23.10.2007
LE RENDEZ-VOUS DE LA DROITE NATIONALE ET IDENTITAIRE
SAMEDI 27 OCTOBRE, PARIS
COMMENT DEFENDRE
NOTRE IDENTITE ?
1er anniversaire de la revue Synthèse nationale
Théâtre de l'Asiem (6, rue Albert de Lapparent 75007 )
De 13 h. 30 à 18 h. 00
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19.09.2007
Tribune libre : Nationaux-républicains ou nationaux-cosmopolites ?
La « diversité » a aujourd’hui le vent en poupe.
Il suffit d’écouter attentivement les discours des hommes politiques, des publicitaires ou encore des chefs d’entreprise pour comprendre à quel point ce concept est devenu aujourd’hui incontournable. Mais, derrière les bons sentiments, se profile une politique destinée à favoriser les personnes d’origine étrangère au détriment des Français de souche. Au nom de la « diversité », on pratique la discrimination positive en espérant que cela pourra accélérer une assimilation qui tarde à faire ses preuves.
La « diversité » est tellement importante qu’il est désormais possible de la retrouver dans les intitulés de fonctions au sein des entreprises. Jean-Claude Legrand est, en effet, le Directeur mondial de la Diversité chez L’Oréal.
Dans une interview accordée à Novopress (source : http://fr.novopress.info/?p=9079), Jean-Claude Legrand a confirmé les propos tenus par Jean-Paul Agon, le Président-Directeur général du géant des cosmétiques (1), et a évoqué une politique de « discrimination positive spontanée » tout en déclarant : « Nous, ce qu’on veut, c’est donner sa chance à Mouloud ! ».
Une politique plébiscitée au début de l’année par l’Observatoire contre les Discriminations qui, à la suite d’un audit, affirmait : « chez L’Oréal, les personnes d’origine ethnique différente ont plus de chances que les autres d’être recrutées ». (2)
Pour ma part, je considère que lorsqu’on introduit dans la notion de « diversité », la volonté de recruter sur le sol français des personnes au seul motif qu’elles ne sont pas françaises ou d’origine étrangère, ceci ne relève pas du management d’entreprise mais obéit à une vision idéologique de l’entreprise, de la société et de la nation.
La « diversité » a aujourd’hui également le vent en poupe au sein de ce qu’il est convenu d’appeler la droite nationale, notamment à travers sa composante national-républicaine. Lors de la première Université d’Egalité et Réconciliation – structure animée par Alain Soral –, on a pu entendre qu’il ne fallait pas considérer l’Islam comme un danger, que les Arabo-musulmans, présents sur notre sol, pouvaient devenir des Français à part entière et qu’au final, il convenait de défendre le « parti du peuple français dans sa diversité ethnique et religieuse ».
Ces propos constituent, au mieux, une démission, au pire, une véritable trahison. En effet, si le « républicain » Alain Soral reste, de son côté, fidèle à sa ligne idéologique originelle, on pourra davantage s’étonner des nouveaux positionnements de certains de ses « compagnons de route », positionnements qui ne manquent pas de ressembler à une abdication en rase campagne face à l’invasion migratoire. En acceptant comme acquise la présence de populations étrangères sur notre sol, on se fait le complice des politiques de libéralisme économique favorisant l’immigration. Une situation étrange lorsque, dans le même temps, on se prétend être un adversaire acharné du libéralisme. En baissant les bras aujourd’hui, en considérant l’invasion comme secondaire, on accepte implicitement le suicide de l’identité européenne.
Par ailleurs, le discours des nationaux-républicains sur « L’Islam de France » ne semble pas très éloigné de celui défendu par Nicolas Sarkozy, personnage qu’ils prétendent aussi combattre avec force. C’est bien ce dernier qui a favorisé l’institutionnalisation de l’Islam en France à travers la mise en place du CFCM (Conseil Français du Culte Musulman).
Enfin, quand on voit l’assistance présente lors de l’Université d’Egalité et Réconciliation et qu’on analyse toute la communication faite autour des ralliés quelque peu « atypiques » (et de préférence d’origine extra-européenne), on en vient à se demander si la discrimination positive – autre concept cher à Nicolas Sarkozy – n’est pas aussi à l’œuvre dans les rangs nationaux-républicains.
Défense d’une France multi-ethnique et multi-confessionnelle ; Acceptation du développement d’un « Islam de France » ; Désintérêt pour l’invasion étrangère sur notre sol ; Au fond, qu’est-ce qui peut encore bien distinguer le gouvernement libéral au pouvoir d’avec les nationaux-républicains ? Ne faut-il pas aujourd’hui parler de nationaux-assimilationnistes ou plutôt de nationaux-cosmopolites ?
