01.07.2008

IMPLANTATION D'UNE MOSQUEE A EPINAL...

François Ferrier, conseiller régional (NDP) de Lorraine, nous informe du fait suivant :

images.jpgLe samedi 28 juin 2008 – commune d’Epinal ZAC des terres Saint-Jean – Pose de la première pierre d’un édifice collectif – C’est le titre de l’article de La Liberté de l'Est daté du 29 juin 2008, pour ne pas effrayer la population. En fait, il s’agit de la pose de la première pierre de la future Mosquée d’Epinal. Cet édifice de 800 m2 va permettre d’accueillir mille personnes. Edifié sur un terrain de 7 200 m2, ce lieu de culte entrera en service dans 24 mois. Son coût est de 1,5 million d’Euros, entièrement financé par des fonds privés, dont plusieurs mosquées en France.

L’inauguration s’est faite en présence du maire d’Epinal – Michel Heinrich – UMP – qui n’a apporté que le terrain (Bail emphytéotique de 99 ans), ainsi que de Monsieur Taoufik Ferchichi – président des Musulmans des Vosges (Algérien) - et de l’Imam Elhabti. Ce dernier, lors de la prière, a déclaré : « Les mosquées sont à Dieu et n’appartiennent à personne. Celui qui a fait une bonne action la trouvera, celui qui en a fait une mauvaise la trouvera également ».

Remarque : Cette future mosquée se trouve en bordure de la Zac commerciale des terres Saint-Jean, en cours d’élaboration. Une immense jardinerie y est déjà implantée, d’autres commerces – grandes enseignes, 40 au total – sont en cours d’installation. La ville d’Epinal a réalisé les viabilités (routes, assainissement, dont 1 200 places de parking). Ces places de parking seront bien utiles, notamment le vendredi pour la prière.

La ZAC commerciale Saint-Jean se transformera d’ici quelques années en Souk Saint-Jean, comme déjà le font remarquer de nombreux Spinaliens. Une nouvelle Image d’Epinal se met en place, non loin de la Cathédrale Saint-Maurice, et n’enchante pas Monseigneur Mathieu, Evêque de Saint-Dié.

Une fois édifiée, cette Mosquée sera la deuxième de Lorraine par sa dimension (après celle de Farébersviller - en photo ci-dessus, près de Forbach en Moselle).

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05.06.2008

Pas de social sans Communauté, pas de Communauté sans identité

nullFabrice ROBERT (www.les-identitaires.com)

La baisse du pouvoir d’achat est sur toutes les ondes, sur toutes les antennes, sur toutes les lèvres. Pourtant, ce à quoi nous assistons en France, ce n’est pas uniquement à la baisse du pouvoir d’achat. Ce à quoi nous assistons en France, c’est en réalité à l’une des conséquences majeures de la mondialisation : nous assistons à la tiers-mondisation de l’Europe.
En effet, la question du pouvoir d’achat est une question de peuples riches. Voir s’accroître ou chuter son pouvoir d’achat, c’est prendre du grade ou en perdre dans la société de consommation. Mais le pouvoir d’achat est rarement évoqué dans la plupart des pays du Tiers monde. La seule question qu’on s’y pose est celle que se posaient nos aïeux il y a encore 150 ans : aura-t-on assez à manger ?

Cette baisse du pouvoir d’achat n’a d’ailleurs pas la même signification pour tout le monde. Dans certaines familles, elle empêche désormais de cumuler trois téléphones portables et trois ordinateurs avec connexion internet, de changer la deuxième télévision, de partir en vacance en Crète ou en Tasmanie ou de passer le week-end à Djerba ou à Marrakech. Mais dans d’autres, les conséquences sont quelque peu différentes : si elle ne fait pas mourir de faim, cette baisse oblige à se tourner vers les produits de l’agro-alimentaire bas de gamme, d’une qualité nutritive souvent médiocre. Et là, on touche à la vitalité biologique même d’un peuple, de notre peuple !
Pourtant, la tiers-mondisation de notre pays et de notre continent n’est pas tombée du ciel ! Elle est la conséquence logique et prévisible des politiques mises en œuvre depuis des décennies, que ce soit au niveau national, ou supra national (européen ou mondial). Nos gouvernants, qu’ils se prétendent de droite ou de gauche, socio-libéraux ou libéralo-sociaux, se prosternent tous devant le même credo immigrationniste : liberté de circulation des hommes et des marchandises ! Un credo que partage l’extrême gauche altermondialiste qui, loin d’être une opposante au Système mondialisé, n’en est que la saltimbanque puérile, voire l’avant-garde. C’est d’ailleurs ce que constatait l’hebdomadaire Marianne dans son récent numéro consacré à La nouvelle pensée unique : « d’Olivier Besancenot à Laurence Parisot, de Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal, les partisans d’un nouveau recours à l’immigration ont rarement été aussi nombreux » ; L’auteur de cette Lapalissade devant reconnaître que seuls les Identitaires ne communiaient pas dans cette même foi.

