05.06.2008

Pas de social sans Communauté, pas de Communauté sans identité

nullFabrice ROBERT (www.les-identitaires.com)

La baisse du pouvoir d’achat est sur toutes les ondes, sur toutes les antennes, sur toutes les lèvres. Pourtant, ce à quoi nous assistons en France, ce n’est pas uniquement à la baisse du pouvoir d’achat. Ce à quoi nous assistons en France, c’est en réalité à l’une des conséquences majeures de la mondialisation : nous assistons à la tiers-mondisation de l’Europe.
En effet, la question du pouvoir d’achat est une question de peuples riches. Voir s’accroître ou chuter son pouvoir d’achat, c’est prendre du grade ou en perdre dans la société de consommation. Mais le pouvoir d’achat est rarement évoqué dans la plupart des pays du Tiers monde. La seule question qu’on s’y pose est celle que se posaient nos aïeux il y a encore 150 ans : aura-t-on assez à manger ?

Cette baisse du pouvoir d’achat n’a d’ailleurs pas la même signification pour tout le monde. Dans certaines familles, elle empêche désormais de cumuler trois téléphones portables et trois ordinateurs avec connexion internet, de changer la deuxième télévision, de partir en vacance en Crète ou en Tasmanie ou de passer le week-end à Djerba ou à Marrakech. Mais dans d’autres, les conséquences sont quelque peu différentes : si elle ne fait pas mourir de faim, cette baisse oblige à se tourner vers les produits de l’agro-alimentaire bas de gamme, d’une qualité nutritive souvent médiocre. Et là, on touche à la vitalité biologique même d’un peuple, de notre peuple !
Pourtant, la tiers-mondisation de notre pays et de notre continent n’est pas tombée du ciel ! Elle est la conséquence logique et prévisible des politiques mises en œuvre depuis des décennies, que ce soit au niveau national, ou supra national (européen ou mondial). Nos gouvernants, qu’ils se prétendent de droite ou de gauche, socio-libéraux ou libéralo-sociaux, se prosternent tous devant le même credo immigrationniste : liberté de circulation des hommes et des marchandises ! Un credo que partage l’extrême gauche altermondialiste qui, loin d’être une opposante au Système mondialisé, n’en est que la saltimbanque puérile, voire l’avant-garde. C’est d’ailleurs ce que constatait l’hebdomadaire Marianne dans son récent numéro consacré à La nouvelle pensée unique : « d’Olivier Besancenot à Laurence Parisot, de Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal, les partisans d’un nouveau recours à l’immigration ont rarement été aussi nombreux » ; L’auteur de cette Lapalissade devant reconnaître que seuls les Identitaires ne communiaient pas dans cette même foi.

Seuls opposants à cette magnifique unanimité, les Identitaires ont pour essence même de combattre la marchandisation du monde tout en faisant clairement le choix de défendre « les nôtres avant les autres ». Agissant pour et au sein du peuple et contestant l’actuelle mainmise de la gauche dans ce domaine, nous avons toujours considéré l’action sociale comme une priorité. Mais loin des discours de salon, nous avons agi sur le terrain en mettant en œuvre des projets axés sur l’entraide et la solidarité. Notre toute récente manifestation parisienne sous les fenêtres du MEDEF pour dénoncer les patrons-voyous n’en est que l’ultime exemple.
Mais que l’on ne se méprenne pas : pour nous, la question sociale ne peut se réduire à une affaire de salaires ou d’horaires de travail. Elle est la question de « l’être » et du « vouloir être ». Elle est la question de l’altérité et de la lutte. Elle est la question de l’Identité. Car sans cette question identitaire, pourquoi ne pas accepter de partir gagner trois cents euros en Inde ou de laisser, en France, son emploi à un ouvrier pakistanais ? Sans cette question identitaire, pourquoi ne pas accepter de voir des prolétaires africains exploités par un patronat apatride et sans scrupule alors que, dans le même temps, des hommes et des femmes de notre sang se retrouvent à la rue, abandonnés de tous et obligés de quémander pour ne pas crever de faim ?

Le mouvement identitaire est un mouvement social, non parce que nous plaçons le social avant l’identité, ou après, ou à côté, mais parce que pour nous le social est consubstantiel de notre identité française et européenne. Loin de se limiter aux conditions de vie matérielle de notre peuple, il englobe l’organisation même de la société : une société que nous voulons organique, hiérarchisée, harmonieuse ; Une société au sein de laquelle l’Individu abstrait et déraciné s’efface devant la Personne, c’est-à-dire l’être déterminé par ses racines, sa famille, sa communauté et par son destin propre ; Une société qui donne un sens réel aux principes d’entraide et de solidarité.