Que les choses soient bien claires. Les Identitaires ne marchent pas à l’utopie et ne rêvent donc pas d’un âge d’or quelconque. Nous savons que le visage de l’Europe a déjà changé suite aux politiques d’immigration voulues par des gouvernements criminels et sans scrupule, ceci à l’insu des peuples du vieux continent.
Mais nous voulons sauver ce qu’il est encore possible de sauver. Nous devons donc nous battre pour défendre notre identité européenne et faire en sorte que les Européens soient encore maîtres chez eux demain. Ce qui ne consiste pas à nier la présence immigrée ni à la montrer du doigt pour expliquer tous les problèmes du temps, mais à tout mettre en oeuvre pour la circonscrire au maximum afin qu’elle redevienne un phénomène limité et marginal ne transformant pas les structures traditionnelles et les fondements culturels de notre civilisation par l’imposition de règles et de modes de vie étrangers à notre nature, au travers de l’Islam notamment.
Pour finir, il me semble utile de préciser que les Identitaires sont aussi favorables à la défense de la diversité, car c’est bien celle-ci qui fait la richesse de l’humanité. Mais cette notion de diversité ne doit pas devenir une arme contre notre propre identité.
Pour nous, accepter la diversité, c’est défendre aussi bien une Europe européenne, une Afrique africaine qu’une Asie asiatique.
Fabrice ROBERT
Président du Bloc identitaire
(1) « L’Oréal fait de la discrimination positive et l’assume (…) aujourd’hui, lorsque nous rencontrons un candidat qui a un prénom d’origine étrangère, il a plus de chances d’être recruté que celui qui porte un prénom français de souche. ». Le Monde du 12 juillet 2007
(2) http://www.respectmag.fr/spip.php?article329
NDLR : Nous revenons largement sur cette affaire L'Oréal dans le prochain numéro de la revue Synthèse nationale, qui sort samedi...,
11:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, robert spieler, identitaire, strasbourg, mnr, jean-marie le pen
28.08.2007
Turquie : Sarkozy se couche...
Sarkozy avait réussi à attirer à lui une part importante de l’électorat « national » en affirmant haut et fort qu’il s’opposait à l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne , « la Turquie n’étant pas européenne ».
Il vient de déclarer aujourd’hui, alors que le parlement turc vient de porter à la présidence de la République un islamiste inconditionnel « qu’il ne s’opposait pas à la poursuite des négociations avec Ankara »
Il est vrai que Sarkozy vient d’avoir l’immense honneur d’être invité par Bush à déjeuner.
Il est vrai que les Etats-Unis et Israël ont toujours oeuvré pour l’intégration de la Turquie dans l’Union Européenne.
Il est vrai que l’intégration de la Turquie dans l’U.E signifierait la mort de l’Europe de la puissance.
A votre avis, pour qui roule Sarkozy ?
00:42 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, alsace, robert spieler, jean-marie le pen, droite, identitaire, france
09.08.2007
Mais à quoi joue Le Pen ? A quoi sert encore le FN ?
Le Pen Sarkozyste ? On pouvait le croire en écoutant ses commentaires sur RTL, mardi 7 août : Sarkozy tient « un certain nombre de ses promesses électorales. Chacune de ses actions est mûrement réfléchie, pesée, très bien informée et jusqu’ici assez bien réalisée, il faut le dire ». Le Pen n’hésite pas à lui trouver « un certain charme ».
Quelles promesses électorales Sarkozy à t-il tenues ?
- Le micro traité européen ? Il n’a pourtant pas osé évoquer, malgré ses précédentes rodomontades, son « opposition » à l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne.
- L’avancée de son projet « d’union méditerranéenne » qui l’a amené à se rendre en Algérie saluer son « ami » Bouteflika et en Lybie vendre des missiles pour des milliards d’euros au dictateur fou Khadafi ?
- Quant à ses vacances pour multimilliardaire aux Etats-Unis, on y retrouve là le symbole de ses accointances avec le grand capital mondialiste…
Certes, Sarkozy est en train de tenir ses promesses à l’égard des plus riches, et Le Pen n’y trouve évidemment rien à y redire.
Or, en politique, le principe absolu, si l’on souhaite vaincre, est, comme l’a démontré Julien Freund, de désigner l’ennemi et de le combattre. Lorsque l’on encense l’adversaire, les éloges, fussent-ils même justifiés, le renforcent tout en décourageant et en désespérant nos propres troupes : la défaite est certaine. Relisons à cet égard Sun Tzu (de l’art de la guerre), qui analyse les diverses façons de vaincre, sans même avoir à combattre.
