08.06.2008
A propos de la directive européenne sur l’immigration...
Communiqué de Jean-François Touzé, conseiller régional d’Ile de France, porte-parole de la Nouvelle Droite Populaire :
Le projet de directive européenne établissant des normes minimales en matière de reconduite des étrangers aux frontières relève à l’évidence du subterfuge.
Si l’on peut, en effet, se réjouir de l’interdiction faite aux Etats membres de régulariser massivement les clandestins sans l’accord des autres pays, la disposition permettant de fixer la durée de rétention à dix-huit mois constitue en revanche un leurre puisqu’elle conduit un grand nombre de pays à réduire ce temps de rétention sans pour autant obliger les autres à en augmenter la durée. Quant au projet de mieux contrôler les frontières extérieures de l’Union, en l’absence de moyens et de réelle volonté, il s’apparente au mieux à un vœu pieux, au pire à une imposture.
Si elle devait être approuvée par le Parlement européen, cette directive limitée dans ses intentions et impotente dans sa réalisation puisqu’elle ne saurait empêcher ni l’entrée de nouveaux clandestins ni la régularisation « au cas par cas » de milliers d’entre eux, encore moins le recours à l’immigration « choisie » chère à Nicolas Sarkozy, c'est-à-dire à une immigration nouvelle s’ajoutant à l’immigration dite « subie », aurait, en conséquence, autant d’effets qu’un placébo.
Seule une volonté coordonnée des Etats européens de se doter des moyens réels de contrôle, d’interdiction, de répression et d’expulsion permettra d’en finir avec un phénomène qui conduit notre civilisation à sa perte.
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18.03.2008
Les autolâtres au piquet
Aujourd’hui, je m’offre un petit plaisir : un geste gratuit, bête et méchant comme on aime parfois, celui qui consiste à se réjouir du malheur des autres.
On commence par Strasbourg avec la bonne grosse raclée de Fabienne Keller : une enfant gâtée qui vit mal (et sans dignité) cet échec très personnel et qui a beaucoup pleuré entre les deux tours. Arrogance, vanité, mépris, caprices et autres bassesses du quotidien ont fait la ronde tout au long de ce mandat despotique. Le verdict devait être sévère, il fut atomisant. Hop là !
Un petit tour de France qui nous emmène très vite à Pau. Jubilatoire ! On l’espérait, c’est arrivé, il s’est vautré et c’est bien fait. Va t-il enfin se taire ce sempiternel casse-pieds ? Sa face de carême, pétrie par l’outrage sacrilège sur sa personne par ces gros ploucs de béarnais, évoquait à elle seule la signification du mot « déconfiture ». Un régal je vous dis. « Tout ceci est le résultat d’une manoeuvre » déclare François Bayrou. Bien vu. Bien fait ! Un destin national en vrille et un piteux retour au pays viennent peut-être ainsi répondre à ses contorsions opportunistes.
Un crochet par Hénin-Beaumont : un gros râteau, pas forcément mérité, mais sûrement instructif pour Marine qui confirme le mauvais score du premier tour. Une omniprésence sur des terres qui ne sont pas les siennes en aura sans doute agacé quelques-uns. Pour cette conseillère régionale d’Ile de France, l’attrait soudain pour cette ville et surtout pour une circonscription « gagnable » dans le Nord où le travail de terrain a été accompli par un autre pendant des années, est peut-être perçu comme de la convoitise, ce qui manque sérieusement de panache à qui veut succéder à Papa.
Voilà pour les autolâtres.
Si l’on évoque le cas de Paris, on tombe là dans l’excès inverse : la nunucherie incarnée par Françoise de Panafieu, qui est allée aux électeurs comme les marquises allaient aux pauvres. A Paris, on reste donc rose et féminisant. La droite parisienne s’est étalée dans les couloirs de bus, entre maréchaux et petite ceinture, avec un crochet malavisé vers une idée de grande mosquée. Vouloir séduire les bobos tout en essayant de déjouer les embuscades de ces vieux machos de l’UMP et de faire oublier les vilains tripatouillages financiers des élus RPR à la Mairie de Paris, était un pari à haut risque pour celle qui patrouille dans la vie politique à la manière d’un chien truffier.
Ces quelques cas évocateurs de la conduite désincarnée de la chose politique peuvent nous ragaillardir dans cette belle idée que nous avons du bien commun et de la nécessaire abnégation qui doit accompagner ceux qui veulent la servir.
