29.10.2007
Réussite de la journée pour la défense de notre identité :
PLUS DE 600 PERSONNES ONT REPONDU A L'INVITATION DE SYNTHESE NATIONALE...
La réunion organisée samedi 27 octobre à l’occasion du premier anniversaire de la revue Synthèse nationale fut un immense succès. Toute la droite nationale, régionaliste et identitaires était présente. Incontestablement, cette réunion a marqué un tournant décisif dans l’histoire de notre famille politique.
Ils sont tous venus, ils ont tous exprimé leur détermination à défendre notre identité, qu ‘elle soit régionale, nationale ou européenne. Devant un public enthousiaste, nous avons réalisé la véritable synthèse de toutes ces sensibilités qui font la richesse de la droite de conviction.
Au cours des deux tables rondes animées par Robert Spieler et Didier Lecerf, nous avons écouté des interventions toutes aussi passionnantes les unes que les autres. Ainsi, dans un première partie, nous avons entendu Alexis Arette, président d’honneur de la Fédération française de l’agriculture, Odile Bonnivard, porte-parole de Solidarité des Français, Frédéric Pichon, Président d’Europae gentes, Jack Marchal, que l’on ne présente plus, Pierre Sidos, Président de l’Oeuvre française, et Anne Kling, Présidente de l’association Défendons notre identité et auteur du livre La France licratisée.
La seconde table ronde rassemblait les représentant de la presse nationale et identitaire. Se succédèrent les interventions de Catherine Robinson, journaliste au quotidien Présent, Bruno Larebière, du Choc du Mois et de Minute, de Philippe Randa, écrivain et éditeur, de Jérôme Bourbon, de Rivarol, d’Olivier Pichon, de Monde et Vie, de Xavier Guillemot, de l’Idée bretonne, et de Thibaut de Chassey, directeur de l’Héritage et responsable du Renouveau français.
Puis, vint le moment des interventions des personnalités politiques. D’abord, Hilde De Lobel, député d’Anvers, qui représentait le Vlaams belang, et qui nous lut un message de soutien et d’amitié de Filip Dewinter, et Chantal Spieler qui nous lut le discours de Bernard Antony, empêché d’être parmi nous en raison de la grève des transports aériens. Ensuite, se succédèrent Fabrice Robert, Président du Bloc identitaire, Nicolas Bay, Secrétaire général du Mouvement national républicain, Pierre Vial, Président de Terre et peuple, Bruno Larebière, Jean-François Touzé, conseiller régional d’Île-de-France et membre du Bureau politique du Front national, Robert Spieler, Président d’Alsace d’abord. Il revenait à Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale, de conclure cette journée qui, de l’avis de tous, est à marquer d’une pierre blanche dans la grande histoire du mouvement national et identitaire. Une constance ressort de toutes ces interventions : la volonté de chacun de voir se réaliser le rassemblement de toutes les énergies pour sauver notre civilisation.
Dans la prochaine livraison de la revue Synthèse nationale qui, à partir du mois de janvier passera à une périodicité bimestrielle, vous pourrez lire un compte-rendu détaillé de cette formidable journée.
Plus de 600 personnes étaient présentes. Parmi elles, de nombreux élus, locaux et régionaux, de la droite nationale et identitaire ainsi que plusieurs anciens députés. Dans le grand hall de l’Asiem, plus de trente stands d’associations, de journaux, de mouvements et de maisons d’édition s’étaient installés. Ce grand succès prouve, s’il en était encore besoin, que Synthèse nationale, en quelques mois, s’est imposé comme la revue de référence incontournable de la droite nationale et identitaire…
A l'occasion de cette réunion, un numéro hors-série de Synthèse nationale a été édité. Il s'agit du grande enquête sur l'identité. Ce numéro comprend, outre les contributions des personnalités intervenantes, celles de Bruno Gollnisch, député européen et délégué général du FN, Bruno Mégret, Président du MNR, Jean-Yves Le Gallou, Président de Polémia, Christian Baeckeroot, membre du Bureau politique du FN, Jean-Claude Rolinat, écrivain et journaliste...
Plusieurs groupes d’extrême gauche avaient appelé à la riposte « antifasciste ». La présence d’importantes forces de l’ordre (dix cars de gendarmes mobiles avaient pris position autour de la salle) et l’efficacité de notre service de sécurité admirablement dirigé par notre ami B.C.A., dissuadèrent les contre-manifestants de troubler notre réunion.
S.N.
Le stand de Solidarité alsacienne a été visité par de nombreuses personnes qui nous ont manifesté leur amitié.
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19.09.2007
Tribune libre : Nationaux-républicains ou nationaux-cosmopolites ?