Si une élection présidentielle avait lieu aujourd’hui, gageons que Le Pen n’atteindrait pas 5%. Tant de combats, de dévouements militants, de sacrifices pour en arriver là… Tout ça pour ça …
Le fait que Le Pen ait été reçu à l’Elysée le 20 juin, jour de son anniversaire, aura t-il suffi pour transformer le lion en agneau ? Espère t-il obtenir un strapontin au gouvernement pour sa fille Marine ? Perspective absurde.
Laissons la cruelle conclusion à Christophe Forcari, de Libération : « Ainsi, après avoir fait main basse sur près d’un million d’électeurs lepénistes, Sarkozy parvient même à ôter à Le Pen sa virulence habituelle, visiblement amadoué après une simple visite à l’Elysée ».
A quoi sert encore le Front National ?
Robert Spieler
12:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, jean-marie le pen, robert spieler, identitaire, alsace, jean-françois touzé, droite
30.07.2007
Entretien avec Robert Spieler, paru dans Rivarol n°2820 du 20/07/2007
RIVAROL : Robert Spieler, vous êtes fondateur et président d’Alsace d’Abord créée en 1989 après avoir été député du Front National de 1986 à 1988. La droite nationale a connu des résultats très décevants lors de la présidentielle et des législatives. Quelles en sont à votre avis les raisons ? Robert SPIELER : Les raisons de cet échec ne datent pas d'aujourd'hui et s'expliquent de deux façons.
- La première tire son essence du mode même de fonctionnement et d'organisation de ce mouvement : centralisme non démocratique, principe du chef absolu n'autorisant aucun débat, ambiance de courtisanerie, exclusions de ceux qui démontrent un esprit un tant soit peu critique ou rebelle. Je garde toute mon estime pour Le Pen, avec ses immenses talents, mais regrette ses considérables défauts qui ont empêché le Mouvement National de prétendre au pouvoir. Des centaines de femmes et d'hommes de qualité ont été amenés à quitter le FN. Le départ de Mégret, quels que soient les reproches qu’on peut lui faire, et de celui des meilleurs cadres, a été un désastre. J'ajouterai le manque quasi total d'implantation locale du FN, conséquence logique de son mode de fonctionnement. Est-il normal qu'un mouvement qui rassemblait des millions d'électeurs n'ait aucun maire et très peu de conseillers municipaux? Il ne faut pas chercher plus loin les raisons des difficultés de réunir 500 parrainages et celles de relayer le message sur le terrain.
- La seconde raison de l'échec du FN réside dans son absurde repositionnement politique en 2007. Aller honorer Clemenceau, que j'ai qualifié de "géniteur d'Hitler" (1) pour son refus de signer la paix dès 1916 avec l'Autriche-Hongrie, ce qui aurait pu empêcher la mort de millions d'européens ; rendre hommage à la Révolution à Valmy ; expliquer, sur la dalle d'Argenteuil, que les immigrés non européens sont des "branches de l'arbre France" (tout en attaquant les origines hongroises de Sarkozy, ce que les fils et petits-fils des immigrés polonais, italiens ou espagnols électeurs du FN auront apprécié...). Les insultes de Marine Le Pen et de Louis Aliot à l'encontre des régionalistes (le communautarisme musulman comparé au "communautarisme" alsacien!). Et enfin ces agressions à l'encontre des "groupuscules" "cathos-tradis", qui étaient pourtant des fidèles d'entre les fidèles.
Tous les ingrédients menant au désastre étaient réunis. La redoutable habileté de Nicolas Sarkozy a suffi pour faire s'écrouler le château de cartes.
R. : Face à la situation très difficile où se trouve actuellement notre mouvance, que peut-on faire d'utile actuellement ? Sur quels fondements, avec quel projet et avec quel mode d'organisation et de direction peut-on reconstruire ?
