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28.04.2008

Les obsessions de Jean-Marie Le Pen

La réaction de Bernard Antony :


1202069962.jpgPar quelque aspect qu’on les considère, politique, historique, psychanalytique, les dernières déclarations de Jean-Marie Le Pen sont consternantes pour les militants de la droite nationale française, qui n’ont pas pour idéal et vocation politique la plaidoirie sur les œuvres concentrationnaires du troisième Reich allemand.

 

Rappelons que, pour nous, ce dernier est l’une des deux grandes abominations idéologiques et exterminatrices du XX° siècle ; l’autre, hélas pire encore en étendue et en durée, étant le communisme, qui règne toujours en Chine.

 

En revanche, les propos du chef du Front National, qui, par leur répétition, engagent peu ou prou les derniers cadres et militants, sont accueillis avec délectation par les ennemis de la cause nationale. Tenant sans doute à être le plus possible conforme à ses caricatures, Jean-Marie Le Pen leur offre une fois encore les ingrédients pour leur dialectique et leurs amalgames.

 

Il est objectivement pour le MRAP, la LICRA et autres associations dites anti-racistes une sorte de bienfaiteur par son masochisme idéologique (et même financier) !

 

Comme vraiment rien ne laisse envisager un renouveau possible du Front National, ni une satisfaisante succession, j’invite ses derniers militants à se regrouper librement afin de préparer la nécessaire et moderne confédération des droites, unies sur les principes fondamentaux de la défense de la vie, de la famille, de la justice sociale, de la patrie et d’une Europe réaffirmant ses racines civilisatrices et judéo-chrétiennes.

Création du Comité d’initiatives pour une NOUVELLE DROITE POPULAIRE

Communiqué de presse :

 

Dimanche 27 avril, s’est réuni à Paris le bureau national du Comité d’initiative pour la refondation créé le 29 mars dernier par une quarantaine de responsables et d’élus nationaux, identitaires et régionalistes.

 

A l’issue de cette réunion, il a été décidé la transformation de ce comité en Comité d’initiatives pour une Nouvelle Droite Populaire.

 

Cette structure n’est pas un parti politique et n’a pas vocation à accroître les divisions existantes. Elle est au contraire une instance de rassemblement et de mobilisation des énergies pour oeuvrer à la refondation de la droite nationale, régionaliste et identitaire. On pourra la rejoindre sans cesser d’adhérer à un parti ou à une organisation existante.

 

Les principes fondamentaux du Comité d’initiatives pour une Nouvelle Droite Populaire sont les suivants :

1 – Refus de l’immigration et de l’islamisation.

2 - Défense des identités régionale, nationale et européenne.

3 - Application de la préférence nationale et européenne.

4 - Réhabilitation des valeurs familiales et des principes fondamentaux de notre civilisation.

5 - Libération des énergies individuelles, politiques et économiques.

6 - Construction d’une Europe politique indépendante et puissante, fidèle à ses racines helléniques et chrétiennes.

Le Comité d’initiatives pour une Nouvelle Droite Populaire organisera le dimanche 1er  juin prochain à Paris une Convention nationale constitutive destinée à définir ses premiers axes de campagne et à mettre en place les structures de cette force de rassemblement.

Le Bureau provisoire du Comité d’initiatives pour une Nouvelle Droite Populaire comprend, dans l’ordre alphabétique, François Ferrier (Conseiller régional de Lorraine, Président du groupe Identité et Tradition), Roland Hélie (Directeur de la revue Synthèse nationale), Annick Martin (Vice-présidente du MNR), Yann Phélipeau (membre du Bureau national du MNR), Robert Spieler (Fondateur d’Alsace d’Abord, ancien député), Jean-François Touzé (Conseiller régional d’Ile-de-France, Président de Convergences nationales), qui en est le coordinateur, et Jean-Philippe Wagner (Conseiller régional de Lorraine).

Renseignements : initiative.refondation@club-internet.fr

24.04.2008

IMMIGRATION VOULUE...

772533361.3.jpgLes mots ayant un sens et les intitulés gouvernementaux étant, comme on le sait, chargés de symboles, il est temps pour Nicolas Sarkozy et François Fillon de rebaptiser ce ministère de l’Identité nationale et de l’Immigration, si emblématique des promesses faites à ceux qui voulaient tant y croire pendant la dernière campagne présidentielle. C’est, en effet, à la tête d’un ministère de la lâcheté d’Etat et de la volonté immigrationniste que se trouve désormais placé Brice Hortefeux.

En cédant comme il le fait à la CGT restauration, mais aussi au patronat collabo, le ministre montre clairement que rien n’a changé depuis un an dans cette république aboulique qu’est devenue la France.