Seuls opposants à cette magnifique unanimité, les Identitaires ont pour essence même de combattre la marchandisation du monde tout en faisant clairement le choix de défendre « les nôtres avant les autres ». Agissant pour et au sein du peuple et contestant l’actuelle mainmise de la gauche dans ce domaine, nous avons toujours considéré l’action sociale comme une priorité. Mais loin des discours de salon, nous avons agi sur le terrain en mettant en œuvre des projets axés sur l’entraide et la solidarité. Notre toute récente manifestation parisienne sous les fenêtres du MEDEF pour dénoncer les patrons-voyous n’en est que l’ultime exemple.
Mais que l’on ne se méprenne pas : pour nous, la question sociale ne peut se réduire à une affaire de salaires ou d’horaires de travail. Elle est la question de « l’être » et du « vouloir être ». Elle est la question de l’altérité et de la lutte. Elle est la question de l’Identité. Car sans cette question identitaire, pourquoi ne pas accepter de partir gagner trois cents euros en Inde ou de laisser, en France, son emploi à un ouvrier pakistanais ? Sans cette question identitaire, pourquoi ne pas accepter de voir des prolétaires africains exploités par un patronat apatride et sans scrupule alors que, dans le même temps, des hommes et des femmes de notre sang se retrouvent à la rue, abandonnés de tous et obligés de quémander pour ne pas crever de faim ?

Le mouvement identitaire est un mouvement social, non parce que nous plaçons le social avant l’identité, ou après, ou à côté, mais parce que pour nous le social est consubstantiel de notre identité française et européenne. Loin de se limiter aux conditions de vie matérielle de notre peuple, il englobe l’organisation même de la société : une société que nous voulons organique, hiérarchisée, harmonieuse ; Une société au sein de laquelle l’Individu abstrait et déraciné s’efface devant la Personne, c’est-à-dire l’être déterminé par ses racines, sa famille, sa communauté et par son destin propre ; Une société qui donne un sens réel aux principes d’entraide et de solidarité.

Face à l’individualisme, les Identitaires se tournent, non pas vers le « communautarisme », un « isme » de plus dont raffolent les journalistes, mais vers la communauté. La communauté, c’est la Cité sans l’Etat, le Peuple sans la Nation, la réalité charnelle, celle grâce à laquelle on pourra un jour, comme les Irlandais au début du XXème siècle, retrouver un Etat, c’est-à-dire une souveraineté, une Nation, c’est-à-dire des frontières, et donc une géographie. La communauté, ce n’est pas la secte des Bisounours où il ferait bon se retrouver entre soi pour oublier le monde extérieur. La communauté, c’est le rassemblement de milliers d’hommes et de femmes, différents parfois, mais possédant une identité commune – qu’il leur arrive parfois de décliner de façon antagoniste : celle des peuples d’Europe. La communauté, c’est bien plus qu’un parti politique. Le parti est l’une de ses expressions, l’une de ses vitrines. Il peut même être son moteur, mais en aucune manière il n’en est l’Alpha et l’Omega.

Allons plus loin ! Aujourd’hui, des millions de Français appartiennent à notre communauté sans le savoir : ceux qui pratiquent leur langue régionale, qui défendent leur patrimoine local, qui sont attachés à leurs racines et à leurs traditions. Même s’ils votent pour la LCR ou pour l’UMP, ces Français-là sont plus proches de nous qu’un électeur de Sarkozy qui se gave de rap et vit comme la racaille que son idole prétend « karchériser ».
Mettre en relation, en harmonie, en adéquation, notre mouvement identitaire et tous ceux qui pratiquent leur identité sans pour autant en avoir encore saisi les implications politiques et historiques, telle est notre mission.

