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29.03.2008

Dans les kiosques

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Le Choc du Mois n°21, avril 2008, 6,50 €,

27.03.2008

Pas de citrouille pour Nicolas

1757506460.jpgTu sais qu’on a eu les foies, Nicolas ! Du bar du Goujon fidèle à Tarascon-sur-Ariège au bureau du chef du protocole de l’Elysée, toute la France avait le trouillomètre à zéro pendant ces deux jours de visite à haut risque de dérapage protocolaire, dans un royaume où l’étiquette est un vaste champ de mines.

C’était pour toi une occasion rêvée de redorer ton blason. Tu t’en es plutôt bien sorti, malgré une photo de Carla très peu couture diffusée dans les journaux anglais, malgré quelques tics et trémoussements, malgré tes regards de gamin émerveillé qui passe directement de Disneyland à un vrai palais avec une vraie reine. L’entente cordiale en est toute ragaillardie.

Tu as su contenir tes pulsions tactiles et c’est bien. Ne pas tripoter la reine, ne pas lui péter la bise ou lui pincer les fesses en fin de banquet, bien ! Tu n’as pas bu l’eau des rince-doigts et ne t’es pas mouché dans la nappe, bien ! Et s’il est vrai que le prince Philip s’enquiquine à mourir depuis des lustres dans cette cour empesée, tu as résisté à la tentation de lui raconter une bonne blague bien graveleuse pour essayer de le décoincer. Et si, oui, tu as été pris de pitié pour ce pauvre Charles, tu as aussi évité de faire remarquer à l’un de tes ministres présents (ce qu’une oreille indiscrète aurait forcément entendu) que ta meuf est nettement mieux roulée que cette brave Camilla emplumée et plâtrée de fard.

Tu as su exporter notre french touch d’exotisme en faisant promener face à face Rachida et Rama en carrosse (pas très à l’aise les pauvrettes, d’abord elles ne peuvent pas s’encadrer et puis il est vrai que, n’étant pas tombées dans le chaudron quand elles étaient petites, elles étaient peu préparées à fréquenter les grands de ce monde.) Tu me diras que si on y avait mis Bachelot et Boutin dans le carrosse, c’était la casse assurée et l’incident diplomatique qui va avec.

Allez, un petit reproche tout de même. Tu as pensé à remiser Ray-ban, Rolex et portable pour te présenter devant les deux chambres réunies, ça c’est bien. Mais tu as peut-être un peu excessivement ciré les pompes des parlementaires britanniques qui n’ont peut-être pas ta promptitude sentimentale. Et passer de l’entente cordiale à l’entente amicale le temps de traverser la Manche sera sans doute pour eux tout aussi difficile à avaler qu’un plat de cuisses de grenouilles.

Chantal Spieler

25.03.2008

Du Kosovo au Tibet, les incohérences de la diplomatie sarkozienne

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Jean-Claude Rolinat

Dictionnaire des États éphémères ou disparus de 1900 à nos jours, Jean-Claude Rolinat, 506 pages, Dualpha éditeur. 

 

En politique extérieure, on le sait, les États sont des monstres froids. Souvent, les considérations géographiques commandent à la diplomatie en partant du principe que l’on ne choisit pas son voisin. Les gouvernements n’ont pas d’états d’âme, rien que des intérêts. Si l’on se réfère à ce principe d’action, contradictoire toutefois avec la religion des droits de l’homme mise à toutes les sauces et pratiquée en théorie par les autorités françaises, on ne peut qu’être étonné, interloqué, interpellé, pour ne pas dire scandalisé, par le « deux poids, deux mesures » appliqué par exemple à l’analyse des situations kosovare et tibétaine. D’un côté, nous avons l’attitude du gouvernement français qui reconnaît officiellement l’existence internationale d’un État bidon et mafieux, à la consistance totalement artificielle, le Kosovo, et, de l’autre, un silence radio digne de la diplomatie vaticane concernant le énième sursaut indépendantiste de l’une des plus vieilles nations du monde, le Tibet. En quoi la reconnaissance du Kosovo apporterait à la France un avantage matériel quelconque, s’agissant d’une région interne arrachée à un antique État qui entretint, depuis son émergence au XIXe siècle, d’excellentes relations avec Paris, la fraternité d’armes pendant le conflit de 1914-1918 en étant une sublime illustration ?

 

A la lumière du principe fondamental consistant à accorder le droit à l’autodétermination de tous les peuples, pourquoi interdire à l’Abkhazie, au Nagorny-Karabakh, à la Transnistrie ou à l’Ossétie du Sud ce que l’on accorde au Kosovo, qui ne fut jamais l’une des six Républiques constituantes de la défunte Yougoslavie mais une simple province serbe dotée par intermittences d’un statut d’autonomie interne ? Pourquoi oublier le Kurdistan écartelé entre Irak, Iran, Syrie et Turquie, pourquoi ne pas reconnaître la spécificité tamoule au sein du Sri Lanka ou celle des Karens de Birmanie, au pire, l’artificiel pseudopode algérien qu’est la République arabe sahraouie proclamée dans les sables de l’ex Rio de Oro espagnol ? Nombreux sont les territoires artificiels découpés sur la carte de ce vaste monde qui n’eurent qu’une éphémère existence (1). En revanche, sur le toit de ce même monde, une antique théocratie, dont l’indépendance fut officiellement proclamée par le Dalaï-lama d’alors en 1912, a été effacée du planisphère par l’annexion chinoise du 7 octobre 1950, confirmée par la sanglante répression de l’insurrection indépendantiste de novembre 1959. Considéré depuis par Pékin comme l’une de ses minorités nationales, le Tibet a été officiellement vassalisé par l’accord en 17 points du 23 mai 1951 qui stipulait « que les autorités centrales ne modifieront pas le système existant au Tibet, le statut, les fonctions et les  pouvoirs du Dalaï-lama et du Panchen-lama ». Or, que vaut un « traité » obtenu sous la contrainte dont les clauses ont été, à l’évidence, violées par l’un des deux signataires ? Érigé en « région autonome » le 1er septembre 1965, le Tibet n’a en réalité aucune marge de manœuvre et n’a « d’autonome » que l’adjectif sur le papier.