La « diversité » a aujourd’hui le vent en poupe.
Il suffit d’écouter attentivement les discours des hommes politiques, des publicitaires ou encore des chefs d’entreprise pour comprendre à quel point ce concept est devenu aujourd’hui incontournable. Mais, derrière les bons sentiments, se profile une politique destinée à favoriser les personnes d’origine étrangère au détriment des Français de souche. Au nom de la « diversité », on pratique la discrimination positive en espérant que cela pourra accélérer une assimilation qui tarde à faire ses preuves.
La « diversité » est tellement importante qu’il est désormais possible de la retrouver dans les intitulés de fonctions au sein des entreprises. Jean-Claude Legrand est, en effet, le Directeur mondial de la Diversité chez L’Oréal.
Dans une interview accordée à Novopress (source : http://fr.novopress.info/?p=9079), Jean-Claude Legrand a confirmé les propos tenus par Jean-Paul Agon, le Président-Directeur général du géant des cosmétiques (1), et a évoqué une politique de « discrimination positive spontanée » tout en déclarant : « Nous, ce qu’on veut, c’est donner sa chance à Mouloud ! ».
Une politique plébiscitée au début de l’année par l’Observatoire contre les Discriminations qui, à la suite d’un audit, affirmait : « chez L’Oréal, les personnes d’origine ethnique différente ont plus de chances que les autres d’être recrutées ». (2)
Pour ma part, je considère que lorsqu’on introduit dans la notion de « diversité », la volonté de recruter sur le sol français des personnes au seul motif qu’elles ne sont pas françaises ou d’origine étrangère, ceci ne relève pas du management d’entreprise mais obéit à une vision idéologique de l’entreprise, de la société et de la nation.
La « diversité » a aujourd’hui également le vent en poupe au sein de ce qu’il est convenu d’appeler la droite nationale, notamment à travers sa composante national-républicaine. Lors de la première Université d’Egalité et Réconciliation – structure animée par Alain Soral –, on a pu entendre qu’il ne fallait pas considérer l’Islam comme un danger, que les Arabo-musulmans, présents sur notre sol, pouvaient devenir des Français à part entière et qu’au final, il convenait de défendre le « parti du peuple français dans sa diversité ethnique et religieuse ».
Ces propos constituent, au mieux, une démission, au pire, une véritable trahison. En effet, si le « républicain » Alain Soral reste, de son côté, fidèle à sa ligne idéologique originelle, on pourra davantage s’étonner des nouveaux positionnements de certains de ses « compagnons de route », positionnements qui ne manquent pas de ressembler à une abdication en rase campagne face à l’invasion migratoire. En acceptant comme acquise la présence de populations étrangères sur notre sol, on se fait le complice des politiques de libéralisme économique favorisant l’immigration. Une situation étrange lorsque, dans le même temps, on se prétend être un adversaire acharné du libéralisme. En baissant les bras aujourd’hui, en considérant l’invasion comme secondaire, on accepte implicitement le suicide de l’identité européenne.
Par ailleurs, le discours des nationaux-républicains sur « L’Islam de France » ne semble pas très éloigné de celui défendu par Nicolas Sarkozy, personnage qu’ils prétendent aussi combattre avec force. C’est bien ce dernier qui a favorisé l’institutionnalisation de l’Islam en France à travers la mise en place du CFCM (Conseil Français du Culte Musulman).
Enfin, quand on voit l’assistance présente lors de l’Université d’Egalité et Réconciliation et qu’on analyse toute la communication faite autour des ralliés quelque peu « atypiques » (et de préférence d’origine extra-européenne), on en vient à se demander si la discrimination positive – autre concept cher à Nicolas Sarkozy – n’est pas aussi à l’œuvre dans les rangs nationaux-républicains.
Défense d’une France multi-ethnique et multi-confessionnelle ; Acceptation du développement d’un « Islam de France » ; Désintérêt pour l’invasion étrangère sur notre sol ; Au fond, qu’est-ce qui peut encore bien distinguer le gouvernement libéral au pouvoir d’avec les nationaux-républicains ? Ne faut-il pas aujourd’hui parler de nationaux-assimilationnistes ou plutôt de nationaux-cosmopolites ?
Que les choses soient bien claires. Les Identitaires ne marchent pas à l’utopie et ne rêvent donc pas d’un âge d’or quelconque. Nous savons que le visage de l’Europe a déjà changé suite aux politiques d’immigration voulues par des gouvernements criminels et sans scrupule, ceci à l’insu des peuples du vieux continent.