R.S. : Certainement pas sur les modes d'organisation que la mouvance nationale a subi depuis plus de 20 ans (centralisme, manque de concertation avec les fédérations...). Nous devons aussi nous débarrasser de la fascination pour l'autoritarisme et la recherche de l'homme providentiel. Comme le disait fort justement Bernard Anthony dans une récente interview à Rivarol, "un peuple n'a certes qu'une fois dans son histoire une Jeanne d'Arc ou un saint Louis". Nous devons absolument sortir de ces comportements typiques d'une certaine "extrême droite" : arrogance et mépris envers ceux qui ne pensent pas rigoureusement comme vous, misérables guerres de chapelle, tendances groupusculaires, provocations imbéciles qui renforcent l'ennemi. Sans tomber dans les dérives de la démocratie dévoyée qu'illustrent les querelles incessantes chez les Verts, nous devons nous orienter vers un fonctionnement démocratique "athénien" où des "égaux" cooptés ou élus prendraient les décisions. Une coordination de toutes les forces régionalistes, nationalistes et européennes, pratiquant l'absolu respect des convictions de chacun, basée sur un socle qui est le plus grand dénominateur commun : la défense intransigeante de nos identités. Quand je dis coordination, je veux aussi parler du rôle essentiel de la presse nationale et identitaire et de tous ceux qui, chacun à leur niveau, défendent notre idéal. Sans exclure quiconque, si ce ne sont les provocateurs et ceux pour qui le chêne français peut supporter des branches de palmier...
R. : Parmi les initiatives récentes, il y a eu fin juin l'annonce officielle de la création d'une Fédération identitaire. D'aucuns ont été surpris de ne pas vous voir apparaître dans cette entreprise où sont présents plusieurs personnalités d'Alsace d'Abord. Pouvez-vous nous dire pourquoi et, plus largement, que pensez-vous de cette première tentative de regroupement ?
R.S. : J'encourage cette initiative qui a pour objectif de vouloir rassembler les mouvements régionalistes. Mes amis Fabrice Robert, Président du Bloc Identitaire, Christian Chaton, Conseiller Général d'Alsace, et Jacques Cordonnier, Secrétaire Général d'Alsace d'Abord, participent à cette initiative. Je crois cependant en l'ardente nécessité d'aller plus loin et de rassembler à terme, en une coordination au fonctionnement souple, toutes les forces, réseaux, mouvements, revues, et individus autour du plus grand dénominateur commun : le combat intransigeant pour notre identité, la lutte contre le mondialisme libéral qui détruit nos emplois et nos peuples, et résistance contre la décadence. Dans mon esprit, cela signifie le rassemblement sans exclusives des régionalistes, comme des nationalistes et de ceux pour qui l'Europe de la puissance est la grande espérance. Il ne s'agit pas aujourd'hui de construire un parti, mais de fédérer des énergies dans le respect absolu des différentes sensibilités, dans le but de mener des réflexions et des actions communes. Notre milieu a besoin d'une véritable révolution culturelle. Le temps des invectives, des groupuscules détenteurs de la Vérite ou des provocateurs qui mettent en danger toute notre communauté doit être clos. Des modèles dans la presse nationale nous montrent la voie : Rivarol, dont je n'oublierai jamais qu'à l'âge de 16 ans il a profondément contribué à ma formation idéologique, le Choc du Mois de Jean-Marie Molitor et Bruno Larebière, excellent d'ouverture et de talent, et enfin la revue Synthèse Nationale (2), dirigée par mon ami Roland Hélie, qui donne la parole à toutes les composantes de notre mouvance.
R. : S'agissant plus précisément de votre mouvement Alsace d'abord, pouvez-nous nous en rappeler brièvement l'historique, les grands axes de combat et quels sont vos projets dans l'avenir immédiat, tant sur le plan électoral que celui du domaine des idées et de la formation des cadres ?
R.S. : J'ai été élu député FN en 1986. Je garde d'excellents souvenirs de cette époque, dont l'exaltante campagne présidentielle de 1988 pilotée par l'équipe de Bruno Mégret dont je faisais partie. J'ai quitté le FN en 1989, avec la quasi-totalité des cadres alsaciens, ne pouvant plus supporter les humiliations que notre fédération, une des plus dynamiques de France, avait eu à subir depuis la disparition tragique de Jean-Pierre Stirbois. J'étais aussi en profond désaccord avec la dérive de plus en plus jacobine (déjà) de Le Pen. Avec Jacques Cordonnier, nous avons crée Alsace d'Abord. Nous avons obtenu 2 élus et près de 6% des voix aux élections régionales de 1992. J'ai été réelu conseiller municipal de Strasbourg en 1995. Nous avons progressé en 1998 avec près de 7% et 3 élus au Conseil Régional. En 2001, la liste que je menais à Strasbourg atteignait 9,2% face à une liste FN à 7,5%. En 2004, aux élections régionales, nous avons enregistré la plus forte progression de tous les partis politiques alsaciens en frôlant la barre des 10%, tandis qu'aux cantonales Christian