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10.03.2008
Elections municipales : le camp identitaire laminé ? Ce n’est qu’une épreuve.
Un bel exercice d’humilité nous est aujourd’hui infligé. Et c’est très bien ainsi. Car après tout, nous l’avons un peu cherché.
Je ne parle pas des militants qui, partout en France et particulièrement à Strasbourg, n’ont pas ménagé leur peine : nuits de collage, présence permanente sur le terrain, leur ardeur combative dans un contexte de défaite annoncée force l’admiration.
Se contenter de désigner des coupables, en l’occurrence ceux au sein du FN qui ont plombé ce scrutin, procèderait d’une esquive indigne et réductrice des causes de cette magistrale déculottée si nous devions, ce faisant, décliner notre part de responsabilité.
Mais puisqu’il faut en parler tout de même, commençons par les manquements écrasants du « parti de référence », le FN, ou plutôt de ses nouveaux responsables auto proclamés au mépris de toute gouvernance démocratique. J’ai entendu Marine Le Pen se gargariser de scores plus miteux les uns que les autres, à commencer par le sien (sensée arriver en tête à Hénin Beaumont pour emporter la mairie, c’est la ratatinade avec 15 points de moins que son rival divers gauche). Avec cette arrogance qui la caractérise, elle affirme avec une désinvolture qui frise l’indécence, que les scores de ces élections municipales démontrent que le FN est en voie de redressement (!) La tartuferie et la dérobade ne font certainement pas bon ménage avec l’image de futur chef charismatique dont elle drape son égo ultra boursouflé et avec laquelle elle bassine le bon peuple depuis quelque temps.
Quid de l’absence évidente d’implantation locale et du refus borné d ‘envisager des alliances indispensables avec des candidats identitaires implantés ? Quid de la dispersion des idées phare du camp national, sacrifiées sur l’autel de la respectabilité dans un salmigondis idéologique désarticulé et illisible ? Valmy et Argenteuil auront servi de bois de chauffage pour cette crémation des fondamentaux, que l’UMP s’est empressée de reprendre à son compte pour ne rien en faire si ce n’est de capter un électorat déboussolé.
Dans cette perspective accablante d’échec, que fallait-il faire ? Y aller ou pas ? Trop tard pour y répondre.
A Strasbourg, par exemple, on a pédalé dans la choucroute. Robert Spieler, qui savait bien qu’il serait loin d’atteindre son score des dernières municipales (9,2 % pour sa liste et 7,5% pour celle du FN) aurait « sauvé les meubles » s’il n’avait pas été entravé par la liste du Front. Une liste FN inutile menée par un inconnu parti recruter ses colistiers dans les maisons de retraite de la ville dans le seul but de satisfaire les exigences de Jean-Marie le Pen, prêt à tout pour empêcher Alsace d’Abord de conserver sa légitimité identitaire en Alsace. La dynamique identitaire n’avait aucune chance de sortir la tête hors de l’eau dans ces conditions, avec pour ne rien arranger, la bipolarisation du scrutin rendue inévitable par le basculement annoncé de la mairie à gauche.
A Nice, même bazar. La liste de Philippe Vardon aurait pu résister à la débâcle avec tout de même l’espoir de franchir la barre des 10% dans une ville où le camp national devrait normalement se situer dans une fourchette de 25 à 30%, si là aussi la liste FN n’avait pas accompli son travail de sape. Les militants du FN niçois étaient eux-mêmes pour la plupart favorables à une liste commune avec Nissa Rebella. Pour toute réponse, ils ont eu droit à la visite d’un émissaire envoyé de Paris par le « paquebot » pour monter en catastrophe cette liste nuisible.
Quelques cas isolés tout de même de satisfaction, que j’ai le plaisir de saluer : Jacques Bompard vient d’emporter pour la troisième fois la mairie d’Orange. Avec un score de 60% au premier tour, c’est un plébiscite mérité pour sa remarquable gestion municipale. Il sera aussi réélu sans souci Dimanche prochain au conseil général et son épouse est en passe de gagner la mairie de Bollène au deuxième tour. Nos amis Christian Baeckeroot et Philippe Eymery, dans des circonstances particulièrement difficiles, obtiennent deux sièges pour chacune de leurs listes à Tourcoing et à Dunkerque.