Mais nous voulons sauver ce qu’il est encore possible de sauver. Nous devons donc nous battre pour défendre notre identité européenne et faire en sorte que les Européens soient encore maîtres chez eux demain. Ce qui ne consiste pas à nier la présence immigrée ni à la montrer du doigt pour expliquer tous les problèmes du temps, mais à tout mettre en oeuvre pour la circonscrire au maximum afin qu’elle redevienne un phénomène limité et marginal ne transformant pas les structures traditionnelles et les fondements culturels de notre civilisation par l’imposition de règles et de modes de vie étrangers à notre nature, au travers de l’Islam notamment.
Pour finir, il me semble utile de préciser que les Identitaires sont aussi favorables à la défense de la diversité, car c’est bien celle-ci qui fait la richesse de l’humanité. Mais cette notion de diversité ne doit pas devenir une arme contre notre propre identité.
Pour nous, accepter la diversité, c’est défendre aussi bien une Europe européenne, une Afrique africaine qu’une Asie asiatique.
Fabrice ROBERT
Président du Bloc identitaire
(1) « L’Oréal fait de la discrimination positive et l’assume (…) aujourd’hui, lorsque nous rencontrons un candidat qui a un prénom d’origine étrangère, il a plus de chances d’être recruté que celui qui porte un prénom français de souche. ». Le Monde du 12 juillet 2007
(2) http://www.respectmag.fr/spip.php?article329
NDLR : Nous revenons largement sur cette affaire L'Oréal dans le prochain numéro de la revue Synthèse nationale, qui sort samedi...,
11:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, robert spieler, identitaire, strasbourg, mnr, jean-marie le pen
28.08.2007
Turquie : Sarkozy se couche...
Sarkozy avait réussi à attirer à lui une part importante de l’électorat « national » en affirmant haut et fort qu’il s’opposait à l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne , « la Turquie n’étant pas européenne ».
Il vient de déclarer aujourd’hui, alors que le parlement turc vient de porter à la présidence de la République un islamiste inconditionnel « qu’il ne s’opposait pas à la poursuite des négociations avec Ankara »
Il est vrai que Sarkozy vient d’avoir l’immense honneur d’être invité par Bush à déjeuner.
Il est vrai que les Etats-Unis et Israël ont toujours oeuvré pour l’intégration de la Turquie dans l’Union Européenne.
Il est vrai que l’intégration de la Turquie dans l’U.E signifierait la mort de l’Europe de la puissance.
A votre avis, pour qui roule Sarkozy ?
00:42 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, alsace, robert spieler, jean-marie le pen, droite, identitaire, france
09.08.2007
Mais à quoi joue Le Pen ? A quoi sert encore le FN ?
Le Pen Sarkozyste ? On pouvait le croire en écoutant ses commentaires sur RTL, mardi 7 août : Sarkozy tient « un certain nombre de ses promesses électorales. Chacune de ses actions est mûrement réfléchie, pesée, très bien informée et jusqu’ici assez bien réalisée, il faut le dire ». Le Pen n’hésite pas à lui trouver « un certain charme ».
Quelles promesses électorales Sarkozy à t-il tenues ?
- Le micro traité européen ? Il n’a pourtant pas osé évoquer, malgré ses précédentes rodomontades, son « opposition » à l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne.
- L’avancée de son projet « d’union méditerranéenne » qui l’a amené à se rendre en Algérie saluer son « ami » Bouteflika et en Lybie vendre des missiles pour des milliards d’euros au dictateur fou Khadafi ?
- Quant à ses vacances pour multimilliardaire aux Etats-Unis, on y retrouve là le symbole de ses accointances avec le grand capital mondialiste…
Certes, Sarkozy est en train de tenir ses promesses à l’égard des plus riches, et Le Pen n’y trouve évidemment rien à y redire.
Or, en politique, le principe absolu, si l’on souhaite vaincre, est, comme l’a démontré Julien Freund, de désigner l’ennemi et de le combattre. Lorsque l’on encense l’adversaire, les éloges, fussent-ils même justifiés, le renforcent tout en décourageant et en désespérant nos propres troupes : la défaite est certaine. Relisons à cet égard Sun Tzu (de l’art de la guerre), qui analyse les diverses façons de vaincre, sans même avoir à combattre.
Si une élection présidentielle avait lieu aujourd’hui, gageons que Le Pen n’atteindrait pas 5%. Tant de combats, de dévouements militants, de sacrifices pour en arriver là… Tout ça pour ça …
Le fait que Le Pen ait été reçu à l’Elysée le 20 juin, jour de son anniversaire, aura t-il suffi pour transformer le lion en agneau ? Espère t-il obtenir un strapontin au gouvernement pour sa fille Marine ? Perspective absurde.