Chaton devenait notre premier conseiller général dans le Haut-Rhin. Alsace d'Abord veut plus de pouvoirs et de moyens pour la Région : Paris n'a pas à s'occuper de l'ouverture ou de la fermeture d'une maternité en Alsace ; l'enseignement des langues et de l'histoire locale doit être une compétence régionale, l'environnement et le développement économique tout autant. Nous voulons aussi la fusion des départements, héritages absurdes de la Révolution , et de la Région , gage d'économies et d'efficacité. Enfin, nous considérons que le bilinguisme doit être défendu car il représente une formidable richesse pour notre région tant sur le plan culturel qu'économique (3). Nous voulons qu'une partie des taxes et impôts alsaciens restent en Alsace afin de financer nos projets. Tous les TGV ont été intégralement payés par l'Etat alors que la ligne Paris-Strasbourg a été financée avec une lourde contribution de l'Alsace (300 millions d'euros)... le tout pour que la ligne grande vitesse s'arrête en Lorraine et que le "TGV" rejoigne Strasbourg au rythme d'un tortillard. Vous comprendrez pourquoi les Alsaciens ont quelque part l'impression qu'on se moque d'eux. Quant à nos projets, nous croyons en la nécessité de l'enracinement. Nous avons un conseiller général, une demi-douzaine de maires, des conseillers municipaux, mais il est évident qu'il nous faut encore progresser. Nous présenterons un maximum de listes aux prochaines municipales en Alsace. Je mènerai une liste Strasbourg d'Abord dont je souhaite qu’elle rassemble toutes les composantes identitaires. La formation joue aussi un rôle particulièrement important. A ce titre, Jeune Alsace (4), dirigée par Fabrice Lauffenburger, mène un effort incessant pour offrir à nos jeunes militants les fondamentaux sans lesquels aucune action ne peut s'inscrire dans l'efficacité et dans la durée.
R. : Est-il selon vous possible d'éviter, ou en tout cas de dépasser, les querelles qui agitent nos milieux autour de la place, du rôle et de la nécessité de la nation, de la région, de l'Europe, bref de la question de la souveraineté et de l'identité ? Autrement dit peut-il y avoir union ou travail en commun entre les identitaires eurorégionalistes et les nationalistes français purs et durs ?
R.S. : Il peut et il doit y avoir union de travail entre les régionalistes, les identitaires et les nationalistes. Nous avons les mêmes adversaires qui, eux, savent s'unir pour nous combattre. Je crois qu'il n'y a pas contradiction entre le sentiment d'appartenance à sa "petite Patrie", la Région , le sentiment national et l'idée européenne. Je récuse absolument le concept d'Etat Nation, invention de la Révolution Française. Je respecte la Nation en tant qu'"idée", comme la définissait Barrès : « La nation, c’est la possession d’un antique cimetière et la volonté de faire valoir cet héritage indivis.» Je crois au principe de subsidiarité. Que l'Etat, la Région , l'Europe s'occupent en priorité de leurs domaines de compétence et d'excellence. L'Europe n'a par ailleurs pas vocation à être un Etat Nation reproduisant toutes les tares du système jacobin français. L'Europe de la puissance que j'appelle de mes voeux n'est certainement pas celle des nains de Bruxelles. L'euro-régionalisme bruxellois, qui n'est ni européen ni régionaliste, ne correspond pas non plus à mon espérance.
R. : Comment doit selon vous se positionner la droite nationale et radicale face à Nicolas Sarkozy et à sa très large majorité UMP ? Faut-il s'en rapprocher voire l'intégrer comme le fait Ph. de Villiers, continuer à distinguer entre la droite et la gauche comme le tente B. Mégret (qui avait appelé implicitement au vote Sarkozy le 6 mai dernier) ou au contraire être dans une opposition frontale et sans concessions ? Et comment s'opposer intelligemment et avec efficacité vu l'habileté du personnage et les moyens considérables dont il dispose ?
R.S. : Collaboration signifie soumission. Intégration signifie désintégration. Quant aux termes de gauche et de droite, je les récuse l'un comme l'autre : nous devons représenter une nouvelle voie entre un capitalisme mondialiste et un socialisme de bourgeois et de dames patronnesses qui ont tous deux oublié de défendre notre peuple. Nous devons résister et dénoncer une imposture qui, demain, ne manquera pas d'apparaître en plein jour. Ceux qui se laisseraient tenter par la collaboration donneraient raison à Churchill qui disait : "Vous aviez à choisir entre la guerre et le déshonneur. Vous avez choisi le déshonneur, et vous aurez la guerre".
Projet conçu et propos recueillis par Jérôme Bourbon
(1) http://robert-spieler.hautetfort.com/archive/2006/10/24/c... (3) http://christian-chaton.hautetfort.com/archive/2007/06/30...(4) www.jeune-alsace.com Robert Spieler
20:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, alsace, robert spieler, jean-marie le pen, droite, strasbourg, identitaire
29.05.2007
ORIENTATIONS POUR UNE DROITE IDENTITAIRE...