Dans un contexte politique désastreux, la défense de nos idées est aujourd’hui cadenassée par l’absence d’unité dans notre famille politique. Ce constat amer doit peut-être nous amener à reconsidérer la nature de notre engagement pour certains d’entre nous, en attendant (mais pas seulement, en ayant aussi la volonté d’y participer) la nécessaire recomposition du « canal politique » de notre camp qui devra bien surgir et le plus tôt serait le mieux : l’action politique ne peut pas se passer d’une structure politique. Et une structure politique, ce n'est pas une cour orientale !
Mais l’action politique s’accompagne aussi d’une démarche métapolitique, celle qui consiste à faire adhérer le plus grand nombre à nos idées par d’autres voies, complémentaires et indispensables. L’action sur le terrain, culturelle, sociale, musicale, a des vertus pédagogiques indispensables à la promotion du message identitaire. La conscience identitaire d’un trop grand nombre de nos compatriotes se caractérise par un vide abyssal qui laisse toute sa place à l’obsession matérialiste, à un individualisme contre nature, à une conception existentielle basée sur l’instant présent. Des bouts de chiffons idéologiques peu propices au sursaut et à la reconquête. On a du travail ! Et si l’action de terrain nous paraît aujourd’hui encore trop confidentielle, c’est justement là que nous avons du travail.
Chantal Spieler
Solidarité Alsacienne18:46 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, élections municipales, chantal spieler, solidarité alsacienne, synthèse nationale
28.02.2008
Rendez-vous samedi 1er mars à 18 h Place de la gare...
25.02.2008
Rassemblement à Strasbourg
11:34 Publié dans Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kosovo, serbie, chantal spieler, jeune alsace, robert spieler, synthèse nationale
Ca se passait Samedi à Strasbourg
Un rassemblement a eu lieu samedi à Strasbourg, à l’appel de Jeune Alsace, de Solidarité Alsacienne et d’Alsace d’abord. Cette initiative, soutenue par Les villes contre l’islamisation, Arnaud Borella, Président de Solidarité Kosovo et Synthèse nationale, a réuni un grand nombre de militants et de Serbes venus protester contre l’indépendance du Kosovo et pour soutenir le peuple serbe qui veut défendre son intégrité.
Drapeaux alsaciens rot un wiss et drapeaux serbes se côtoyaient à l’image de notre solidarité avec ce peuple courageux.
Des forces de police imposantes encadraient ce rassemblement. L’extrême gauche s’était en effet mobilisée pour contre manifester et un cordon de policiers casqués nous séparaient. Pas bien méchants les gauchistes, une cinquantaine de zozos à la moyenne d’âge inavouable : un ramassis de vieux profs barbus et de mégères hystériques qui chevrotaient les bons vieux slogans anti-faf. Le Kosovo, ils s’en fichaient un peu avouèrent-ils à la presse. Leur seule motivation consistait comme toujours à empêcher les mouvements nationalistes, identitaires et régionalistes d’occuper un peu trop le terrain à leur goût.
Peine perdue. Devant les nombreux journalistes et badauds, et entourés de militants jeunes et déterminés, Nicolas de Lamberterie (Jeune Alsace), Chantal Spieler (Solidarité alsacienne) et Robert Spieler (Strasbourg d’abord) ont fermement dénoncé cette proclamation unilatérale d’indépendance au mépris du droit international, et condamné la complicité des Etats-Unis et de l’Europe qui devront porter la responsabilité du drame humain qui est en train de se produire au coeur de l’Europe. Un grave précédent qui préfigure les menaces qui pèsent sur notre peuple.
Quelques jets d’oeufs plus tard sur les gauchistes pour apporter une petite touche festive, la dispersion dans le calme a signé la fin de cette manifestation réussie.