Laissons la cruelle conclusion à Christophe Forcari, de Libération : « Ainsi, après avoir fait main basse sur près d’un million d’électeurs lepénistes, Sarkozy parvient même à ôter à Le Pen sa virulence habituelle, visiblement amadoué après une simple visite à l’Elysée ».
A quoi sert encore le Front National ?
Robert Spieler
12:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, jean-marie le pen, robert spieler, identitaire, alsace, jean-françois touzé, droite
30.07.2007
Entretien avec Robert Spieler, paru dans Rivarol n°2820 du 20/07/2007
RIVAROL : Robert Spieler, vous êtes fondateur et président d’Alsace d’Abord créée en 1989 après avoir été député du Front National de 1986 à 1988. La droite nationale a connu des résultats très décevants lors de la présidentielle et des législatives. Quelles en sont à votre avis les raisons ? Robert SPIELER : Les raisons de cet échec ne datent pas d'aujourd'hui et s'expliquent de deux façons.
- La première tire son essence du mode même de fonctionnement et d'organisation de ce mouvement : centralisme non démocratique, principe du chef absolu n'autorisant aucun débat, ambiance de courtisanerie, exclusions de ceux qui démontrent un esprit un tant soit peu critique ou rebelle. Je garde toute mon estime pour Le Pen, avec ses immenses talents, mais regrette ses considérables défauts qui ont empêché le Mouvement National de prétendre au pouvoir. Des centaines de femmes et d'hommes de qualité ont été amenés à quitter le FN. Le départ de Mégret, quels que soient les reproches qu’on peut lui faire, et de celui des meilleurs cadres, a été un désastre. J'ajouterai le manque quasi total d'implantation locale du FN, conséquence logique de son mode de fonctionnement. Est-il normal qu'un mouvement qui rassemblait des millions d'électeurs n'ait aucun maire et très peu de conseillers municipaux? Il ne faut pas chercher plus loin les raisons des difficultés de réunir 500 parrainages et celles de relayer le message sur le terrain.
- La seconde raison de l'échec du FN réside dans son absurde repositionnement politique en 2007. Aller honorer Clemenceau, que j'ai qualifié de "géniteur d'Hitler" (1) pour son refus de signer la paix dès 1916 avec l'Autriche-Hongrie, ce qui aurait pu empêcher la mort de millions d'européens ; rendre hommage à la Révolution à Valmy ; expliquer, sur la dalle d'Argenteuil, que les immigrés non européens sont des "branches de l'arbre France" (tout en attaquant les origines hongroises de Sarkozy, ce que les fils et petits-fils des immigrés polonais, italiens ou espagnols électeurs du FN auront apprécié...). Les insultes de Marine Le Pen et de Louis Aliot à l'encontre des régionalistes (le communautarisme musulman comparé au "communautarisme" alsacien!). Et enfin ces agressions à l'encontre des "groupuscules" "cathos-tradis", qui étaient pourtant des fidèles d'entre les fidèles.
Tous les ingrédients menant au désastre étaient réunis. La redoutable habileté de Nicolas Sarkozy a suffi pour faire s'écrouler le château de cartes.
R. : Face à la situation très difficile où se trouve actuellement notre mouvance, que peut-on faire d'utile actuellement ? Sur quels fondements, avec quel projet et avec quel mode d'organisation et de direction peut-on reconstruire ?
R.S. : Certainement pas sur les modes d'organisation que la mouvance nationale a subi depuis plus de 20 ans (centralisme, manque de concertation avec les fédérations...). Nous devons aussi nous débarrasser de la fascination pour l'autoritarisme et la recherche de l'homme providentiel. Comme le disait fort justement Bernard Anthony dans une récente interview à Rivarol, "un peuple n'a certes qu'une fois dans son histoire une Jeanne d'Arc ou un saint Louis". Nous devons absolument sortir de ces comportements typiques d'une certaine "extrême droite" : arrogance et mépris envers ceux qui ne pensent pas rigoureusement comme vous, misérables guerres de chapelle, tendances groupusculaires, provocations imbéciles qui renforcent l'ennemi. Sans tomber dans les dérives de la démocratie dévoyée qu'illustrent les querelles incessantes chez les Verts, nous devons nous orienter vers un fonctionnement démocratique "athénien" où des "égaux" cooptés ou élus prendraient les décisions. Une coordination de toutes les forces régionalistes, nationalistes et européennes, pratiquant l'absolu respect des convictions de chacun, basée sur un socle qui est le plus grand dénominateur commun : la défense intransigeante de nos identités. Quand je dis coordination, je veux aussi parler du rôle essentiel de la presse nationale et identitaire et de tous ceux qui, chacun à leur niveau, défendent notre idéal. Sans exclure quiconque, si ce ne sont les provocateurs et ceux pour qui le chêne français peut supporter des branches de palmier...
