d’expulsion permettra d’en finir avec un phénomène qui conduit notre civilisation à sa perte.

05.06.2008

Pas de social sans Communauté, pas de Communauté sans identité

nullFabrice ROBERT (www.les-identitaires.com)

La baisse du pouvoir d’achat est sur toutes les ondes, sur toutes les antennes, sur toutes les lèvres. Pourtant, ce à quoi nous assistons en France, ce n’est pas uniquement à la baisse du pouvoir d’achat. Ce à quoi nous assistons en France, c’est en réalité à l’une des conséquences majeures de la mondialisation : nous assistons à la tiers-mondisation de l’Europe.
En effet, la question du pouvoir d’achat est une question de peuples riches. Voir s’accroître ou chuter son pouvoir d’achat, c’est prendre du grade ou en perdre dans la société de consommation. Mais le pouvoir d’achat est rarement évoqué dans la plupart des pays du Tiers monde. La seule question qu’on s’y pose est celle que se posaient nos aïeux il y a encore 150 ans : aura-t-on assez à manger ?

Cette baisse du pouvoir d’achat n’a d’ailleurs pas la même signification pour tout le monde. Dans certaines familles, elle empêche désormais de cumuler trois téléphones portables et trois ordinateurs avec connexion internet, de changer la deuxième télévision, de partir en vacance en Crète ou en Tasmanie ou de passer le week-end à Djerba ou à Marrakech. Mais dans d’autres, les conséquences sont quelque peu différentes : si elle ne fait pas mourir de faim, cette baisse oblige à se tourner vers les produits de l’agro-alimentaire bas de gamme, d’une qualité nutritive souvent médiocre. Et là, on touche à la vitalité biologique même d’un peuple, de notre peuple !
Pourtant, la tiers-mondisation de notre pays et de notre continent n’est pas tombée du ciel ! Elle est la conséquence logique et prévisible des politiques mises en œuvre depuis des décennies, que ce soit au niveau national, ou supra national (européen ou mondial). Nos gouvernants, qu’ils se prétendent de droite ou de gauche, socio-libéraux ou libéralo-sociaux, se prosternent tous devant le même credo immigrationniste : liberté de circulation des hommes et des marchandises ! Un credo que partage l’extrême gauche altermondialiste qui, loin d’être une opposante au Système mondialisé, n’en est que la saltimbanque puérile, voire l’avant-garde. C’est d’ailleurs ce que constatait l’hebdomadaire Marianne dans son récent numéro consacré à La nouvelle pensée unique : « d’Olivier Besancenot à Laurence Parisot, de Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal, les partisans d’un nouveau recours à l’immigration ont rarement été aussi nombreux » ; L’auteur de cette Lapalissade devant reconnaître que seuls les Identitaires ne communiaient pas dans cette même foi.

Seuls opposants à cette magnifique unanimité, les Identitaires ont pour essence même de combattre la marchandisation du monde tout en faisant clairement le choix de défendre « les nôtres avant les autres ». Agissant pour et au sein du peuple et contestant l’actuelle mainmise de la gauche dans ce domaine, nous avons toujours considéré l’action sociale comme une priorité. Mais loin des discours de salon, nous avons agi sur le terrain en mettant en œuvre des projets axés sur l’entraide et la solidarité. Notre toute récente manifestation parisienne sous les fenêtres du MEDEF pour dénoncer les patrons-voyous n’en est que l’ultime exemple.
Mais que l’on ne se méprenne pas : pour nous, la question sociale ne peut se réduire à une affaire de salaires ou d’horaires de travail. Elle est la question de « l’être » et du « vouloir être ». Elle est la question de l’altérité et de la lutte. Elle est la question de l’Identité. Car sans cette question identitaire, pourquoi ne pas accepter de partir gagner trois cents euros en Inde ou de laisser, en France, son emploi à un ouvrier pakistanais ? Sans cette question identitaire, pourquoi ne pas accepter de voir des prolétaires africains exploités par un patronat apatride et sans scrupule alors que, dans le même temps, des hommes et des femmes de notre sang se retrouvent à la rue, abandonnés de tous et obligés de quémander pour ne pas crever de faim ?

Le mouvement identitaire est un mouvement social, non parce que nous plaçons le social avant l’identité, ou après, ou à côté, mais parce que pour nous le social est consubstantiel de notre identité française et européenne. Loin de se limiter aux conditions de vie matérielle de notre peuple, il englobe l’organisation même de la société : une société que nous voulons organique, hiérarchisée, harmonieuse ; Une société au sein de laquelle l’Individu abstrait et déraciné s’efface devant la Personne, c’est-à-dire l’être déterminé par ses racines, sa famille, sa communauté et par son destin propre ; Une société qui donne un sens réel aux principes d’entraide et de solidarité.