Chantal Spieler
11:32 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kosovo, serbie, chantal spieler, jeune alsace, robert spieler, synthèse nationale, strasbourg
19.02.2008
Shoah et devoir de mémoire
Une gaffe érigée en projet pédagogique « ...Je veux redonner à tous les Français la fierté d'être Français. Je veux leur dire qu'ils auront à choisir entre ceux qui assument toute l'Histoire de France et les adeptes de la repentance qui veulent ressusciter les haines du passé en exigeant des fils qu'ils expient les fautes supposées de leur père et de leurs aïeux... La France n'a pas à rougir de son histoire. Elle n'a pas commis de génocide. Elle n'a pas inventé la solution finale. Elle a inventé les droits de l'Homme et elle est le pays du monde qui s'est le plus battu pour la liberté. » (Nicolas Sarkozy, 30 mars 2007, campagne présidentielle)
Il n’en rate pas une notre petit président. Sautiller, faire du bruit, vivre dans l’immédiateté... Les petites phrases fusent sans même qu’il se rende compte de l’énormité de certains de ses propos.
Parce que la petite dernière (le parrainage par des enfants de 10 ans d’enfants morts, victimes de la shoah), il fallait vraiment la faire. Ne me dites pas que c’était réfléchi, personne n’y croit, pas même son entourage.
J’imagine la mine atterrée de Simone Veil, présente à ce fameux dîner du CRIF quand Nicolas Sarkozy, l’oeil humide et la voix congestionnée de compassion cuite à point, lâche sa trouvaille du jour. Même Sitruk n’y avait pas pensé !
Quid de l’impact psychologique que subiront ces enfants à qui l’on confiera la mémoire d’un petit martyr, victime des crimes nazis ? Quid de l’inévitable sentiment de culpabilité qui sera ressenti par ces enfants astreints ainsi à expier des fautes qui ne les concernent en rien ?
Et puis ce n’est pas bien de pratiquer ainsi un tri compassionnel sélectif : un enfant mort en déportation aurait t-il droit à une plus grande piété mémorielle qu’un enfant vendéen ou arménien qui aura pourtant été victime, lui aussi, d’atrocités commises au nom d’une exigence d’extermination ?
Après la boulette de l’affaire Guy Môquet, la leçon aurait due être retenue... On se souvient que la lecture de la lettre du jeune Môquet avait fait tousser les syndicats enseignants. Guy Môquet avait en effet été arrêté, non pas pour des actes de résistance, mais tout simplement parce qu’il distribuait des tracts pour le parti communiste, ce qui ne se faisait pas à l’époque. Une falsification de l’histoire pour enfoncer le clou de la repentance contrainte, qui n’a pas pris. L’affaire Môquet est partie en vrille et le souvenir qui en restera est associé à la défaite de l’équipe de France de rugby en coupe du monde. Tu parles d’un flop !
Pour l’affaire qui nous occupe aujourd’hui, c’est un autre problème qui se pose. Les déportés d’Auschwitz désapprouvent, la classe politique, à droite comme à gauche aussi, et les syndicats enseignants eux-mêmes s’inquiètent de la mise en place d’un tel projet en dénonçant « l’injonction politique sur l’école sans aucune concertation ». Cela nous donne la mesure du malaise.
Histoire et mémoire. Deux mots qui ne se confondent pas tout simplement L’enseignement de l’histoire à l’école doit être nécessairement libéré de toute pression mémorielle, quelle qu’elle soit. Le devoir de mémoire, lorsqu’il doit s’appliquer, doit se faire en dehors de l’école, tout le monde le sait, sauf Nicolas Sarkozy. On fait pourtant ce qu’il faut en France : procès, commémorations, films et documentaires. Lors d’une récente promenade dans les rues de Paris, j’ai eu l’occasion de passer devant le mémorial de la shoah, ouvert en 2005 en plein coeur du Marais, avec le fameux mur des noms des 76.000 juifs, dont 11.000 enfants déportés, et j’ai pu observer le grand nombre de plaques sur les immeubles, rappelant la mémoire de juifs arrêtés et déportés. Impossible d'oublier.
Pour Xavier Darcos, chargé du dossier, « l’intuition » présidentielle est une bonne chose. "L'objectif de la démarche semble devoir primer sur les modalités de la mise en oeuvre". C’est ce qui s’appelle faire avec. Bon courage ! La polémique enfle de jour en jour et le dossier est loin d’être bouclé
Décence, tact, bienséance, réserve, dignité, respect, autant de notions qui tintinnabulent aux oreilles de notre camelot de la politique, sans espoir d’être assimilées. Eviter de parler à tort et à travers relève pour N. Sarkozy d’une problématique qu’il n’est pas prêt de résoudre.