R. : Parmi les initiatives récentes, il y a eu fin juin l'annonce officielle de la création d'une Fédération identitaire. D'aucuns ont été surpris de ne pas vous voir apparaître dans cette entreprise où sont présents plusieurs personnalités d'Alsace d'Abord. Pouvez-vous nous dire pourquoi et, plus largement, que pensez-vous de cette première tentative de regroupement ?
R.S. : J'encourage cette initiative qui a pour objectif de vouloir rassembler les mouvements régionalistes. Mes amis Fabrice Robert, Président du Bloc Identitaire, Christian Chaton, Conseiller Général d'Alsace, et Jacques Cordonnier, Secrétaire Général d'Alsace d'Abord, participent à cette initiative. Je crois cependant en l'ardente nécessité d'aller plus loin et de rassembler à terme, en une coordination au fonctionnement souple, toutes les forces, réseaux, mouvements, revues, et individus autour du plus grand dénominateur commun : le combat intransigeant pour notre identité, la lutte contre le mondialisme libéral qui détruit nos emplois et nos peuples, et résistance contre la décadence. Dans mon esprit, cela signifie le rassemblement sans exclusives des régionalistes, comme des nationalistes et de ceux pour qui l'Europe de la puissance est la grande espérance. Il ne s'agit pas aujourd'hui de construire un parti, mais de fédérer des énergies dans le respect absolu des différentes sensibilités, dans le but de mener des réflexions et des actions communes. Notre milieu a besoin d'une véritable révolution culturelle. Le temps des invectives, des groupuscules détenteurs de la Vérite ou des provocateurs qui mettent en danger toute notre communauté doit être clos. Des modèles dans la presse nationale nous montrent la voie : Rivarol, dont je n'oublierai jamais qu'à l'âge de 16 ans il a profondément contribué à ma formation idéologique, le Choc du Mois de Jean-Marie Molitor et Bruno Larebière, excellent d'ouverture et de talent, et enfin la revue Synthèse Nationale (2), dirigée par mon ami Roland Hélie, qui donne la parole à toutes les composantes de notre mouvance.
R. : S'agissant plus précisément de votre mouvement Alsace d'abord, pouvez-nous nous en rappeler brièvement l'historique, les grands axes de combat et quels sont vos projets dans l'avenir immédiat, tant sur le plan électoral que celui du domaine des idées et de la formation des cadres ?
R.S. : J'ai été élu député FN en 1986. Je garde d'excellents souvenirs de cette époque, dont l'exaltante campagne présidentielle de 1988 pilotée par l'équipe de Bruno Mégret dont je faisais partie. J'ai quitté le FN en 1989, avec la quasi-totalité des cadres alsaciens, ne pouvant plus supporter les humiliations que notre fédération, une des plus dynamiques de France, avait eu à subir depuis la disparition tragique de Jean-Pierre Stirbois. J'étais aussi en profond désaccord avec la dérive de plus en plus jacobine (déjà) de Le Pen. Avec Jacques Cordonnier, nous avons crée Alsace d'Abord. Nous avons obtenu 2 élus et près de 6% des voix aux élections régionales de 1992. J'ai été réelu conseiller municipal de Strasbourg en 1995. Nous avons progressé en 1998 avec près de 7% et 3 élus au Conseil Régional. En 2001, la liste que je menais à Strasbourg atteignait 9,2% face à une liste FN à 7,5%. En 2004, aux élections régionales, nous avons enregistré la plus forte progression de tous les partis politiques alsaciens en frôlant la barre des 10%, tandis qu'aux cantonales Christian Chaton devenait notre premier conseiller général dans le Haut-Rhin. Alsace d'Abord veut plus de pouvoirs et de moyens pour la Région : Paris n'a pas à s'occuper de l'ouverture ou de la fermeture d'une maternité en Alsace ; l'enseignement des langues et de l'histoire locale doit être une compétence régionale, l'environnement et le développement économique tout autant. Nous voulons aussi la fusion des départements, héritages absurdes de la Révolution , et de la Région , gage d'économies et d'efficacité. Enfin, nous considérons que le bilinguisme doit être défendu car il représente une formidable richesse pour notre région tant sur le plan culturel qu'économique (3). Nous voulons qu'une partie des taxes et impôts alsaciens restent en Alsace afin de financer nos projets. Tous les TGV ont été intégralement payés par l'Etat alors que la ligne Paris-Strasbourg a été financée avec une lourde contribution de l'Alsace (300 millions d'euros)... le tout pour que la ligne grande vitesse s'arrête en Lorraine et que le "TGV" rejoigne Strasbourg au rythme d'un tortillard. Vous comprendrez pourquoi les Alsaciens ont quelque part l'impression qu'on se moque d'eux. Quant à nos projets, nous croyons en la nécessité de l'enracinement. Nous avons un conseiller général, une demi-douzaine de maires, des conseillers municipaux, mais il est évident qu'il nous faut encore progresser. Nous présenterons un maximum de listes aux prochaines municipales en Alsace. Je mènerai une liste Strasbourg d'Abord dont je souhaite qu’elle rassemble toutes les composantes identitaires. La formation joue aussi un rôle particulièrement important. A ce titre, Jeune Alsace (4), dirigée par Fabrice Lauffenburger, mène un effort incessant pour offrir à nos jeunes militants les fondamentaux sans lesquels aucune action ne peut s'inscrire dans l'efficacité et dans la durée.