Face à l’individualisme, les Identitaires se tournent, non pas vers le « communautarisme », un « isme » de plus dont raffolent les journalistes, mais vers la communauté. La communauté, c’est la Cité sans l’Etat, le Peuple sans la Nation, la réalité charnelle, celle grâce à laquelle on pourra un jour, comme les Irlandais au début du XXème siècle, retrouver un Etat, c’est-à-dire une souveraineté, une Nation, c’est-à-dire des frontières, et donc une géographie. La communauté, ce n’est pas la secte des Bisounours où il ferait bon se retrouver entre soi pour oublier le monde extérieur. La communauté, c’est le rassemblement de milliers d’hommes et de femmes, différents parfois, mais possédant une identité commune – qu’il leur arrive parfois de décliner de façon antagoniste : celle des peuples d’Europe. La communauté, c’est bien plus qu’un parti politique. Le parti est l’une de ses expressions, l’une de ses vitrines. Il peut même être son moteur, mais en aucune manière il n’en est l’Alpha et l’Omega.

Allons plus loin ! Aujourd’hui, des millions de Français appartiennent à notre communauté sans le savoir : ceux qui pratiquent leur langue régionale, qui défendent leur patrimoine local, qui sont attachés à leurs racines et à leurs traditions. Même s’ils votent pour la LCR ou pour l’UMP, ces Français-là sont plus proches de nous qu’un électeur de Sarkozy qui se gave de rap et vit comme la racaille que son idole prétend « karchériser ».
Mettre en relation, en harmonie, en adéquation, notre mouvement identitaire et tous ceux qui pratiquent leur identité sans pour autant en avoir encore saisi les implications politiques et historiques, telle est notre mission.

04.06.2008

Paris : les identitaires tiennent leur meeting sous les fenêtres du MEDEF !

1215022996.gif(NOVOpress) L’extrême-gauche au front bas, toujours aussi prévisible dans ses méthodes comme dans ses réflexes, voulait empêcher les Identitaires de s’exprimer pour la première fois dans une réunion publique à Paris. Mal lui en a pris ! Grâce à ses méthodes de haine, le meeting identitaire qui s’annonçait comme une jolie réussite s’est transformé en une manifestation suivie d’un meeting de rue qui apparaît, d’ores et déjà, comme un formidable succès.

Explication : la salle réservée ayant subi plusieurs dégradations, son personnel d’accueil ayant fait l’objet de nombreuses insultes et menaces, les gérants des lieux avaient prévenu au dernier moment qu’ils retiraient la salle sous la pression ! Notons qu’au moment où d’autres organisations se réunissent régulièrement dans la région parisienne, les Identitaires semblent les seuls à subir de telles pressions.

Les responsables identitaires prenaient alors la décision de transformer la réunion publique sur le social en manifestation de rue pour le social, et de défiler jusqu’au siège du MEDEF, situé à un kilomètre de la salle. C’est donc sous les fenêtres du MEDEF, symbole d’un patronat voyou complice de l’invasion, que les Identitaires ont tenu leur meeting.

Finalement, il ne pouvait y avoir meilleur endroit pour tenir une réunion sur le combat social et la défense des nôtres avant les autres.

Ainsi donc, ce sont 250 personnes (300 selon la police même !) qui ont défilé derrière des banderoles durant quarante minutes jusqu’au 55 de l'avenue Bosquet où, tour à tour, Odile Bonnivard (association SDF), Jean-Baptiste Santamaria (groupe Sparte), Gaëtan Jarry (Jeunesses Identitaires), Frédéric Pichon (Europae Gentes) et Fabrice Robert (président du Bloc Identitaire) ont pris la parole. L’occasion, pour le président du Bloc identitaire, de rappeler le positionnement des Identitaires face à la question sociale en ces termes : “Le mouvement identitaire est un mouvement social non parce que nous mettons le social avant l’identité ou après ou à côté, mais parce que pour nous le social est une partie intégrante de l’identité française et européenne. Le social ne concerne pas uniquement les conditions de vie matérielle de notre peuple mais l’organisation même de notre peuple“.

Ce premier défilé, impeccablement organisé en 24 heures par les Identitaires de la région parisienne, n’a connu strictement aucun incident.

Un public à l’image du mouvement identitaire, de 14 à 80 ans, mais avec une composante forte de 20-25 ans et de 40-45 ans, dont les slogans n’ont pas laissé indifférents les nombreux badauds sur les trottoirs ou aux terrasses des cafés : «Syndicats-Patrons, complices de l’invasion », « Nous voulons, nous aurons la fin de la mondialisation ! », « L’identité, elle est à nous ! On s’est battu pour la reprendre, on se battra pour la défendre ! », ou encore « Ni trop tôt, ni trop tard ! Révolution sociale ! ».

15.05.2008

Convention nationale de la Nouvelle Droite Populaire

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Plus d'informations : NDP infos

14.05.2008

Meeting identitaire à Paris

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Refuser la fatalité du déclin et imposer un nouvel élan !