04.06.2008

Paris : les identitaires tiennent leur meeting sous les fenêtres du MEDEF !

1215022996.gif(NOVOpress) L’extrême-gauche au front bas, toujours aussi prévisible dans ses méthodes comme dans ses réflexes, voulait empêcher les Identitaires de s’exprimer pour la première fois dans une réunion publique à Paris. Mal lui en a pris ! Grâce à ses méthodes de haine, le meeting identitaire qui s’annonçait comme une jolie réussite s’est transformé en une manifestation suivie d’un meeting de rue qui apparaît, d’ores et déjà, comme un formidable succès.

Explication : la salle réservée ayant subi plusieurs dégradations, son personnel d’accueil ayant fait l’objet de nombreuses insultes et menaces, les gérants des lieux avaient prévenu au dernier moment qu’ils retiraient la salle sous la pression ! Notons qu’au moment où d’autres organisations se réunissent régulièrement dans la région parisienne, les Identitaires semblent les seuls à subir de telles pressions.

Les responsables identitaires prenaient alors la décision de transformer la réunion publique sur le social en manifestation de rue pour le social, et de défiler jusqu’au siège du MEDEF, situé à un kilomètre de la salle. C’est donc sous les fenêtres du MEDEF, symbole d’un patronat voyou complice de l’invasion, que les Identitaires ont tenu leur meeting.

Finalement, il ne pouvait y avoir meilleur endroit pour tenir une réunion sur le combat social et la défense des nôtres avant les autres.

Ainsi donc, ce sont 250 personnes (300 selon la police même !) qui ont défilé derrière des banderoles durant quarante minutes jusqu’au 55 de l'avenue Bosquet où, tour à tour, Odile Bonnivard (association SDF), Jean-Baptiste Santamaria (groupe Sparte), Gaëtan Jarry (Jeunesses Identitaires), Frédéric Pichon (Europae Gentes) et Fabrice Robert (président du Bloc Identitaire) ont pris la parole. L’occasion, pour le président du Bloc identitaire, de rappeler le positionnement des Identitaires face à la question sociale en ces termes : “Le mouvement identitaire est un mouvement social non parce que nous mettons le social avant l’identité ou après ou à côté, mais parce que pour nous le social est une partie intégrante de l’identité française et européenne. Le social ne concerne pas uniquement les conditions de vie matérielle de notre peuple mais l’organisation même de notre peuple“.

Ce premier défilé, impeccablement organisé en 24 heures par les Identitaires de la région parisienne, n’a connu strictement aucun incident.

Un public à l’image du mouvement identitaire, de 14 à 80 ans, mais avec une composante forte de 20-25 ans et de 40-45 ans, dont les slogans n’ont pas laissé indifférents les nombreux badauds sur les trottoirs ou aux terrasses des cafés : «Syndicats-Patrons, complices de l’invasion », « Nous voulons, nous aurons la fin de la mondialisation ! », « L’identité, elle est à nous ! On s’est battu pour la reprendre, on se battra pour la défendre ! », ou encore « Ni trop tôt, ni trop tard ! Révolution sociale ! ».

14.05.2008

Meeting identitaire à Paris

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07.03.2008

Mario Borghezio : l’Union européenne défend la soupe identitaire...

1586238039.jpgL’organisation non gouvernementale Solidarité alsacienne, proche du mouvement régionaliste alsacien, avait prévu, le 1er mars à Strasbourg, de distribuer gratuitement une « soupe populaire » aux pauvres et aux sans abris qui se retrouvent habituellement près de la gare ferroviaire de la capitale alsacienne.

Cette action de volontariat civique a été interdite par la Préfecture locale au moyen d’un important déploiement de forces de police qui ont menacé d’arrestation immédiate l’organisatrice Chantal Spieler ainsi que les autres bénévoles.