R. : Est-il selon vous possible d'éviter, ou en tout cas de dépasser, les querelles qui agitent nos milieux autour de la place, du rôle et de la nécessité de la nation, de la région, de l'Europe, bref de la question de la souveraineté et de l'identité ? Autrement dit peut-il y avoir union ou travail en commun entre les identitaires eurorégionalistes et les nationalistes français purs et durs ?
R.S. : Il peut et il doit y avoir union de travail entre les régionalistes, les identitaires et les nationalistes. Nous avons les mêmes adversaires qui, eux, savent s'unir pour nous combattre. Je crois qu'il n'y a pas contradiction entre le sentiment d'appartenance à sa "petite Patrie", la Région , le sentiment national et l'idée européenne. Je récuse absolument le concept d'Etat Nation, invention de la Révolution Française. Je respecte la Nation en tant qu'"idée", comme la définissait Barrès : « La nation, c’est la possession d’un antique cimetière et la volonté de faire valoir cet héritage indivis.» Je crois au principe de subsidiarité. Que l'Etat, la Région , l'Europe s'occupent en priorité de leurs domaines de compétence et d'excellence. L'Europe n'a par ailleurs pas vocation à être un Etat Nation reproduisant toutes les tares du système jacobin français. L'Europe de la puissance que j'appelle de mes voeux n'est certainement pas celle des nains de Bruxelles. L'euro-régionalisme bruxellois, qui n'est ni européen ni régionaliste, ne correspond pas non plus à mon espérance.
R. : Comment doit selon vous se positionner la droite nationale et radicale face à Nicolas Sarkozy et à sa très large majorité UMP ? Faut-il s'en rapprocher voire l'intégrer comme le fait Ph. de Villiers, continuer à distinguer entre la droite et la gauche comme le tente B. Mégret (qui avait appelé implicitement au vote Sarkozy le 6 mai dernier) ou au contraire être dans une opposition frontale et sans concessions ? Et comment s'opposer intelligemment et avec efficacité vu l'habileté du personnage et les moyens considérables dont il dispose ?
R.S. : Collaboration signifie soumission. Intégration signifie désintégration. Quant aux termes de gauche et de droite, je les récuse l'un comme l'autre : nous devons représenter une nouvelle voie entre un capitalisme mondialiste et un socialisme de bourgeois et de dames patronnesses qui ont tous deux oublié de défendre notre peuple. Nous devons résister et dénoncer une imposture qui, demain, ne manquera pas d'apparaître en plein jour. Ceux qui se laisseraient tenter par la collaboration donneraient raison à Churchill qui disait : "Vous aviez à choisir entre la guerre et le déshonneur. Vous avez choisi le déshonneur, et vous aurez la guerre".
Projet conçu et propos recueillis par Jérôme Bourbon
(1) http://robert-spieler.hautetfort.com/archive/2006/10/24/c... (3) http://christian-chaton.hautetfort.com/archive/2007/06/30...(4) www.jeune-alsace.com Robert Spieler
20:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, alsace, robert spieler, jean-marie le pen, droite, strasbourg, identitaire
02.06.2007
Revue de presse : Législatives, un Etat-Sarkozy et l’effondrement du FN...
Les résultats des législatives ne font guère de doute. Le triomphe de Sarkozy à la Présidentielle, son habileté à constituer un gouvernement (car c’est bien lui qui l’a constitué et non le Premier Ministre, comme le prévoit pourtant la Constitution), qui a déstabilisé le PS et les centristes, rendent probable une tonitruante victoire de l’UMP aux législatives, d’autant que les tendances de la Présidentielle sont toujours amplifiées au scrutin qui suit.
Cette victoire donnera tous les pouvoirs à Nicolas Sarkozy et, dans un système verrouillé, sans contre-pouvoirs, il est probable que la contestation à l’encontre de l’Etat-Sarkozy s’exprimera tôt ou tard dans la rue.