1722363019.jpgpar Roland Hélie,
directeur de la revue Synthèse nationale

« De toutes façons, ils sont là… », « Il n’y a plus rien à faire… »,  «  L’islamisation est un fait inéluctable et nous n’avons plus les moyens démographiques pour s’opposer à elle… »… Combien de fois nous autres, militants nationalistes et identitaires, avons-nous entendu de la part non seulement de nos concitoyens, mais aussi, hélas, au sein de notre propre camp, ce genre de réflexions défaitistes ? Combien de fois avons-nous eu l’impression de nous heurter à un mur d’incompréhension de la part de ceux que nous avons pour devoir d’éclairer ?

L’acceptation par notre peuple d’une situation qui lui a été imposée par les différents pouvoirs qui se sont succédés depuis des décennies, que ceux-ci se revendiquent d’une droite honteuse ou d’une gauche dogmatique, est, à nos yeux, insupportable. Et, pire encore, le fait que certains qui se réclament pourtant de notre famille d’idées se permettent une volte-face qui les mène à accepter aujourd’hui ce qu’ils ont toujours été réputés combattre jusqu‘à présent ne peut être considéré que comme une trahison.

En effet, depuis la dernière Présidentielle, au sein même de la Droite nationale, un certain fatalisme de mauvais aloi semble s’être instauré. Le message brouillé que Jean-Marie Le Pen a véhiculé tout au long de sa campagne électorale de 2007, depuis l’abandon de certains fondamentaux au profit des considérations hasardeuses et imagées de la dalle d’Argenteuil jusqu’au sabordage de ce formidable espoir que fut l’Union patriotique ; bref, le « recentrage » de celui qui était censé incarner les valeurs de la droite de conviction au moment où le candidat du Système, Nicolas Sarkozy, tel un vautour, faisait sournoisement croire aux Français nationaux qu’il allait appliquer un programme résolument « de droite », tout cela montre, s’il en était encore besoin, le flou intégral dans lequel tâtonne le Front national depuis des années.

Cette succession d’erreurs stratégiques et de reniements idéologiques, accompagnée d’une usure des instances dirigeantes du Front national, a conduit la droite nationale dans son ensemble au bord du gouffre. Cela, paradoxalement, au moment où les idées qu’elle défend depuis toujours semblent être partagées par un nombre grandissant de nos compatriotes. Il est donc temps de se poser quelques questions… 

Pendant trente ans, le Front a occupé, souvent avec succès,  le terrain électoral sans se doter véritablement d’une implantation en profondeur dans le tissu social de notre pays. Seules les élections comptaient et la participation à celles-ci primait sur toute autre forme de combat politique. Parallèlement, de purges en scissions, l’appareil se délitait jusqu’à devenir une coquille vide. Après le double échec de la Présidentielle et des Législatives de 2007, les résultats calamiteux des Municipales et Cantonales de mars dernier sont, hélas, la conclusion logique de cette lente désagrégation engendrée il y a une dizaine d’années. Malgré l’énorme surprise du 21 avril 2002, le Front n ‘a jamais réussi à se relever de la crise qu’il a subie en 1998.

Alors, faut-il s’obstiner dans cette voie fatale qui consiste, coûte que coûte, à vouloir maintenir sous perfusion un mouvement qui n’a pas su, ou pas voulu, prendre les décisions qui s’imposaient aux bons moments ? Jusqu’à la Présidentielle, je le pensais – car je ne voyais pas d’autres solutions -, mais, aujourd’hui, je ne le pense plus. J’écris cela avec regret car, pendant des années, j’ai cru, naïvement peut-être, que le FN était le seul rempart capable de faire obstacle à l’anéantissement programmé de notre identité nationale et européenne.

Mais l’espoir, pour autant, n’est pas mort. Il y a quelques semaines, à la fin du mois de mars, une réunion s’est tenue à Paris en présence d’une quarantaine de cadres, d’élus et de responsables de différentes formations, associations ou journaux représentatifs de la droite de conviction. A l’issue de cette réunion, il a été décidé de créer un Comité d’initiative pour la refondation. Ce Comité vient de se transformer en Comité d’initiative pour une Nouvelle Droite Populaire qui devrait lui-même engendrer, le 1er juin prochain lors d’une convention nationale, un nouveau mouvement, la Nouvelle Droite Populaire, qui sera, avant tout, une fédération d’énergies.

Cette initiative, qui rassemble des nationalistes, des régionalistes, des identitaires européens et  à laquelle j’adhère complètement, est passionnante. Elle prouve que, malgré les déboires récents, notre volonté politique reste intacte. Forte de l’expérience du passé et refusant toute conception hégémonique sur l’ensemble de la droite nationale, la NDP saura, j’en suis persuadé, impulser à notre famille politique un nouvel élan. Ce nouvel élan qui correspond à l’attente grandissante de millions de Françaises et de Français qui refusent de voir leur pays bradé et leur civilisation anéantie et qui espèrent, plus que jamais, une vraie rupture avec le Système.

Editorial publié dans la dernière livraison (n°8 mai-juin 2008) de Synthèse nationale.