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04.02.2008
La « Catho », centre de formation d'immams
Henri Dubost pour Novopress France

Le « Centre de Recherche sur la Paix » de la Faculté de Sciences Sociales et Economiques (FASSE) – qui dépend de l’Institut Catholique de Paris – vient de mettre en place un nouveau diplôme universitaire, intitulé
« Religions, laïcité, interculturalité » . Curieusement, ce cursus qui n’exclut à priori aucune sensibilité religieuse ne recrute que des étudiants musulmans…
On pourra lire une présentation de ce diplôme universitaire sur le site de la FASSE . Présentation en trompe-l’œil : dans les sept pages du texte, l’islam n’est mentionné en effet qu’une seule fois, dans le libellé d’un cours de quatorze heures (sur les quatre cents heures de la formation) intitulé « Pratiques musulmanes au quotidien ». On constatera en particulier que ni le public concerné, ni les partenaires de la formation, ni les compétences visées ne font la moindre référence à l’islam, pas plus que les quatre « pôles » du contenu…
Malgré ces précautions, tout le monde a compris qu’il s’agissait bien d’une formation pour prédicateurs musulmans au sein de l’Institut catholique de Paris. Parmi les vingt-cinq « étudiants », on ne compte en effet aucun prêtre vaudou, sorcier animiste, réducteur de tête, pasteur évangéliste, quaker, curé traditionaliste, adorateur de l’Oignon ou pope orthodoxe. Tous sont musulmans : un Irakien d’origine chrétienne chaldéenne converti à l’islam, un imam de Seine-et-Marne d’origine algérienne, trois femmes d’une trentaine d’années, dont deux voilées. Quant aux vingt autres, ils nous viennent tout droit de la Mosquée de Paris (qui, curieusement, n’est pas mentionnée comme « partenaire » de la formation). Bref, on est entre soi, c’est plus simple comme ça. La moyenne d’âge des « étudiants » tourne autour de 40 ans. Une petite quinzaine possède la nationalité française.
La mise en place de cette formation au sein de l’Institut catholique de Paris – et les professions de foi laïque de circonstance du recteur Pierre Cahné – ont vraisemblablement été l’objet avec les pouvoirs publics d’un marché dont l’autre terme pourrait être la promesse d’une reconnaissance rapide par l’Etat des diplômes délivrés par les universités catholiques. Alors que les universités de Paris IV-Sorbonne et de Paris VIII-Saint-Denis, sollicitées par les pouvoirs publics, déclinaient l’offre, la « Catho » acceptait bien volontiers de porter le projet sur les fonts baptismaux. « Avec l’accord de Mgr André Vingt-Trois, archevêque de Paris et chancelier de la Catho » , précise François Mabille, doyen de la FASSE. Difficile de nier que la présentation en ligne est empreinte d’une certaine pesanteur maçonnique (histoire de France à partir… de la Révolution, devise de la République, déclaration des droits de l’homme et du citoyen, etc.), Et on y cherchera en vain la moindre référence au message christique. Si M. le recteur Cahné savait ce qu’il faisait, il est en revanche permis d’espérer que Monseigneur n’y a pas vu malice…
Pour Olivier Bobineau - sociologue des religions au CNRS, enseignant à la FASSE et maître d’œuvre du contenu pédagogique : « Il s’agit de proposer une formation complémentaire à des imams et non de les former théologiquement. Ce qui est nouveau, poursuit-il, c’est d’offrir une formation de niveau et de qualité universitaires qui soit complémentaire de la formation théologique que reçoivent [ailleurs] les imams. Ils auront ainsi reçu une approche des cadres juridiques et normatifs des valeurs républicaines dans un cadre laïc. On les aura formés à discuter, à s’entretenir mais aussi, surtout, à s’intégrer dans la République Française. ». Quand il précise les buts assignés à la « Catho » par les pouvoirs publics, c’est évidemment pour en rajouter une couche sur la laïcité. Une laïcité « ouverte, stimulante, respectueuse des convictions de chacun, mais aussi exigeante, vigilante, intransigeante même » (dixit François Fillon à la Grande Mosquée de Paris en septembre dernier). Autrement dit, une laïcité porteuse de toutes les vertus et de tous les espoirs de préserver ce qu’il reste de « vouloir vivre ensemble » quand les banlieues flambent et que la guerre civile pointe à l’horizon…
Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée et président du Conseil français du culte musulman (CFCM) précisait en septembre dernier : « On pourrait avoir dès janvier vingt-cinq étudiants de notre institut au sein de cette formation. Il s’agit à l’heure actuelle d’une proposition aux étudiants qui ont déjà effectué une année chez nous. C’est une formation non religieuse, et nous avons souhaité bénéficier des bienfaits de l’expérience de la Catho de Paris dans le cadre d’un enseignement laïc (sic) ».