Quant à François Bayrou, qui a échoué dans son entreprise, le voici abandonné par la plupart de ses amis et confronté à la réalité de la nature humaine quand celle-ci entend tintinnabuler l’or, le pouvoir et les prébendes.
Ne peuvent résister à Mammon que ceux qui disposent d’une foi sans faille et d’une vision idéologique d’airain. Je pense (j’espère) que la plupart des lecteurs de nos blogs font partie des combattants que l’adversité renforce dans leurs convictions et que la victoire ne rend ni arrogants ni prétentieux.
Quant aux socialistes, englués dans leurs divisions, ils peuvent craindre de ne disposer que d’un groupe croupion au sein l’Assemblée Nationale.
Le FN est dans une situation dramatique dont il est probable qu’il ne se relèvera pas. J’ai déjà eu l’occasion d’analyser dans de précédents articles parus sur mon blog les raisons programmées de l’échec de Jean-Marie Le Pen. Je n’y reviendrai pas.
Mais la conférence de presse de Le Pen et Aliot, relayée par Le Monde du 31 mai, laisse pantois.
Ils annoncent – à 10 jours des législatives – que la moitié des Secrétaires départementaux seront virés pour incompétence. Même si le talent ne caractérise sans doute pas certains responsables (mais à qui la faute ?), admettons qu’il existe des moyens plus pertinents pour mobiliser les troupes. Sont menacés aussi ceux qui « ont jeté des peaux de banane » sous les pas de Marine Le Pen lors des dernières élections régionales d’Ile-de-France. Décidément…
Les associations de Bernard Antony, les « cathos-tradis », et le MNR de Mégret, sont traités de groupuscules dont le FN doit se défaire. Mégret, qui a joué le jeu, cyniquement ou pas, peu importe, de l’Union Patriotique et qui a apporté des signatures à Le Pen (dont plusieurs ne furent volontairement pas déposées au Conseil Constitutionnel, idem pour celle de Christian Chaton, Conseiller général d’Alsace d’Abord), appréciera…
Connaissant Bernard Antony, j’imagine son état d’esprit, et les consignes de vote qu’il diffusera dans ses réseaux d’influence qui ne sont certainement pas groupusculaires.
Carl Lang, qui lui, défend l’idée d’un « congrès d’Epinay » de la droite nationale et identitaire, a vu Le Pen le renvoyer élégamment dans ses cordes en taxant cette idée de « connerie ».
Mais l’attaque la plus étrange d’Aliot vise ceux qui « se cachent derrière le drapeau du FN pour combattre le « lobby juif » ». Aliot souhaite s’en « débarrasser ». Diantre ! Des noms !
Bref, de pitoyables agressions publiques, non pas à l’encontre de l’adversaire, mais à destination des militants, des responsables de leur propre parti. Jupiter rend fous ceux qu’il veut perdre.
L’effondrement prévisible du FN aux législatives aura pour conséquences une crise financière insurmontable et un « remake » de « Règlements de compte à OK coral ».
Le Pen, Marine Le Pen et Aliot finiront par laisser le FN au niveau de ce qu’il fut dans les années 70.
Un cycle se clôt. Un nouveau cycle commence.
Président d'Alsace d'Abord
23:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ump, robert spieler, jean-marie le pen, sarkozy, législatives
25.04.2007
Les raisons de l'échec programmé de Le Pen :
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C'est le titre de l'article publié par Robert Spieler que nous vous invitons à lire sur son site ( Robert Spieler ). ll nous propose une analyse pertinente des résultats de l'élection présidentielle.
18:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, présidentielle, droite, france, Jean-Marie Le Pen, alsace
21.03.2007
Alsace d'Abord en congrès : Robert Spieler reprend la présidence du mouvement
Le VIIIème congrès d'Alsace d'Abord s'est déroulé samedi 17 mars. Il s'agissait, à cette occasion, pour le mouvement régionaliste et identitaire alsacien d'affirmer avec force son retour sur la scène politique locale. Si l'on s'en tient à la détermination et à l'enthousiasme des quelques 200 délégués présents, Robert Spieler, qui a été réélu à l'unanimité Président du mouvement, n'a pas trop de soucis à se faire de ce côté là. Alsace d'abord sera donc présent lors des prochaines échéances électorales, en particulier aux législatives et aux municipales.