C’est bien, au-delà des ornements de façade, une régularisation massive de « sans-papiers » que se prépare à accepter le gouvernement. Les critères retenus par Hortefeux pour décider de régularisations « au cas par cas » s’appliqueront, en effet, à la quasi-totalité des clandestins embauchés sous contrat de travail par la grâce d’employeurs complices (les affaires sont les affaires…) dans la restauration, secteur dont les estimations les plus basses font état de 50 000 illégaux employés dans la seule Ile-de-France. Sans parler, bien sûr, d’autres secteurs comme le bâtiment.

On  voit bien, dans ces conditions, où conduira inévitablement le « cas par cas » de Monsieur Hortefeux. C’est bien un nouveau signal, un nouvel appel d’air vers l’immigration planétaire que suscite ainsi le pouvoir sarkozyen.

Après les mariages blancs permettant de devenir français sans trop de difficultés (n’oublions pas ce chiffre ; 140 000 « nouveaux français » chaque année par une méthode ou une autre), voici venu le temps des emplois blancs (si l'on ose s'exprimer ainsi), moyen dorénavant imparable pour obtenir la régularisation de toutes et de tous pour le bonheur mondial des petits et des grands… Sauf des Français. Mais pour les chapeaux à plume de l’Etat UMP, partisans non pas de l'immigration subie, non pas de l'immigration choisie, mais bien de l'immigration voulue, cela a-t-il encore la moindre importance ?

 Jean-François Touzé

22.04.2008

Aristote au Mont Saint-Michel. Les racines grecques de l’Europe chrétienne

Image Hosted by ImageShack.usOn considère généralement que l’Occident a découvert le savoir grec au Moyen Âge, grâce aux traductions arabes. Sylvain Gouguenheim bat en brèche une telle idée en montrant que l’Europe a toujours maintenu ses contacts avec le monde grec. Le Mont-Saint-Michel, notamment, constitue le centre d’un actif travail de traduction des textes d’Aristote en particulier, dès le XIIe siècle. On découvre dans le même temps que, de l’autre côté de la Méditerranée, l’hellénisation du monde islamique, plus limitée que ce que l’on croit, fut surtout le fait des Arabes chrétiens. Même le domaine de la philosophie islamique (Avicenne, Averroès) resta en partie étranger à l’esprit grec. Ainsi, il apparaît que l’hellénisation de l’Europe chrétienne fut avant tout le fruit de la volonté des Européens eux-mêmes. Si le terme de “racines” a un sens pour les civilisations, les racines du monde européen sont donc grecques, celles du monde islamique ne le sont pas. Professeur d’histoire médiévale à l’ENS de Lyon, Sylvain Gouguenheim travaille actuellement sur l’histoire des croisades. Il a récemment publié Les Chevaliers teutoniques (Tallandier, 2008).

Auteur: Sylvain Gouguenheim
Editions: Seuil
Collection: L’univers historique
Pages: 277

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21.04.2008

"Liberté, que de crimes on commet en ton nom !"

par P. Chatov (http://id.novopress.info)