A la lumière de ces faits, le député Mario Borghezio a posé à la Commission de l’Europe une question écrite par laquelle lui demande si elle n’estime pas que l’interdiction brutale et disproportionnée par les autorités françaises d’une simple distribution gratuite de soupe aux pauvres et aux déshérités est en contradiction avec les principes fondateurs de l’Union européenne et avec le respect des droits fondamentaux et, en outre, si la Commission de l’Europe n’estime pas que l’action caritative de l’association Solidarité alsacienne devrait au contraire être protégée et encouragée, y compris à la lumière des principes de la soi-disant « intégration sociale » soutenue par l’Union européenne.

« Cette action de volontariat civique, que nous avions déjà réalisée voici un an à Turin – poursuit Mario Borghezio – il faut la reprendre à grande échelle dans toute la Padanie avec le soutien de nos associations telles que la Garde Nationale Padane et les Volontaires verts. »

Mario Borghezio
Chef de la délégation de la Ligue du Nord au Parlement européen
Bruxelles, le 06 mars 2008

Traduit de l’italien par Edouard Giraud pour Novopress France

20.10.2007

Solidarité Alsacienne relance la soupe

a5533fd20595d793eef0105f456038cb.jpgNous étions ce soir Place de la gare à Strasbourg où 25 militants étaient rassemblés autour de la grande banderole de Solidarité Alsacienne, en présence de Robert Spieler et des responsables de notre association, afin de distribuer aux sdf des produits garantis ni hallal ni casher !

Ce fut un grand succès, quand on sait que de nombreux militants alsaciens sont présents ce week-end à la réunion de Terre et Peuple à Paris et ne pouvaient donc être des nôtres ce soir.

Le programme des prochaines semaines est chargé : le premier anniversaire de la revue Synthèse nationale, samedi 27 octobre à Paris, organisation d’une nouvelle distribution de soupe identitaire à Strasbourg la semaine suivante et les 10 et 11 novembre, réunion de la Fédération régionaliste et identitaire en Bourgogne. Les alsaciens seront nombreux à participer à ces évènements.

Bref ! Le combat identitaire se poursuit et se développe en Alsace.

Chantal Spieler

 

18.10.2007

LA RENTREE DE SOLIDARITE ALSACIENNE

e2bb7e7676dc804c398f08e0441be303.jpg

Rendez-Vous Samedi 20 octobre à 19 H

Place de la gare à Strasbourg

Nous retrouverons nos amis SDF

pour un casse-croûte identitaire

Garanti ni hallal ni casher !

SOLIDARITE ALSACIENNE : LE RETOUR !

Chers amis, 777e0441c54ab30596db6a38303c3a83.jpg

Avec l’arrivée de l’automne, nous voici de retour sur le pavé strasbourgeois.

Si cela ne fait pas plaisir à tout le monde, nous savons assurément, et c’est cela seul qui importe, que notre présence sera saluée avec joie par les (hélas !) toujours plus nombreux sdf que nous croisons dans les rues.

Rien ne s’arrange sur ce front là. Les gesticulations médiatiques de l’hiver dernier d’un acteur inconnu en mal de notoriété auront peut-être secoué quelques bonnes volontés. Mais la bienveillance aussi soudaine qu’électoraliste du ministre candidat Sarkozy n’a pas résisté aux vacances de luxe qui lui furent offertes une fois élu par un milliardaire à la personnalité aussi clinquante que son rafiot.

On apprend ainsi que l’amendement Mariani qui prévoyait d’exclure les immigrés clandestins (quand on est poli, on dit « sans papiers » mais cela nous échappe) des centres d’hébergement, vient d’être retiré. Par son auteur bien sûr, tout contrit d’avoir provoqué des vapeurs à Madame Boutin et d’avoir chiffoné les représentants de quelques associations caritatives dont le sectarisme n’est plus à démontrer.

Bref, on repart à zéro. Les nôtres passeront encore l’hiver dans la rue, faute d’avoir accès aux centres d’hébergement envahis par les chouchous de l’ordre charitable que pilotent les kapos de l’anti-racisme. Brimés, insultés, rudoyés, rackettés, nos frères européens préfèrent encore affronter le froid et les engelures. Et pour ceux qui ont l’habitude de partir en maraude les nuits d’hiver pour leur apporter couvertures et réconfort, le constat est édifiant : les miséreux européens sont bel et bien les seuls à vivre ce cauchemar.

Tout le monde s’en fiche. La charité officielle répand cet absolu parfum de cosmopolitisme qui rassure le bourgeois.