C’est Didier Leschi, chef du bureau des cultes au ministère de l’intérieur, qui ne décolère pas contre les intégristes laïcards : « Mon étonnement premier n’est pas que la FASSE, à la Catho de Paris, propose ce genre de formation [NDLR : nous ne sommes pas vraiment étonné non plus], mais que l’université classique ait refusé d’assumer des formations sécularisées pour des responsables religieux en France » avoue-t-il avec amertume. Et de saluer ses potes laïcs – pas laïcards – de la Catho : « Je précise que l’Institut catholique de Paris s’inscrit dans un système laïc. Et on avance avec ceux qui acceptent d’avancer ». Heureux les hommes de bonne volonté…
Voilà qui vous met finalement les présidents d’université « classiques » dans le même camp que les obscurantistes de l’Union des organisations islamiques de France. Par la bouche de son premier vice-président, Fouad Alaloui, l’UOIF n’a-t-elle pas d’ores et déjà prévenu qu’elle « n’enverra pas d’étudiants » à la formation proposée par la Catho ? « Symboliquement, poursuit M. Alaloui, je ne crois pas que le lieu soit adéquat. Il faudrait un lieu plus neutre. » Pourquoi pas l’institut dont dispose l’UOIF à Saint-Léger-de-Fougeret (Nièvre), dominé par la forte personnalité de Youssef al Qaradawi ?…
Jean-Philippe Moinet, ancien secrétaire général du Haut-Conseil à l’intégration, enseignera les « vertus républicaines » aux futurs imams. Il ne doute manifestement de rien, M. Moinet, quand il affirme : « La laïcité mérite une pédagogie et une transmission, surtout pour ceux qui viennent de pays dans lesquels ce principe phare de la culture française n’est pas un référent » . Cette prétention de la République à vouloir « organiser l’islam », autrement dit à vouloir encadrer un assaut triomphant contre une institution moribonde, a quelque chose de pathétique. L’évocation du « principe phare de la culture française » ne peut que faire sourire des gens pour qui le monde se divise essentiellement en deux « maisons » : le Dar al-Islam, la maison de la soumission dans laquelle est appliquée la charia, et le Dar al-Harb, la maison de la guerre, actuellement aux mains des infidèles mais qui a vocation à intégrer un jour prochain le Dar al-Islam par le feu et le sang, ainsi que l’a promis le Prophète.
On opposera au charmant babil de nos distingués « laïcs » les propos de M. Amar Lasfar, recteur de la mosquée de Lille sud, tenus dans Le Parisien en 2003 : « La loi française ne reconnaît pas la communauté, seulement la citoyenneté. Dans l’islam, la notion de citoyenneté n’existe pas, mais la notion de communauté est très importante, car reconnaître la communauté, c’est reconnaître les lois qui la régissent. Nous travaillons à ce que la notion de communauté soit reconnue par la République. Alors nous pourrons constituer une communauté islamique appuyée sur les lois que nous avons en commun avec la République, et ensuite appliquer nos propres lois à notre communauté » .
Tout est dit, clairement, et en beaucoup moins de quatre cents heures…
12:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : islam, solidarité alsacienne, chantal spieler, roland hélie, synthèse nationale, politique
27.01.2008
Soupe gauloise à Strasbourg
Un grand merci à nos jeunes militants, toujours fidèles au rendez-vous pour nous aider.
Samedi, c’était la foule des grands jours, place de la gare à Strasbourg . Notre groupe s’étoffe avec l’arrivée de jeunes camarades qui nous rejoignent régulièrement.
La soupe était bonne, l’ambiance chaleureuse et nos amis sdf étaient heureux de ce moment que nous leur consacrons régulièrement.
Et tous sont bien d’accord pour nous dire que le cochon dans la soupe, c’est bien bon, et que si cela ne plaît pas aux associations « antiracistes », c’est bon signe, signe que nous avons raison.