Face à l’individualisme, les Identitaires se tournent, non pas vers le « communautarisme », un « isme » de plus dont raffolent les journalistes, mais vers la communauté. La communauté, c’est la Cité sans l’Etat, le Peuple sans la Nation, la réalité charnelle, celle grâce à laquelle on pourra un jour, comme les Irlandais au début du XXème siècle, retrouver un Etat, c’est-à-dire une souveraineté, une Nation, c’est-à-dire des frontières, et donc une géographie. La communauté, ce n’est pas la secte des Bisounours où il ferait bon se retrouver entre soi pour oublier le monde extérieur. La communauté, c’est le rassemblement de milliers d’hommes et de femmes, différents parfois, mais possédant une identité commune – qu’il leur arrive parfois de décliner de façon antagoniste : celle des peuples d’Europe. La communauté, c’est bien plus qu’un parti politique. Le parti est l’une de ses expressions, l’une de ses vitrines. Il peut même être son moteur, mais en aucune manière il n’en est l’Alpha et l’Omega.

Allons plus loin ! Aujourd’hui, des millions de Français appartiennent à notre communauté sans le savoir : ceux qui pratiquent leur langue régionale, qui défendent leur patrimoine local, qui sont attachés à leurs racines et à leurs traditions. Même s’ils votent pour la LCR ou pour l’UMP, ces Français-là sont plus proches de nous qu’un électeur de Sarkozy qui se gave de rap et vit comme la racaille que son idole prétend « karchériser ».
Mettre en relation, en harmonie, en adéquation, notre mouvement identitaire et tous ceux qui pratiquent leur identité sans pour autant en avoir encore saisi les implications politiques et historiques, telle est notre mission.

04.06.2008

Paris : les identitaires tiennent leur meeting sous les fenêtres du MEDEF !

1215022996.gif(NOVOpress) L’extrême-gauche au front bas, toujours aussi prévisible dans ses méthodes comme dans ses réflexes, voulait empêcher les Identitaires de s’exprimer pour la première fois dans une réunion publique à Paris. Mal lui en a pris ! Grâce à ses méthodes de haine, le meeting identitaire qui s’annonçait comme une jolie réussite s’est transformé en une manifestation suivie d’un meeting de rue qui apparaît, d’ores et déjà, comme un formidable succès.

Explication : la salle réservée ayant subi plusieurs dégradations, son personnel d’accueil ayant fait l’objet de nombreuses insultes et menaces, les gérants des lieux avaient prévenu au dernier moment qu’ils retiraient la salle sous la pression ! Notons qu’au moment où d’autres organisations se réunissent régulièrement dans la région parisienne, les Identitaires semblent les seuls à subir de telles pressions.

Les responsables identitaires prenaient alors la décision de transformer la réunion publique sur le social en manifestation de rue pour le social, et de défiler jusqu’au siège du MEDEF, situé à un kilomètre de la salle. C’est donc sous les fenêtres du MEDEF, symbole d’un patronat voyou complice de l’invasion, que les Identitaires ont tenu leur meeting.

Finalement, il ne pouvait y avoir meilleur endroit pour tenir une réunion sur le combat social et la défense des nôtres avant les autres.

Ainsi donc, ce sont 250 personnes (300 selon la police même !) qui ont défilé derrière des banderoles durant quarante minutes jusqu’au 55 de l'avenue Bosquet où, tour à tour, Odile Bonnivard (association SDF), Jean-Baptiste Santamaria (groupe Sparte), Gaëtan Jarry (Jeunesses Identitaires), Frédéric Pichon (Europae Gentes) et Fabrice Robert (président du Bloc Identitaire) ont pris la parole. L’occasion, pour le président du Bloc identitaire, de rappeler le positionnement des Identitaires face à la question sociale en ces termes : “Le mouvement identitaire est un mouvement social non parce que nous mettons le social avant l’identité ou après ou à côté, mais parce que pour nous le social est une partie intégrante de l’identité française et européenne. Le social ne concerne pas uniquement les conditions de vie matérielle de notre peuple mais l’organisation même de notre peuple“.

Ce premier défilé, impeccablement organisé en 24 heures par les Identitaires de la région parisienne, n’a connu strictement aucun incident.

Un public à l’image du mouvement identitaire, de 14 à 80 ans, mais avec une composante forte de 20-25 ans et de 40-45 ans, dont les slogans n’ont pas laissé indifférents les nombreux badauds sur les trottoirs ou aux terrasses des cafés : «Syndicats-Patrons, complices de l’invasion », « Nous voulons, nous aurons la fin de la mondialisation ! », « L’identité, elle est à nous ! On s’est battu pour la reprendre, on se battra pour la défendre ! », ou encore « Ni trop tôt, ni trop tard ! Révolution sociale ! ».