Pas nous ! Et c’est pour cela que nous sommes chaque hiver dans la rue, pour dire à nos frères que leur misère est aussi la nôtre, que nous partageons leurs peines, que notre fidélité est taillée dans la roche et que nous ferons un bout de chemin avec eux aussi longtemps qu’ils le voudront.

Chantal Spieler

08.05.2007

Pourquoi sommes nous identitaires ?

(Article publié dans ID mag N°1)

medium_medium_prise_de_tete.3.gifParmi les postulats fondamentaux du monde moderne, il y en a un central : celui de " L'émancipation individuelle " ! Ce postulat libertaire est tellement au cœur des sociétés contemporaines occidentales, qu'il ne vient à l'esprit de personne d'en dénoncer le principe.

C'est un fait acquis, qui oserait s'opposer à ce que chacun puisse s'émanciper librement ? Or, comme l'avait parfaitement souligné G. Orwell, les mots sont ici capitaux. Car le terme d'émancipation, implique une idée d'arrachement, de rupture ou encore de délivrance à une contrainte. En couplant le terme d'émancipation avec celui d'individu, l'association sémantique ainsi formée introduit une opposition insidieuse entre l'individu et les siens. Les autres, qui constituent le groupe au sein duquel chacun évolue, sont présentés comme exerçant une entrave au libre et total accomplissement de soi. Citons ici comme exemple, cette vision libérale exprimée en quelques mots par Nicolas Tenzer : " Une société purement communautaire serait une contradiction dans les termes. [...] On recréerait, sous couleur de l'adhésion volontaire et du respect des spécificités culturelles de chacun ou de l'autodétermination, un système contraignant de normes, de droit ou par le biais du contrôle social, dont toutes ne constitueraient pas le minimum requis à la vie en société. Il ne peut y avoir d'émancipation si les références culturelles, morales et politiques préexistent à cet acte. "(1) Nous mettons ici le doigt sur le dogme central de la modernité. L'émancipation individuelle passe donc nécessairement par une opposition frontale avec sa communauté d'origine, son groupe d'appartenance ou sa propre famille. Toutes lois ou tout actes visant à affaiblir, ou même à démanteler, ces corps sociaux intermédiaires sont alors, pour un libéral-libertaire, jugés comme salutaires. Ils sont même, si on lit attentivement Tenzer, présentés comme un impératif à toute société libérale et progressiste. C'est ici que se rejoignent José Bové et Jean-Marie Messier. Jean-Claude Michéa, dans son ouvrage " Orwell, anarchiste tory ", a parfaitement identifié le potentiel subversif contenu dans ce concept d'émancipation individuelle. Il écrit : " Tout se passe dés lors comme si l'individu ne pouvait devenir lui-même et accéder à l'humanité authentique que par une rupture nécessairement douloureuse avec un milieu familial, social, ou géographique supposé par définition hostile et aliénant. Cela revient à dire que l'individu que les logiques glacées du Capital ont arraché à ses proches ou à sa région d'origine, pour le vouer aux différentes formes de l'Exode ou de l'Exil, devient par là même l'emblème de la condition humaine voire de la Rédemption. Dans cette manière de voir, la constitution d'un marché mondial unifié, où les individus s'épuiseraient à circuler sans repos sur le modèle des marchandises et des capitaux, finit par être interprétée comme l'énigme résolue de la liberté humaine et la fin réalisée de l'Histoire. Autrement dit, ce qui était au départ une position philosophique parfaitement légitime (l'homme peut se soustraire au déterminisme) risque, lorsqu'on la traduit dans les catégories de "l'arrachement", de s'accomplir en éloge naïf du capitalisme généralisé (façon United Colors Of Benetton), tel qu'on en trouve, par exemple, toute une série de descrïptions fascinées dans les nombreux ouvrages de J. Attali. " Tout est dit et par là tout s'explique !