Fabrice Robert, Président du Bloc identitaire (www.les-identitaires.com)
Militants identitaires, nous ne nous reconnaissons plus aujourd’hui dans ce qu’il est convenu d’appeler la droite nationale. Au-delà de la ligne politique, il existe aussi une rupture tant au niveau de la stratégie que des méthodes d’action.
Le temps est donc venu de développer un espace politique pour une droite identitaire sociale et européenne.
I. LIGNE POLITIQUE
La spécificité de la droite identitaire peut s’incarner à travers trois axes principaux :
1. L’Europe
Nous appelons de nos vœux la constitution d’une Europe politique, seule capable d’apporter à un monde déboussolé la stabilité et la paix qui lui font défaut. Cette autonomie de l’Europe est nécessaire pour peser face aux autres sphères civilisationnelles y compris outre-Atlantique. Nous défendons ainsi l’idée d’une France des régions dans une Europe des nations en mettant en avant le principe de subsidiarité et la défense des libertés locales.
Selon nous, il n’y a, en effet, pas de contradiction entre l’attachement à sa région, à sa patrie et à l’espérance d’une Europe de la puissance, libérées des énarchies républicaines et des scléroses bruxelloises.
2. Le social.
La gauche a toujours considéré le social comme son monopole, ce que la droite ne lui a que très rarement contesté. Or, c’est la droite qui puise son origine et ses racines dans une vision non purement matérialiste et quantitative de la vie et des rapports sociaux. De ce fait, c’est elle seule qui, par sa défense conjointe de l’ordre et de la justice sociale, peut véritablement enrayer le mouvement globalisant de la marchandisation du monde.
Agissant pour et au sein du peuple, nous voulons investir prioritairement l’action sociale. Loin des postures intellectuelles de certains, cette implication doit être réelle et concrète.
En défendant notre peuple contre les excès du libéralisme, nous sommes ceux qui aidons les nôtres avant les autres.
3. L’identité.
Face à un discours jacobin, ultra-républicain et assimilationniste, nous défendons une vision de l’homme enraciné dans ses communautés naturelles et historiques.
La notion de citoyenneté républicaine désincarnée - et sans relation avec la filiation et le sang - est en opposition totale avec notre vision de l’identité charnelle, enracinée et incarnée. Au concept de « L’idée France », nous opposons celui de la terre et des morts de Barrès.
Nous établissons donc un distinguo clair entre Identité organique et Identité nationale basée autour des valeurs républicaines.
Enfin, la droite identitaire s’incarne à travers la reconnaissance de trois niveaux d’identités. En tant qu’identitaires, nous nous appuyons sur notre identité régionale (identité charnelle), française (identité historique) et européenne (identité civilisationnelle).
II. MÉTHODES ET STRATÉGIES
Agir en réseau. Prenant acte de la lourdeur et du centralisme de certains appareils politiques parisiens, nous prônons le travail en réseau, plus souple, plus interactif et également plus respectueux des différentes sensibilités.
En fédérant des hommes, des projets, des compétences, il est possible de relancer une dynamique de l’action qui permet de refaire l’unité à la base. « Les mots divisent, l’action nous unit ».
Refus du tout-électoral et accent mis sur l’enracinement local. Il y a une vie avant, pendant et après les élections. Le combat électoral ne doit donc être qu’un moyen supplémentaire - au service de nos idées - et non pas une fin en soi. Le pouvoir ne se trouve pas uniquement dans les assemblées d’élus mais également dans des structures (associations, syndicats, etc.) et des outils (médias, réseau Internet, etc.) qui peuvent se transformer en véritables relais d’opinion. Il convient donc de faire une distinction entre LE pouvoir et LES pouvoirs.
Développement du travail dans le domaine associatif. Il faut investir massivement ce secteur occupé essentiellement par les militants de gauche. L’objectif est de bâtir un maillage du territoire avec des acteurs associatifs présents dans les domaines les plus divers (social, environnement, culture, traditions, solidarité, etc.) et qui pourront bénéficier des subventions publiques.
Centrale d’agitation. En organisant des actions de sensibilisation de l’opinion (autrement appelées opérations de lobbying), il est possible de redevenir acteur de résistance, d’imposer des concepts dans les champs politiques et médiatiques et donc participer au déplacement du centre de gravité de la politique française.
