23.12.2007

Noël dans la rue

82915a129f49cafad697e8369749f55b.jpgSamedi 22 : il fait un froid de gueux. Nous sommes place de la gare à Strasbourg où nous avons rendez-vous avec nos amis sdf. Au menu de ce festin de rue : cassoulet, bûche de Noël, vin chaud, chocolats et autres friandises.

Pas grand monde à l’horizon. Nous décidons d’aller faire un tour dans les rues voisines où nous retrouvons certains de nos amis, vaguement emmitouflés dans des couvertures, tellement transis qu’ils n’ont pas le courage de se déplacer jusqu’à notre marmite fumante.

Nous optons pour le « service ambulant » : Luc et Alain vont et viennent et apportent aux uns et aux autres ce bon dîner chaud dont ils se régalent. Notre stock de gants, écharpes, bonnets et pulls est vite épuisé.

Pendant ce temps quelques sdf plus vaillants viennent nous voir et partagent avec joie ce dîner festif. Nos jeunes camarades militants sont là aussi, toujours aussi nombreux et fidèles. Deux d’entre eux ont apporté du champagne. Ca tombe bien, il n’y a plus de vin chaud. Et nous voilà en pleine rue, par ce froid glacial de décembre, en train de trinquer au champagne avec ceux pour qui Noël est un jour comme les autres, un jour de galère.

Le contraste est saisissant. Nous sommes dans ces rues enluminées, avec ces magasins enrubannés d’où se déverse une foule d’anonymes pressés et chargés de cadeaux, du superflu bien souvent mais qui comble semble-t-il ce vide spirituel qui est l’apanage de notre monde consumériste. Pathétique.

Nos amis ne se plaignent pas. Ils trouvent même toutes les bonnes raisons de plaisanter et nous quittent en nous souhaitant un bon Noël, ce qui nous met mal à l’aise. Nous sommes navrés à l’idée de rentrer dans nos intérieurs douillets pendant que certains des nôtres dorment dans la rue par -10°.

Mais nous leur avons promis de transmettre à vous tous qui nous soutenez depuis le début, tous leurs voeux pour cette nouvelle année. Nous nous joignons à eux et vous souhaitons et un bon et Saint Noël.

Chantal Spieler

26.11.2007

Solidarité alsacienne : on tient le cap.

df81ad58614ca81c457b5718451dcb35.jpgC’était samedi soir, place de la gare à Strasbourg.

Nos jeunes militants, toujours fidèles, étaient venus en nombre pour notre distribution de petit salé aux lentilles (excellent, merci Alain). Un bon coup de rouge, camembert, gâteau et friandises, ça ressemblait à un festin !

Nous n’avions pas encore déballé notre tablée que déjà deux sdf habitués, qui visiblement nous attendaient, étaient parmi nous à refaire le monde. D’autres suivirent tout au long de la soirée, bien contents de nous trouver par ce froid. Les bonnets, écharpes et gants que nous leur donnions étaient bienvenus.

Pendant ce temps, deux de nos camarades partis en maraude essayaient avec beaucoup de difficulté de trouver des places en foyer pour deux malheureux transis. Peine perdue. Ils ne voulaient rien savoir et expliquaient à nos amis qu’ils préféraient rester dans la rue, plutôt  que de se faire brutaliser et détrousser, comme c’est de coutume dans les foyers d’hébergement où le clandestin a autorité pour dicter sa loi. Vive la France !

Ce n’est pas un fossé, c’est une faille tectonique qui sépare le pays réel du pays légal : quand le MRAP et le Préfet des Bouches du Rhône jettent l’anathème sur nos amis de Solidarité marseillaise qui se proposent, comme nous, d’aider leurs compatriotes, quand des bourgeois pompeux, bornés et pétrifiés par le pognon se piquent de sens moral, cela ne fait que renforcer notre détermination.

Nous avons choisi notre camp et nous en sommes fiers

Chantal Spieler

Solidarité alsacienne

23.11.2007

Dans le cochon, tout est bon !