603207795.jpgDes crimes directs, bien sûr –arrestations, tortures, exécutions et autres joyeusetés chères aux grands ancêtres sans culotte ou marxistes- mais aussi des forfaits plus indirects, psychologiques ou moraux, qui ne sont pas moins graves.
Ainsi notre société présentée comme celle de la liberté individuelle absolue est-elle en réalité devenue celle de la toxicomanie généralisée.
En son sein, des individus totalement atomisés cultivent, chacun de leur côté, leur petite addiction, leur triste dépendance compulsive et obsessionnelle qui masque tant bien que mal le vide d’existences réduites à l’utilitarisme le plus étriqué, piteusement agrémenté d’un hédonisme mécanique et vulgaire.
Cannabis, "shopping", télévision, jeux vidéo, alcool, pornographie, internet… tout est bon pour échapper au vide et à l’angoisse de l’absence de sens. Car le nœud du drame se situe bien là, dans cette absence de but, de signification à laquelle sont confrontées des générations dépouillées par la modernité de tout ce qui excède la fonction purement économique.
En quelques dizaines d’années l’ogre Capital est en effet parvenu à arracher à l’homme européen à la fois ses liens horizontaux (famille, communauté, peuple…) et ses liens verticaux (spiritualité, religion, histoire…), rejetant sur le trottoir pouilleux du mercantilisme déifié un hominidé sans foi ni conscience passant sa vie à occuper des "jobs" que bien souvent il exècre mais qui lui permettent de s’offrir des gadgets dont il n’a pas besoin et quelques soirées de défonce et d’oubli chaque fin de semaine.
Peut-on concevoir des issues à cette spirale de déréliction ?
Bien sûr, car le renoncement facile est justement le plus utile et sûr allié de ce système infect.
Les solutions passent tout d’abord par une rupture personnelle effective, d’abord partielle puis totale, avec ces comportement de drogués de l’avoir qui nous déshumanisent un peu plus chaque jour.
N’acheter que l’indispensable, donner autant et aussi souvent que possible, échanger des services, ne plus aspirer aux artifices, ne plus juger sur l’apparence, retrouver la simplicité perdue…
De cet effort individuel, difficile et immense mais indispensable, naîtront les alternatives collectives et communautaires qui recréeront les solidarités charnelles aujourd’hui totalement dévastées.
Tendons la main à nos frères, appelons le camarade que l’on sait isolé, passons nos bras confiants autour de l’épaule du maltraité ou du timide et allons ensemble marcher sur les routes et chemins de notre continent, allons danser, faire du sport, militer, chanter, réciter des poèmes, construire de nouvelles forteresses et ripailler ! Car cette gigantesque fuite dans les drogues se nourrit sans doute avant tout de l’ennui et de la plus cruelle des solitudes : la solitude au milieu de la foule anonyme, celle que l’on peut aussi bien ressentir dans le brouhaha d’une discothèque, au cœur d’un amphi bondé ou dans le ventre du métro aux heures de pointe.
La solitude de ceux qui veulent vivre et pas seulement être vivants.

17.04.2008

LE VILAIN PETIT CANARD DU PAF !

La chronique hebdomadaire

de Philippe Randa

 

 

772533361.3.jpgTous les citoyens sont égaux, sauf ceux qui sont plus égaux que d’autres, c’est connu.

 

Imaginez le nec plus ultra de la citoyenneté française : être né hors de France, être venu clandestinement dans notre beau pays, avoir été traqué par les hordes policières dont les exploits, assurent certains, sont pour le moins dignes des chasses du comte Zaroff et – tout vient à qui s’obstine – avoir été naturalisé plus ou moins rapidement par la gauche ou par la droite… Devenir donc Français, pays autoproclamé des Droits de l’homme et de la Couverture maladie universelle, comme nul étranger n’est censé l’ignorer.

 

À part quelques nostalgiques des heures sombres de l’époque de nos grands-parents, quelques aigris franchouillards peu partageurs et quelques supporters haineux de parties de balles au pied, cette excellente « chance pour la France », comme aurait dit monsieur Stasi voilà trente ans, désormais officiellement chez lui chez nous, est un formidable exemple pour toutes les bonnes consciences de notre belle démocratie.

 

Mais pas la famille Alaouchiche qui a prénommé Islam un de ses enfants. Faut quand même être… enfin, oui, ce qu’on pense, hein ! pour faire une telle chose. Du coup, leur fiston de neuf ans, pré-sélectionné pour participer au jeu télévisé In ze boîte, est retoqué pour cause de prénom religieusement incorrect : « Se prénommer Islam pour un garçon, c’est comme porter un voile pour une fille », a expliqué la jeune femme responsable du casting d’Angel productions, qui a même ajouté : « Il faut que vous compreniez que le nom de votre enfant fait référence à une religion que les Français n’aiment pas beaucoup. Cela pourrait choquer. »

 

Aussitôt contactées, les associations professionnelles de lutte contre le racisme freinent des quatre fers : pour la Halde et le MRAP, sans preuve, pas de plainte qui tienne la route, ce sera la parole d’Angel productions contre celle de Mme Alaouchiche… C’est nouveau, ça, cette obligation de preuves dans une affaire de discrimination ; on ne se souvient pas qu’il en est toujours fallu, jusque là…

 

Ultime recours de la famille Alaouchiche, celui d’aller chercher de l’aide auprès de la très médiatique association SOS Racisme. Ce fut un coup de massue : « Il faut reconnaître qu’en France, Islam est un prénom difficile à porter », lui a-t-on expliqué.« On m’a même conseillé de conduire mon fils chez un psy ! », s’étrangle maman Alaouchiche.

 

Des braves gens, tous !

 

La leçon est explicite… Ne pas jeter sa religion comme un kleenex nauséabond en même temps qu’on vous remet un kit de nouveaux papiers d’identité, quelle dangereuse faute de goût, la preuve ! Car si tout le monde, aujourd’hui, aime à rappeler à tout bout de champ ses origines extra-territoriales ou celles de ses parents, il ne fait pas bon revendiquer ses convictions religieuses.