Action métapolitique. Le pouvoir se prend aussi par la conquête des esprits. Il est nécessaire de développer des projets de type métapolitique qui permettent d’attirer des personnes qui ne viendront jamais à l’action politique par le militantisme classique. L’objectif est alors d’agir sur la perception qu’ont les individus du monde et de la société dans laquelle ils vivent afin de créer des courants d’opinion favorables au combat mené par les mouvements politiques enracinés.
Ce Gramscisme de droite peut s’illustrer à travers diverses formes d’expression : littérature, bande dessinée, peinture, musique, web, etc.
Pragmatiques car non dogmatiques. Nous sommes une génération lasse des grands discours et des belles promesses, des Tables de la Loi et des « petits livres » quellle que soit la couleur de ceux-ci. Nous sommes une génération qui ne croit plus aux théories fumeuses, aux solutions miracles, aux doctrines toutes faites ni aux hommes providentiels. Nous sommes une génération qui, si elle sait toujours que « demain lui appartient », entend bien obtenir l’usufruit d’aujourd’hui.
Hic et Nunc. Notre credo ? Ici et maintenant. Du concret, du tangible, du réel. Pas de blablas : des résultats. Nous revendiquons la nécessité d’occuper le terrain en permanence. Face à ceux qui évoquent le grand soir, nous privilégions la mise en place d’actions concrètes à notre niveau. Chaque petite victoire représente alors une reconquête partielle du territoire et de nos libertés.
III. QUE FAIRE ?
Les militants de la droite identitaire ne sont plus/pas nationaux ou nationalistes et s’ils travaillent en-dehors des partis de la droite nationale, c’est tout simplement qu’ils entendent promouvoir d’autres positions et d’autres méthodes. Celles-ci peuvent parfois apparaître complémentaires mais également antagonistes.
Il est en tout cas aujourd’hui important pour eux de pouvoir tracer leur voie propre, y compris (dans une certaine mesure, liée soit à l’implantation locale, soit à la portée symbolique) par la voie électorale.
L’objectif est donc bien de développer un espace identitaire dans l’arène politique française. Cet espace mêlant identité, solidarité, écologie, réflexion institutionnelle, défense de la démocratie participative et des libertés locales, fait d’initiatives politiques, associatives, culturelles, incarnerait la véritable alternative, cohérente et efficiente, au rouleau compresseur mondialiste, loin des utopies cosmopolites et laxistes des « altermondialistes » qui ne souhaitent que remplacer une mondialisation par une autre.
Que serait Le FN sans Dreux ? Aujourd’hui, la droite identitaire doit aussi disposer d’une ou de plusieurs vitrines qui pourront symboliser son savoir-faire et sa spécificité. Des fondations ont déjà été posées, notamment en Alsace et dans le pays Niçois. Nous devons travailler à l’obtention d’un « Dreux identitaire ».
Rassembler ceux qui se reconnaissent sincèrement dans notre démarche, tel doit être l’axe autour duquel doivent se retrouver ceux qui veulent participer au développement de cette droite identitaire.
11:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, droite, identitaire, ump, fn
06.07.2006
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13:45 Publié dans Action sociale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : solidarité, identitaire, france, politique, alsacien, cochon, aides
07.05.2006
Casse-croûte identitaire – Strasbourg - Samedi 6 mai
Les beaux jours sont là. Plus de soupe donc, mais nous n’oublions pas pour autant nos amis sdf.18 h 30 : le stand de Solidarité Alsacienne s’installe place de la gare pour offrir un casse-croûte à ceux qui n’ont plus rien : cochonnailles accompagnées d’un coup de rouge, camembert, gâteau, café et friandises au menu.
Chantal et Robert Spieler sont entourés de leurs amis toujours aussi fidèles pour ce rendez-vous festif : Judith et Luc, Stéph, Alain, Isabelle, Maurice, Hugo, Daniel, Jean-Christophe, Annick, Bertrand… Les jeunes sont là aussi en nombre. Nicolas, toujours enthousiaste et dynamique a rameuté les nombreux militants du FNJ. Avec Jeune Alsace, ils font honneur à l’initiative de Solidarité Alsacienne.
Merci à ces jeunes militants qui nous ont accompagnés tout l’hiver, de vrais combattants : Pascal et Isabelle, Fabrice, Kevin, Oleg, Aurélie, Dorian, Hugues, les trois Alexandre, Tarik, Richard, Stéphane, Sarah, Yann, Hyacinthe, Jérôme, Eric, Marthe et leurs amis.