Chantal Spieler
23:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chantal spieler, solidarité alsacienne, soupe cochon, synthèse nationale
10.01.2008
politique de civilisation, télévision publique et bling-bling.
« Nous ne résoudrons rien sans retrouver le goût de l’aventure ni moraliser le capitalisme financier. Notre vieux monde a besoin d’une nouvelle renaissance. Il faut désormais mener une politique de civilisation ». Nicolas Sarkozy, 31 décembre 2007.
Je ne sais pas lequel de ses gourous (Bigard ou Barbelivien) lui a soufflé ça, mais ce soir là notre président s’est fendu d’un déballage inspiré de billevesées. Le sociologue Edgar Morin, auteur du livre « pour une politique de civilisation » a aussitôt répondu à l’exalté de l’Elysée, expliquant que ce propos du Président n’indiquait pas de « direction qui aille dans le sens de mes idées ». Une contorsion polie pour nous dire que Nicolas Sarkozy qui se vante de ne jamais lire, n’a sans doute pas lu son livre ou bien n’en n’a pas pipé un mot.
« Je ne vous mentirai pas, je ne vous trahirai pas, je ne vous décevrai pas » : des promesses électorales qui ont perdu de leur lustre pour cause de papillonnage politico-médiatique. Avec pour résultat un affreux sondage que notre oiseau voyageur n’a pas vu venir du haut des pyramides. Pas grave. Mardi, lors de sa conférence de presse, l’as du zapping et de l’esquive est passé à toute bombe sur l’emploi, le pouvoir d’achat et les inquiétudes légitimes de cette classe moyenne qui a massivement voté pour lui et avalé tout cru son « message de foi et d’espérance » (ça aussi, il a osé).
Notre Gramsci en herbe, « le pouvoir se gagne par les idées » avait-il déclaré pendant la campagne présidentielle, jette alors à la tête d’un parterre de journalistes médusés LA réforme qui fait fantasmer la France : la suppression de la publicité sur les chaînes publiques. Et PAF ! (merci d’apprécier le jeu de mots).
Carolis, pas au courant, Albanel, pas au courant. Elle m’a fait de la peine, l’inoffensive ministre de la culture, en tentant d’expliquer dans un piteux bafouillis, qu’en taxant les pubs sur les chaînes privées et les opérateurs internet, le montage financier de l’opération était nickel. « Je crois que c’est une décision très forte, j’espère définitive, sûrement définitive » bredouille t-elle dans un élan de conviction chevrotante. Une prestation miteuse qui va l’envoyer tout droit au piquet coiffée d’un bonnet d’âne au prochain bulletin de notes.
Ce qui est sûr, commentait un de mes amis, c’est qu’avec ça, on va revenir à une télévision de type « Pologne années 60 » en noir et blanc avec un présentateur vedette à l’allure de croque-mort. Bien vu. Roger Gicquel doit frémir d’impatience en repassant sa chemise blanche.
Cette conférence de presse, avec son florilège de déclarations ubuesques qui devrait faire le bonheur des chansonniers, restera à n’en pas douter dans les annales de ce quinquennat qui n’a pas fini de nous faire rigoler.
Pour les 35 heures, il ne sait plus : un jour oui, un jour non, il va bien nous trouver un petit quelque chose pour mettre en jambes un monde syndical en mal de défilé.
Les chiffres officiels des voitures brûlées lors de la nuit de la Saint-Sylvestre ne sont tombés qu’aujourd’hui. Dommage, on a raté l’explication fumeuse. 878 voitures incendiées, annonce le ministère de l’Intérieur, soit le double du chiffre annoncé par la Direction générale de la Police Nationale (397). Allez, tout ça, c’est déjà loin. Dix jours de frénésie élyséenne, ça nous fait vite oublier les misères du petit peuple...
Nicolas Sarkozy, qui n’a pas fini d’amuser la galerie, aura achevé de déposséder le Gaullisme et sa « certaine idée de la France ». Peut-être un mal nécessaire qui saura nous dépêtrer de cette atonie qui grignote notre capacité de résistance. Il ne s’agit pas de s’endormir sur cette impression de fin de civilisation.
Avoir toujours à l’esprit que la force de nos sentiments saura guider nos pas, voilà qui devrait magnifier ces belles raisons que nous avons d’espérer.
Chantal Spieler
23:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozy, synthèse nationale, chantal spieler, civilisation