 

Chrétien, cela vous a un petit air ringard qui la fout mal dans les dîners people… Orthodoxe, c’est plus « fun » ; malheureusement, la majorité des gens ne savent plus très bien à quoi cela correspond et vous passez facilement pour un excentrique.

 

Bouddhiste, à la rigueur, comme le vote Sarkozy de l’année dernière, c’est tendance, mais pour combien de temps ? Cela risque de passer de mode, comme pour l’état de grâce présidentiel… Juif, évidemment, ça interdit automatiquement toute critique, mais il faut en être, ce qui n’est pas donné à tout le monde, les conversions sont rares, difficiles et, on ne sait jamais, l’antisémitisme étant tapis à tous les coins de nos rues, à en croire les uns plutôt que les autres, c’est quand même risqué.

 

Enfin moins, tout de même, que de se revendiquer scientologue, à moins d’être riche et célèbre, mais n’est pas Tom Cruise ou John Travolta qui veut. Et encore moins, semble-t-il, qu’être musulman et que cela se sache. Il ne fait pas bon prier Allah depuis un certain 11 septembre 2001. Les Afghans en savent quelque chose, les Irakiens aussi… et le « vilain petit canard » des Alaouchiche aussi, désormais !

15.04.2008

Le succès de la Ligue du nord va contraindre Berlusconi à une radicalisation

SOURCE  :  AFP

Le succès du parti populiste de la Ligue du nord, l'encombrant allié de Silvio Berlusconi qui a doublé son score aux législatives italiennes, va contraindre le nouveau chef du gouvernement à prendre un virage à droite, notamment sur les thèmes de l'immigration et du fédéralisme fiscal.

« Tout peut changer maintenant. Nous avons à présent la force nécessaire pour faire passer les idées du nord, nous sommes plus forts que jamais », a déclaré mardi dans la Stampa Umberto Bossi, 66 ans, le leader de la Ligue du nord.

S'il plafonnait à 4,5% dans le Parlement sortant, le parti xénophobe, autonomiste et anti-européen a doublé son score lundi en recueillant 8,3% des voix au Sénat et 8,1% à la Chambre des députés.

Dans ses bastions de la Vénétie et de la Lombardie, la Ligue a enregistré des pointes dépassant les 25% qui lui permettent de renouer avec un succès qu'elle n'avait plus connu depuis 1996 (10,1%), avant une traversée du désert qui la fit ensuite plonger à 3,9% (en 2001).

Se félicitant de son score, Umberto Bossi a cependant promis dès lundi soir que Silvio Berlusconi ne serait "jamais otage" de son parti et qu'il s'en tiendrait "au programme commun" négocié au sein de la coalition, qui regroupe aussi le parti Alliance nationale (droite conservatrice) de Gianfranco Fini.

"C'est un retour en force de la Ligue du nord qui avait été cannibalisée par Forza Italia (l'ancien parti de Silvio Berlusconi), elle va certainement exiger des responsabilités et des ministères importants, et insister sur trois thèmes, le fédéralisme, l'immigration et les questions européennes", a résumé Marc Lazar, politologue français basé en Italie.

Sans oublier Alitalia, dont le plan de sauvetage a débouché sur le sacrifice d'une grande partie de l'activité de l'aéroport de Milan-Malpensa, décrié par la Ligue du nord et dont les conséquences économiques au niveau local expliquent sans doute le succès du parti.

"Après le vote, Malpensa revient dans le jeu. Le nord a investi beaucoup d'argent et cet aéroport ne peut pas être fermé", a affirmé Umberto Bossi. Sans compter que Silvio Berlusconi a fait souffler le chaud et le froid sur l'issue du dossier s'il remportait les élections.

Le fédéralisme fiscal sera "la première initiative" de la Ligue du nord une fois au gouvernement, a également promis Umberto Bossi: « Il est impensable que tout l'argent (issu des impôts payés par le nord) atterrisse toujours à Rome », a-t-il estimé.

La Ligue devrait aussi tenter d'imposer au sein du gouvernement Berlusconi ses positions clairement anti-immigration, à l'image de ses élus qui défraient régulièrement la chronique.

Une ancienne vice-ministre italienne de l'Education, responsable locale de la Ligue du nord, avait suscité la polémique en novembre dernier en promenant un porc, animal impur pour les musulmans, sur le terrain d'une future mosquée à Padoue.

Roberto Calderoli, ministre des Réformes dans le précédent gouvernement Berlusconi, s'était quant à lui illustré en arborant un T-shirt imprimé d'une caricature du prophète Mahomet, une démarche qui avait provoqué de violentes manifestations devant le consulat d'Italie à Bengazi, en Libye, au cours desquelles dix personnes avaient trouvé la mort.