Coté sdf, ils sont là aussi, les habitués, heureux de nous retrouver : Christophe, JP, Didier, Jean-Marie, Eugène, Sylvia, Fabiola, René et d’autres encore (ils nous aiment bien et nous le leur rendons bien). Quelques-uns sont partis vers d’autres horizons. Ils vont nous manquer. D’autres sont là que nous ne connaissions pas. « J’espère que vous reviendrez bientôt, on se marre bien avec vous, ça nous change les idées » nous dit l’un d’eux.
Un fourgon de police nous rend visite. Allons bon, on était tranquilles. Chantal va encore se faire embarquer. Eh bien non ! Cinq policiers s’affairent autour de notre stand. « Vous ne gênez personne, au contraire. Bonne continuation » nous disent-ils.
Notre ténacité a payé. Le Préfet a peut-être compris que nous ne cèderions pas à ses intimidations.Une bonne trentaine de militants identitaires et presque autant de sdf ont encore festoyé dans la rue et se sont promis de se retrouver bientôt.
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15.04.2006
La Halde : La preuve de son incompétence et de l’amateurisme de son Président, M. Louis Schweitzer !
Jeudi 13 Avril se tenait à Mulhouse, à l’initiative des « Conférences Erasme », une réunion en présence du Président de la Halde ( Haute Autorité pour la lutte contre les discriminations ) Louis Schweitzer, celui-là même qui a saisi la justice au sujet des distributions de soupe au porc à Strasbourg.
Le thème de la conférence : « La Halde et son rôle dans la lutte contre les discriminations »
Une trentaine de militants de Solidarité Alsacienne, d’Alsace d’Abord, du Front National , du FNJ et de Jeune Alsace s’étaient invités à cette conférence. A leur tête, Chantal Spieler, Présidente de Solidarité Alsacienne, Patrick Binder, Président du groupe FN au Conseil Régional d’ Alsace, Pascal Baum, responsable FNJ 67 et Robert Spieler, Président de Strasbourg d’Abord.
Ils n’ont pas été déçus…
Des questions (écrites) nombreuses des militants nationaux et identitaires sont posées à Schweitzer par les journalistes qui ont du reconnaître l’importance de la résistance. « Vous avez encore du travail, M. Schweitzer… », lance un des animateurs.
Questions sur l’attitude de la Halde face au racisme anti-blanc, sur les persécutions contre la soupe au cochon à Strasbourg, sur le droit pour un chef d’entreprise d’exiger la maîtrise de la langue alsacienne lorsqu’il recrute.
Réponse de Schweitzer sur ce dernier point, s’adressant au rédacteur en chef du journal l’Alsace qui l’interrogeait : « si vous recrutez pour votre équipe, la maîtrise de l’alsacien ne semble pas nécessaire. Il m’étonnerait que l’on parle alsacien chez vous ». Rires dans la salle. Réponse du journaliste : « euh ! euh ! Beaucoup parlent l’alsacien dans l’équipe ». Un ange passe…
Arrive la réponse de Schweitzer sur la saisie par la Halde du Procureur de la République contre la soupe au cochon de Strasbourg. (Rappelons que Madame Trautmann, ex-ministre, ex-maire socialiste de Strasbourg, avait demandé à Schweitzer de saisir la justice sur cette affaire. Ce qu’il s’est empressé de faire). Schweitzer répond que dans les affaires de discrimination, la Halde entend les deux parties avant de se prononcer.
Etonnement de Chantal Spieler qui lui rétorque : « Pourquoi ne m’avez-vous pas entendue ? »
Réponse grandiose de Schweitzer : « parce que la discrimination était constituée puisque vous refusez à ceux qui ne mangent pas de soupe au cochon, de leur offrir du café et du gâteau ».
Tollé dans nos rangs : « c’est faux ! Mensonge ! » Car, bien entendu, c’est totalement faux. Chantal se lève et s’écrie : « je suis la Présidente de Solidarité Alsacienne. Ce que vous venez de dire est pure invention ! » Remous dans la salle…
Chantal Spieler, entourée de tous les militants avait décidé de s’expliquer avec Monsieur Schweitzer à la sortie de la conférence. Pendant que celui-ci partait à longues enjambées, Chantal l’accompagnait en lui expliquant que les membres de Solidarité Alsacienne ne sont pas de dangereux délinquants et qu’il aurait dû se renseigner avant d’affirmer de telles énormités en public.
Réponse de Schweitzer : « j’en prends acte, j’en prends acte… » Et cette chute qui ne s’invente pas : « Si j’ai dit cela et si j’ai pris cette décision, c’est parce qu’on m’avait dit que vous priviez de dessert ceux qui ne mangeaient pas votre soupe » (!)
« On » ! « On m’avait dit » ! Et tout est dit !
Solidarité Alsacienne
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