La technostructure contre les communautés authentiques

En effet, L'Etat jacobin puis ensuite la technostructure ont toujours organisé la destruction des communautés constituées et quand, malgré tout, ces communautés persistaient à résister, elles en ont alors tout simplement niées l'existence. Clairement, l'objectif était de déjouer la constitution de corps politiques intermédiaires échappant au contrôle de la technostructure. C'est à dire la naissance autonome d'organisations sociales autres que des syndicats complices ou des ONG subventionnées. Il fallait empêcher l'apparition de tout intermédiaire entre d'un côté l'Etat et les transnationales et de l'autre des individus isolés et impuissants. Le principe attrayant d'émancipation individuelle aura donc essentiellement permis de couvrir les pires ethnocides culturels et religieux. On aura caché derrière le rideau pimpant de la libération de l'homme, de la femme et de son corps, un projet historiquement unique d'appauvrissement des relations humaines interpersonnelles. L'individualisme moderne n'est pas une incidence. Il aura été organisé et planifié. Vue sous cet angle, la récente crispation laïcarde des élites républicaines prend un autre sens. Il ne s'agit plus de préserver les libertés de chacun, mais bien d'empêcher la naissance de tout sentiment individuel d'identité susceptible d'aboutir à un regroupement communautaire. Le discrédit jeté, tout d'un coup, sur le terme de " communautarisme " prend ici toute sa signification. Il ne faut surtout pas que les individus, au lieu de s'opposer les uns aux autres dans une compétition concurrentielle perpétuelle, puissent se regrouper librement et s'entraider mutuellement dans le cadre d'une solidarité spontanée de groupe. Toutes formes de solidarité qui échappe au contrôle des organismes sociaux d'Etat et de l'assistance publique constituent donc une menace pour le principe d'émancipation individuelle et la stabilité du système marchand. En fait, elles ôtent surtout à l'Etat la légitimité de son ingérence technocratique. Marcel Gaucher a soulevé un paradoxe inhérent au principe d'émancipation individuelle contenu, selon lui, dans le projet politique des droits de l'homme. Il écrit : " le règne singulier de l'individu suppose l'empire général de l'Etat. [...] Ainsi la possession d'eux-mêmes rendue aux individus [ne se réalise-t-elle] que moyennant une dépossession insidieuse au profit de l'instance destinée à gérer ce pouvoir commun. Plus s'approfondit le droit des hommes sur la définition de leur société et plus l'emprise organisatrice de l'Etat bureaucratique, sous couvert de leur en permettre l'exercice, leur en dérobe, en fait, la faculté."(3) L'atomisation des initiatives politiques et sociales en autant d'individu-roi conduit immanquablement au renforcement des prérogatives coercitives de l'Etat.

Aucune opposition ne peut émerger hors d'une communauté vivante

Or, pour qu'une communauté existe, pour qu'elle puisse peser politiquement, pour qu'elle trouve la force d'entrer en résistance contre les forces établies de l'État ou des oligarchies financières, cette communauté doit se retrouver autour d'une identité commune. Cette identité, qu'elle soit linguistique, ethnique, religieuse, sociale ou tout cela à la fois, s'articule d'abord autour d'un héritage ou d'un passé auquel chacun de ses membres adhère et dans lequel tous s'identifient. Ainsi, une communauté qu'elle soit villageoise ou de quartier, ouvrière ou rurale, nationale ou régionale ne peut exister que si elle enracine sa cohésion dans une identité nécessairement partagée et qui ne doit pas être vécue passivement. Cette communauté n'existe que par l'acte d'adhésion en permanence renouvelé de ses membres. Aucune identité véritable n'existe si celle-ci n'est pas active, affirmée et partagée. L'histoire nous démontre qu'aucune force politique alternative et agissante n'a réellement pu exister sans la constitution d'un groupe d'hommes et de femmes soudés autour d'une identité commune, active et historique. La classe ouvrière, qui fut la dynamique centrale du PCF, n'était rien d'autre qu'une communauté soudée autour d'une forte identité : même condition sociale, mêmes références culturelles et populaires, mêmes origines, mêmes croyances et même destin partagé entre tous ses membres ! La classe ouvrière n'était pas autre chose que la dernière réelle communauté active engendrée par la modernité capitalistique elle-même. Plus qu'une classe, elle était une communauté ouvrière en soi !