12.04.2008

Mondialisation : la déstabilisation planétaire

672788088.pngPar Olivier Carer

Avec la généralisation des valeurs individualistes et consuméristes, l’effondrement des sociétés traditionnelles partout dans le monde, l’hyperproductivisme industriel, le triomphe de l’argent roi, la spéculation financière sur les matières premières, la spécialisation des productions par zones géographiques mondiales, l’explosion du coût de l’énergie et des pollutions, … n’est-on pas en train d’atteindre le point de rupture du modèle globalisé ? Même B. Kouchner et ses amis le reconnaissent à demi-mots dans les colonnes de Libération lorsqu’ils exhortent prétentieusement le monde à « remettre la mondialisation à l’endroit ».

Mondialisation = tiersmondisation

Sous l’effet conjugué du libre échangisme mondial et des flux démographiques non maîtrisés, la France se tiers-mondise, les bidonvilles font leur réapparition aux abords de nos villes et sous les échangeurs d’autoroutes, les classes moyennes glissent insensiblement vers la pauvreté, un nouveau prolétariat urbain et rural regroupe dans la misère collective et le mépris social les émigrés de l’intérieur que sont les exclus de la mondialisation.

Vers le chaos alimentaire
Et parce que l’appauvrissement des uns ne fait pas forcément le bonheur des autres, dans les pays du tiers monde, les émeutes de la faim se généralisent sur tous les continents. Avec le mondialisme, le monde renoue avec la famine comme avant l’éradication du communisme. A Mexico, l’augmentation du prix des tortillas jette les gens dans la rue. L’envolée du prix du pain provoque des émeutes en Egypte et l’augmentation du mil suscite des grèves au Burkina Faso. La distribution de riz aux Philippines se fait sous la protection de l’armée. Au Yémen, des marches de la faim d’enfants sont organisées. La population manifeste au Sénégal, au Cameroun ou en Côte d’Ivoire, autrefois prospères. En Haïti, pays englué dans un sous développement chronique malgré ou peut-être à cause d’une décolonisation multiséculaire, les hausses de prix provoquent une situation quasi insurrectionnelle. Dans plus de 30 pays sous développés, la foule est poussée dans la rue par une hausse de 45 à 100 % des denrées alimentaires avec, pour ces états et pour le monde, des conséquences politiques incalculables.

Sortir d’une logique mortifère
De son côté, avec une constance déroutante, l’Union Européenne alimente politiquement ce processus démentiel de dérégulation généralisée avec la vision britano-Sarkozyste d’une « Europe mondiale ». Ignorant que le défi du XXI ème siècle sera essentiellement alimentaire, Bruxelles démantèle notre pêche et saborde notre agriculture. Une armée de technocrates coûteux continuent d’y subventionner la destruction des «excédents » agricoles, d’ordonner la mise en jachère autoritaire de terres cultivables, de contingenter les productions laitières ou de restreindre l’élevage. La Chine, grande bénéficiaire dans un premier temps de l’ouverture généralisée des marchés, commence à laisser le cours de sa monnaie s’apprécier. Cette modification de sa politique monétaire annonce pour l’ensemble de ses clients -notamment européens- un retour de l’inflation et avec lui une nouvelle baisse de pouvoir d’achat et donc de niveau de vie.

Les peuples contre l’élite mondiale
On le comprend, à ce stade d’évolution du cancer mondialiste, l’enjeu pour les peuples n’est plus seulement économique mais, parce qu’il est alimentaire, sécuritaire, migratoire, géopolitique, il est devenu vital. Face à la véritable déstabilisation planétaire dont sont responsables les apprentis sorciers du mondialisme, l’analyse prémonitoire et les avertissements déjà anciens des nationaux sur l’horreur de la globalisation et le mythe de la « mondialisation heureuse », sont plus que jamais d’actualité.

09.02.2008

Une encyclique sociale

La troisième encyclique de Benoît XVI devrait avoir pour objet un aspect de la doctrine sociale de l'Eglise (DSE) : la mondialisation. Elle devrait paraître en mars. Depuis le dernier document traitant de la DSE (Centesimus annus, en 1991), le contexte du développement économique et social a été bouleversé. Selon un responsable du Conseil pontifical Justice et Paix

Benoît XVI s'est exprimé le 6 janvier sur ce sujet :

"on ne peut pas dire que la mondialisation soit synonyme d’ordre mondial, bien au contraire. Les conflits pour la suprématie économique et la domination des ressources énergétiques, hydriques et des matières premières rendent difficile le travail de ceux qui, à tous les niveaux, s’efforcent de construire un monde juste et solidaire. Il y a besoin d’une espérance plus grande, qui permette de préférer le bien commun de tous au luxe d’un petit nombre et à la misère d’un grand nombre."

Cette encyclique devrait aussi aborder les questions d’éthique et de vie. Pour Benoît XVI, on ne peut séparer une certaine conception du développement social d’une vision anthropologique : l’homme doit être sujet, et non objet du développement.

Michel Janva (le salon beige)