12.04.2008

Mondialisation : la déstabilisation planétaire

672788088.pngPar Olivier Carer

Avec la généralisation des valeurs individualistes et consuméristes, l’effondrement des sociétés traditionnelles partout dans le monde, l’hyperproductivisme industriel, le triomphe de l’argent roi, la spéculation financière sur les matières premières, la spécialisation des productions par zones géographiques mondiales, l’explosion du coût de l’énergie et des pollutions, … n’est-on pas en train d’atteindre le point de rupture du modèle globalisé ? Même B. Kouchner et ses amis le reconnaissent à demi-mots dans les colonnes de Libération lorsqu’ils exhortent prétentieusement le monde à « remettre la mondialisation à l’endroit ».

Mondialisation = tiersmondisation

Sous l’effet conjugué du libre échangisme mondial et des flux démographiques non maîtrisés, la France se tiers-mondise, les bidonvilles font leur réapparition aux abords de nos villes et sous les échangeurs d’autoroutes, les classes moyennes glissent insensiblement vers la pauvreté, un nouveau prolétariat urbain et rural regroupe dans la misère collective et le mépris social les émigrés de l’intérieur que sont les exclus de la mondialisation.

Vers le chaos alimentaire
Et parce que l’appauvrissement des uns ne fait pas forcément le bonheur des autres, dans les pays du tiers monde, les émeutes de la faim se généralisent sur tous les continents. Avec le mondialisme, le monde renoue avec la famine comme avant l’éradication du communisme. A Mexico, l’augmentation du prix des tortillas jette les gens dans la rue. L’envolée du prix du pain provoque des émeutes en Egypte et l’augmentation du mil suscite des grèves au Burkina Faso. La distribution de riz aux Philippines se fait sous la protection de l’armée. Au Yémen, des marches de la faim d’enfants sont organisées. La population manifeste au Sénégal, au Cameroun ou en Côte d’Ivoire, autrefois prospères. En Haïti, pays englué dans un sous développement chronique malgré ou peut-être à cause d’une décolonisation multiséculaire, les hausses de prix provoquent une situation quasi insurrectionnelle. Dans plus de 30 pays sous développés, la foule est poussée dans la rue par une hausse de 45 à 100 % des denrées alimentaires avec, pour ces états et pour le monde, des conséquences politiques incalculables.

Sortir d’une logique mortifère
De son côté, avec une constance déroutante, l’Union Européenne alimente politiquement ce processus démentiel de dérégulation généralisée avec la vision britano-Sarkozyste d’une « Europe mondiale ». Ignorant que le défi du XXI ème siècle sera essentiellement alimentaire, Bruxelles démantèle notre pêche et saborde notre agriculture. Une armée de technocrates coûteux continuent d’y subventionner la destruction des «excédents » agricoles, d’ordonner la mise en jachère autoritaire de terres cultivables, de contingenter les productions laitières ou de restreindre l’élevage. La Chine, grande bénéficiaire dans un premier temps de l’ouverture généralisée des marchés, commence à laisser le cours de sa monnaie s’apprécier. Cette modification de sa politique monétaire annonce pour l’ensemble de ses clients -notamment européens- un retour de l’inflation et avec lui une nouvelle baisse de pouvoir d’achat et donc de niveau de vie.

Les peuples contre l’élite mondiale
On le comprend, à ce stade d’évolution du cancer mondialiste, l’enjeu pour les peuples n’est plus seulement économique mais, parce qu’il est alimentaire, sécuritaire, migratoire, géopolitique, il est devenu vital. Face à la véritable déstabilisation planétaire dont sont responsables les apprentis sorciers du mondialisme, l’analyse prémonitoire et les avertissements déjà anciens des nationaux sur l’horreur de la globalisation et le mythe de la « mondialisation heureuse », sont plus que jamais d’actualité.

10.04.2008

Venez nombreux !

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08.04.2008

Conférence de Solidarité Kosovo à Strasbourg

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Arnaud Borella, Président de Solidarité Kosovo, viendra à Strasbourg expliquer la situation historique et géopolitique du Kosovo et présenter l’action de son association caritative, qui vient en aide aux populations serbes du Kosovo.

Rendez-vous :

 

Samedi 19 avril à 14h30

Salle Saint-Louis

3 rue du Docteur Freysz

(tram : Robertsau-Boecklin, terminus ligne E)

Prix d’entrée : 3 euros

Nombreux stands

Venez nombreux !

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