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Solidarité Alsacienne

Samedi 24 novembre à 18 h 30

Place de la Gare à Strasbourg

Petit salé aux lentilles pour nos amis SDF

 

Le Préfet des Bouches du Rhône s'en prend aux SDF

Constitué par des militants identitaires, le collectif Solidarité Marseillaise vient de se créer et organise demain soir à Marseille sa première distribution de soupe pour nos frères en galère.

Seulement voilà ! Le Préfet du coin, au garde à vous devant les associations « anti-racistes » qui lui ont bien expliqué ce qu’il devait faire, a décidé d’interdire cette distribution, au motif qu’elle présentait un caractère discriminatoire. Ah bon ? Il se trouve que nos généreux amis ont prévu au menu une soupe au lard et une soupe de poisson. Si on pouvait m’expliquer...

Ce même Préfet Marx invoque aussi le trouble à l’ordre public. On est là dans cette logique insolite qui veut que lorsque l’extrême gauche se mobilise pour mettre le bazar et empêcher une action caritative, il est plus confortable de s’en prendre à ceux qui en sont la cible.

Un recours est déposé devant le Tribunal Administratif de Marseille pour que cette décision ridicule soit cassée.

Chantal Spieler

 

18.11.2006

L'Alsace et le cochon

medium_cochon.jpgUne nouvelle affiche dans les rues de Strasbourg, non, ce n'est pas une affiche de Solidarite Alsacienne, mais simplement une affiche vantant la qualité du cochon alsacien. Sera-t-elle interdite ? En tout cas, nous, nous savions que dans le cochon, tout est bon !

06.07.2006

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Vous pouvez télécharger et diffuser le tract du collectif contre les interdictions préfectorales, et nous le retourner

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Nous préparons également  une grande opération en faveur des libertés alsaciennes qui sera annoncée ici prochainement

07.05.2006

Casse-croûte identitaire – Strasbourg - Samedi 6 mai

Les beaux jours sont là. Plus de soupe donc, mais nous n’oublions pas pour autant nos amis sdf.
18 h 30 : le stand de Solidarité Alsacienne s’installe place de la gare pour offrir un casse-croûte à ceux qui n’ont plus rien : cochonnailles accompagnées d’un coup de rouge, camembert, gâteau, café et friandises au menu.
Chantal et Robert Spieler sont entourés de leurs amis toujours aussi fidèles pour ce rendez-vous festif : Judith et Luc, Stéph, Alain, Isabelle, Maurice, Hugo, Daniel, Jean-Christophe, Annick, Bertrand… Les jeunes sont là aussi en nombre. Nicolas, toujours enthousiaste et dynamique a rameuté les nombreux militants du FNJ. Avec Jeune Alsace, ils font honneur à l’initiative de Solidarité Alsacienne.
Merci à ces jeunes militants qui nous ont accompagnés  tout l’hiver, de vrais combattants : Pascal et Isabelle, Fabrice, Kevin, Oleg, Aurélie, Dorian, Hugues, les trois Alexandre, Tarik, Richard, Stéphane, Sarah, Yann, Hyacinthe, Jérôme, Eric,  Marthe et leurs amis.
Coté sdf, ils sont là aussi, les habitués, heureux de nous retrouver : Christophe, JP, Didier, Jean-Marie, Eugène, Sylvia, Fabiola, René et d’autres encore (ils nous aiment bien et nous le leur rendons bien). Quelques-uns sont partis vers d’autres horizons. Ils vont nous manquer. D’autres sont là que nous ne connaissions pas. « J’espère que vous reviendrez bientôt, on se marre bien avec vous, ça nous change les idées » nous dit l’un d’eux.

Un fourgon de police nous rend visite. Allons bon, on était tranquilles. Chantal va encore se faire embarquer. Eh bien non ! Cinq policiers s’affairent autour de notre stand. « Vous ne gênez personne, au contraire. Bonne continuation » nous disent-ils.