La lutte pour l'identité, un combat d'avenir

Aujourd'hui, nous entrons dans l'ère de la post-modernité individualiste, d'où toute véritable communauté, même ouvrière, semble avoir disparue (hormis celles dérivées d'une immigration extra-européenne massive). Cette absence laisse les élites technocratiques sans contre pouvoir susceptible d'endiguer leurs velléités de contrôle des esprits et d'ingérence sociale. Le processus d'individualisation est désormais entré dans sa phase terminale. Sachons cependant, pour reprendre les mots de Chesterton, que " Rien n'échoue comme le succès ". Voilà pourquoi la lutte pour l'identité sera au cœur du combat politique de demain. C'est seulement par lui que pourra s'amorcer un réveil populaire contre les tentations totalitaires des régimes européens technocratiques. Voilà pourquoi le combat identitaire n'est pas une lubie de bobos en quête de hobbies spirituels mais bien l'axe central, le pivot et le point de départ d'une lutte bien plus vaste pour les libertés sociales, interpersonnelles et collectives. Au nom de la justice sociale et des libertés humaines élémentaires, il devient désormais impératif de rompre avec le concept subversif d'émancipation individuelle et à travers lui de s'opposer au projet plus vaste de la politique des droits de l'homme. Mais cet impératif de rupture n'est pas seulement d'ordre politique, il est également d'ordre moral et existentiel. Car si l'émancipation individuelle, comme nous l'avons vu, consolide la domination de la technostructure, elle ne le fait qu'au prix d'une misère affective, morale et spirituelle inégalée dans l'histoire de l'humanité. Tout le paradoxe contenu dans les maux de la modernité se trouve ici résumé : Jamais les hommes n'auront été à la fois aussi bien portants et aussi malheureux. L'indéniable misère morale du monde moderne, désormais ressentie par tout le monde, ouvre une période de crise historique. Nous vivons un tournant intellectuel et spirituel. Ici encore, la modernité en crise interpelle le concept même d'Identité.

La misère morale du monde moderne

Constatant qu'en Occident le taux de suicide ne cesse de croître depuis deux siècles, Paul Masquelier affirme que " La racine fondamentale du phénomène du suicide et de la vague de déshérence qui lui est corollaire doit donc très certainement être imputée en premier lieu à l'effritement des rapports communautaires. "(3) Face à l'angoissante solitude de l'individualiste noyé dans l'immensité sociale, l'homme moderne navigue à vue, incapable de trouver dans son isolement le moindre repère pour avancer. Au-delà d'une boulimie acheteuse ou de la thérapie du shopping, l'explosion de la consommation des anxiolytiques révèle une crise existentielle profonde que tous les médicaments du monde s'avèrent bien incapables de résoudre. Cette émancipation, par arrachement, a en définitive isolé l'individu et l'a ensuite dépossédé de son identité pour le précipiter dans une fuite consumériste de nature pathologique. Or, comme l'affirme Alain de Benoist " Il n'y a pas d'identité seulement à partir de soi ". Identité individuelle et Identité collective sont indissociablement mêlées. On construit son identité par rapport à sa relation avec les autres. Michael Walzer écrit : " Dans bien des domaines, la vie associative n'est pas le fait d'un héros libéral, d'un individu qui serait en mesure de choisir ses propres allégeances. Au contraire, un grand nombre d'entre nous se situent d'ores et déjà dans des groupes qui pourraient bien s'avérer déterminants. "(4) Nous reconnaissons que ces associations involontaires ne sont certes pas une détermination absolue. Cependant, le crime essentiel des idéologies progressistes, réside justement dans cette volonté de nier ces associations involontaires. Le dictat de la " non filiation " identitaire ouvre ainsi la voie à tout les excès. Sus à la famille ! Dressons les femmes contre leurs maris, puis contre leurs enfants ! Traquons toutes expressions religieuses trop ostentatoires, toutes affirmations identitaires trop visibles ! A bas les communautés ! Discréditons toutes revendications régionalistes, identitaires ou religieuses ! Mort aux coutumes et à tous les codes moraux hérités du passé ! L'enfant contre ses parents, la femme contre son mari, les hommes les uns contre les autres ! Les causes de conflits et de division se sont désormais immiscées à tous les niveaux de l'existence, jusque dans la sphère privée et familiale. La lutte contre les autres est maintenant totale et sans répit.