Faisant suite à une série d'excellentes interventions sur la politique locale, en particulier celle de Jacques Cordonnier, Secrétaire Général, retraçant l'historique du mouvement et le rôle qu'il a joué depuis dix huit ans en Alsace, ainsi que celle de Fabrice Lauffenburger, président du mouvement Jeune Alsace, qui avait réuni à cette occasion une très grosse délégation de jeunes, Christian Chaton, Conseiller général de Sainte-Marie-aux-Mines et nouveau vice-président d'Alsace d'abord, insista sur la nécessité d'accentuer une implantation en profondeur du mouvement, tant sur le plan associatif qu'électoral. L'exemple, largement médiatisé, de l'association Solidarité Alsacienne dirigée par Chantal Spieler est là pour nous prouver la justesse de cette ambition.
Le congrès n'échappa pas à une réflexion approfondie sur la prochaine présidentielle. Il ne fallait pas s'attendre à une adhésion totale d'Alsace d'abord à la campagne du candidat national. Néanmoins, dans son discours d'ouverture, Robert Spieler a rappelé son appel diffusé il y a quelques semaines pour que Jean-Marie Le Pen optienne ses 500 parrainages. Appel qui fut d'ailleurs suivi d'effet au sein de son mouvement puisque Christian Chaton a donné sa signature au président du FN. Il revenait à Roland Hélie, invité en tant que directeur de la revue Synthèse Nationale, de défendre, en quelque sorte, la ligne d'"Union des patriotes". Rappelant que le véritable danger qui menace les nations européennes n'est pas le bilinguisme ou l'attribution de plus de pouvoirs aux régions mais l'invasion organisée par le système et la menace de plus en plus pressante que celle-ci fait peser sur nos identités.
La diversité des opinions exprimées lors de ce congrès auquel participaient des délégations venues de Bretagne (l'Idée bretonne avec son président, Xavier Guillemot), de Flandre (notre amie Hilde de Lobel, députée, dirigeait la délégation du Vlams Belang composée de plusieurs élus), mais aussi de Lyon, de Nice (Nissa Rebella), ainsi que Fabrice Robert, dirigeant du Bloc identitaire, qui fit une brillante intervention, prouve la vitalité et la qualité du mouvement alsacien en particulier et identitaire en général.
La presse régionale, tant écrite qu'audiovisuelle, a réservé à ce congrès un très large écho.
Source : SYNTHESE NATIONALE
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03.03.2007
Merci France 2 !
Vu ce vendredi soir à la télé : la série policière P.J. décide de s’intéresser à la soupe au lard. On s’attend au pire. Raté ! Si l’intention des producteurs de l’émission était de discréditer l’action caritative des identitaires, ils ont fait chou blanc.
Je résume l’épisode (vite fait quand même, car le scénario ne mérite tout de même pas qu’on s’y attarde). Deux SDF sont retrouvés à moitié morts après avoir consommé la soupe d’une association opportunément intitulée "France Solidarité". L’enquête bat son plein. Un faux enseignant anti-fasciste est arrêté. On découvre qu’il s’est introduit chez les « racistes » pour dénoncer la distribution d’une soupe qui rejetterait les musulmans. « Vous savez ce qu’il y a dans leur soupe ? » Le commissaire, intrigué, imagine le pire, du verre pilé peut-être… "Des lardons" ! arrrrggg !!!!
La cantinière est arrêtée. Bonne tête, plutôt pas mal, Les flics lui demandent pourquoi elle exclut les musulmans en mettant du lard dans sa soupe. Elle leur répond que les politiques et pouvoirs publics s’en occupent suffisamment comme ça et que pendant ce temps nos compatriotes dorment dans la rue et meurent de froid dans l’indifférence générale, avec une espérance de vie qui ne dépasse pas 50 ans.
Une réplique qui résume parfaitement la légitimité de notre action. Une tribune utile pour une juste cause.
Finalement, on apprend qu’un amoureux transi et éconduit de la responsable de "France Solidarité" a mis des champignons hallucinogènes dans la soupe pour se venger (On en palpite d’émotion...)
Jusqu’à vendredi soir, seulement quelques dizaines de milliers de personnes connaissaient notre action envers les nôtres, et maintenant, une série policière regardée par des millions de personnes nous décerne un prix d’excellence, sans probablement en avoir conscience.
C’est gentil quand même.
16:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, droite, alsace, Jean-Marie Le Pen, sdf, France 2, fn
14.02.2007
Une Université coranique à Strasbourg ?
Lisez l’article de Robert Spieler (1). Une pertinente étude sur les conséquences qu’aurait la création d’une faculté de théologie musulmane à Strasbourg.
Après la construction de la mosquée et son financement par la ville, le Conseil régional et le Conseil général, va-t-on demander également aux Alsaciens de financer un centre de formation d’imams pour un Islam conquérant ?
(1) Voir le blog www.robert-spieler.net.
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