Notre ténacité a payé. Le Préfet a peut-être compris que nous ne cèderions pas à ses intimidations.
Une bonne trentaine de militants identitaires et  presque autant de sdf ont encore festoyé dans la rue et se sont promis de se retrouver bientôt.

 

15.04.2006

La Halde : La preuve de son incompétence et de l’amateurisme de son Président, M. Louis Schweitzer !

Jeudi  13  Avril se tenait à Mulhouse, à l’initiative des « Conférences Erasme », une réunion en présence du Président de la Halde ( Haute Autorité pour la lutte contre les discriminations ) Louis Schweitzer, celui-là même qui a saisi la justice au sujet des distributions de soupe au porc à Strasbourg.

Le thème de la conférence : « La Halde et son rôle dans la lutte contre les discriminations »
Une trentaine de militants de Solidarité Alsacienne, d’Alsace d’Abord, du Front National , du FNJ et de Jeune Alsace s’étaient invités à cette conférence. A leur tête, Chantal Spieler, Présidente de Solidarité Alsacienne, Patrick Binder, Président du groupe FN au Conseil Régional d’ Alsace, Pascal Baum, responsable FNJ 67 et Robert Spieler, Président de Strasbourg d’Abord.
Ils n’ont pas été déçus…
Des questions (écrites) nombreuses des militants nationaux et identitaires sont posées  à Schweitzer par les journalistes qui ont du reconnaître l’importance de la résistance. « Vous avez encore du travail, M. Schweitzer… », lance un des animateurs.
Questions sur l’attitude de la Halde face au racisme anti-blanc, sur les persécutions contre la soupe au cochon à Strasbourg, sur le droit pour un chef d’entreprise d’exiger la maîtrise de la langue alsacienne lorsqu’il recrute.

Réponse de Schweitzer sur ce dernier point, s’adressant au rédacteur en chef du journal l’Alsace qui l’interrogeait : « si vous recrutez pour votre équipe, la maîtrise de l’alsacien ne semble pas nécessaire. Il m’étonnerait que l’on parle alsacien chez vous ». Rires dans la salle. Réponse du journaliste : « euh ! euh ! Beaucoup parlent l’alsacien dans l’équipe ». Un ange passe…
Arrive la réponse de Schweitzer sur la saisie par la Halde du Procureur de la République contre la soupe au cochon de Strasbourg. (Rappelons que Madame Trautmann, ex-ministre, ex-maire socialiste de Strasbourg, avait demandé à Schweitzer de saisir la justice sur cette affaire. Ce qu’il s’est empressé de faire). Schweitzer répond que dans les affaires de discrimination, la Halde entend les deux parties avant de se prononcer.
Etonnement de Chantal Spieler qui lui rétorque : « Pourquoi ne m’avez-vous pas entendue ? »

Réponse grandiose de Schweitzer : « parce que la discrimination était constituée puisque vous refusez à ceux qui ne mangent pas de soupe au cochon, de leur offrir du café et du gâteau ».
Tollé dans nos rangs : « c’est faux ! Mensonge ! » Car, bien entendu, c’est totalement faux. Chantal se lève et s’écrie : « je suis la Présidente de Solidarité Alsacienne. Ce que vous venez de dire est pure invention ! » Remous dans la salle…
Chantal Spieler, entourée de tous les militants avait décidé de s’expliquer avec Monsieur Schweitzer à la sortie de la conférence. Pendant que celui-ci partait à longues enjambées, Chantal l’accompagnait en lui expliquant que les membres de Solidarité Alsacienne ne sont pas de dangereux délinquants et qu’il aurait dû se renseigner avant d’affirmer de telles énormités en public.
Réponse de Schweitzer : « j’en prends acte, j’en prends acte… » Et cette chute qui ne s’invente pas : « Si j’ai dit cela et si j’ai pris cette décision, c’est parce qu’on m’avait dit que vous priviez de dessert ceux qui ne mangeaient pas votre soupe » (!)
« On » ! « On m’avait dit » ! Et tout est dit !
Solidarité Alsacienne