Réalisation personnelle contre émancipation individuelle

L'idéologie dominante prétend que l'identité relève exclusivement du choix personnel. Nous contestons ce dogme. C'est en ça que le combat identitaire revêt un caractère " métapolitique ". Il renvoie à une autre conception de la nature humaine. Face au postulat de l'émancipation par arrachement aux siens, nous affirmons au contraire que pour prendre son envol, une bonne vie a surtout besoin d'amour, de solidarité charnelle, de croyance intemporelle ainsi que d'une identité réelle, filiale et historique. Nous opposons au postulat de l'émancipation individuelle le principe de la réalisation personnelle. Pour se réaliser personnellement, tout homme doit pouvoir s'intégrer au sein d'un groupe, s'y identifier et y trouver sa place. Qu'importe que ce groupe se constitue autour d'une origine ethnique, d'une communauté religieuse ou d'une identité régionale. Nous affirmons qu'il n'y pas d'un côté des individus et de l'autre l'Etat. Toute bonne sociabilité et véritable citoyenneté ne peut se réaliser que dans le strict respect d'une superposition successive d'identités complémentaires de type familiale, religieuse, régionale, nationale et civilisationnelle, vécues pleinement et librement, et qui cohabitent selon une naturelle hiérarchie affective.

L'impérative réactivation du sentiment identitaire

Notons cependant qu'à force d'acharnement liberticide le postulat d'une identité construite " à partir de soi " tend de plus en plus à devenir une réalité. La modernité triomphante, " par dissolution progressive des rapports organiques et l'effacement des repères, implique désormais que l'individu soit tenu d'intervenir lui-même dans ses choix identitaires. C'est-à-dire qu'en dernier lieux, mon identité requiert un acquiescement de ma part. "(5) Ce dernier point doit nous interpeller, nous autres identitaires. Il signifie qu'aujourd'hui toute appartenance, même héritée, ne devient une identité effective que par un acte d'adhésion individuel. Il n'y a plus d'identité passive ! Pour être agissante, une identité doit désormais être active, affirmée et revendiquée. Notre action militante doit donc passer par une réflexion sur les moyens de réactiver, chez nos concitoyens, cet acquiescement identitaire au niveau individuel. Les routes pour y parvenir seront multiples et c'est peut-être là justement que réside toute notre force !!!

Karl Hauffen

(1) Nicolas Tenzer " Les valeurs des modernes " - Edition Flammarion
(2) Marcel Gaucher " La démocratie contre elle-même " - Gallimard
(3) Paul Masquelier " Scènes de déprime dans le monde actuel " - Elément N°114
(4) Michael Walzer " Raison et passion. Pour une critique du libéralisme " - Circé
(5) Alain de Benoist " L'identité ne doit pas être un ghetto "- Elément N°113

16.02.2007

HIC ET NUNC !

medium_concert_rap.2.jpgOu l’art de démoraliser l’ennemi.

 

Nos camarades du Bloc identitaire et de Nissa Rebela ont gagné : le Nice rap contest n’aura pas lieu.

 

Ce concert rap qui devait réunir 2.500 personnes prévu samedi à Nice est annulé par le producteur Seif Ben Amar : « Nous avons été pris pour cible par des extrémistes de droite » pleurniche-t-il.

 

Tant mieux !  Bien fait !

 

« J’baiserai la France jusqu’à ce qu’elle m’aime » ou « on nique la France sous une tendance de musique populaire ». C’est avec quelques amabilités de ce genre que les rappeurs Mac Tyer ou Dj Boudj (ancien du groupe Sniper qui avait déjà dû annuler une tournée grâce à l’action d'Alsace d'Abord et des identitaires), s’apprêtaient à déverser leurs torrents de haine. Sur un public jeune, naïf et surtout intoxiqué par des émissions débiles de télé et de radio avec des animateurs limite analphabètes qui ont bien compris le génie poétique ( !) de ces gogols crasseux qui perdent leur froc.

 

« Faisons entendre notre voix avec courtoisie mais avec fermeté ». Ce mot d’ordre du Bloc identitaire a été suivi d’effet : 40.000 tracts, mails et coups de téléphone, une opération de lobbying réussie. Hic et Nunc ! Ici et maintenant nous dit Fabrice Robert : "chaque victoire - aussi petite soit-elle – est une reconquête partielle de notre territoire et de nos libertés".

 

Chantal Spieler

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