 

Décidés à imposer le marxisme à toute la population, les Chinois entreprirent la destruction de toutes les structures sociales et politiques. Une campagne de persécution s’abattit sur ce malheureux pays : déportation des populations, réforme agraire, installation de Chinois conduisant petit à petit à une substitution de populations. Entre 1950 et 1990, on évalue à 1 200 000 personnes le nombre de Tibétains morts des suites de l’occupation chinoise : combats, exécutions, travaux forcés, blessures mal soignées, décès des exilés...

 

Entouré, en Inde, par plus de 100 000 des siens, le Dalaï-lama reste la figure emblématique des Tibétains de l’intérieur comme ceux de la diaspora. Même si sa position sur le futur statut de son pays est moins radicale que celle du gouvernement tibétain en exil qui siège à Dharamssala, on peut s’interroger sur l’avenir de Tenzin Gyatsan, Prix Nobel de la Paix, 14ème incarnation de l’esprit « Bodhisattva Ava Lokitesvera » : sera-t-il le dernier souverain tibétain ?

 

En octobre 1990, au grand dam des autorités chinoises communistes, il avait été reçu par des ministres français. (Quel héroïsme !) Si l’on veut bien admettre que les relations avec la Chine rouge sont délicates, complexes s’agissant de nos intérêts économiques et qu’il faut y regarder à deux fois avant d’émettre un avis, contrairement aux partisans du boycott, je suis de ceux qui pensent que les J. O. de Pékin constituent une formidable vitrine pour la promotion de la souveraineté tibétaine, pour peu que les athlètes se sentent mobilisés et que les résistants de la cause indépendantiste profitent intelligemment de cette opportunité. Dans la lutte à mener contre l’impérialisme communiste chinois, il ne serait pas non plus inintéressant que le gouvernement du Kuomintang de Taïwan, qui se veut « l’autre » Chine, fasse part de son point de vue. En France, il faut prendre à leur propre piège les zélateurs des « Droitsd’l’Hom » et les partisans du principe d’autodétermination. C’est l’une des conditions pour faire reculer le mondialisme niveleur de peuples.

source : Synthèse nationale 

18.03.2008

Les autolâtres au piquet

Aujourd’hui, je m’offre un petit plaisir : un geste gratuit, bête et méchant comme on aime parfois, celui qui consiste à se réjouir du malheur des autres.

On commence par Strasbourg avec la bonne grosse raclée de Fabienne Keller : une enfant gâtée qui vit mal (et sans dignité) cet échec très personnel et qui a beaucoup pleuré entre les deux tours. Arrogance, vanité, mépris, caprices et autres bassesses du quotidien ont fait la ronde tout au long de ce mandat despotique. Le verdict devait être sévère, il fut atomisant. Hop là !

Un petit tour de France qui nous emmène très vite à Pau. Jubilatoire ! On l’espérait, c’est arrivé, il s’est vautré et c’est bien fait. Va t-il enfin se taire ce sempiternel casse-pieds ? Sa face de carême, pétrie par l’outrage sacrilège sur sa personne par ces gros ploucs de béarnais, évoquait à elle seule la signification du mot « déconfiture ». Un régal je vous dis. « Tout ceci est le résultat d’une manoeuvre » déclare François Bayrou. Bien vu. Bien fait ! Un destin national en vrille et un piteux retour au pays viennent peut-être ainsi répondre à ses contorsions opportunistes.

Un crochet par Hénin-Beaumont : un gros râteau, pas forcément mérité, mais sûrement instructif pour Marine qui confirme le mauvais score du premier tour. Une omniprésence sur des terres qui ne sont pas les siennes en aura sans doute agacé quelques-uns. Pour cette conseillère régionale d’Ile de France, l’attrait soudain pour cette ville et surtout pour une circonscription « gagnable » dans le Nord où le travail de terrain a été accompli par un autre pendant des années, est peut-être perçu comme de la convoitise, ce qui manque sérieusement de panache à qui veut succéder à Papa.

Voilà pour les autolâtres.

Si l’on évoque le cas de Paris, on tombe là dans l’excès inverse : la nunucherie incarnée par Françoise de Panafieu, qui est allée aux électeurs comme les marquises allaient aux pauvres. A Paris, on reste donc rose et féminisant. La droite parisienne s’est étalée dans les couloirs de bus, entre maréchaux et petite ceinture, avec un crochet malavisé vers une idée de grande mosquée. Vouloir séduire les bobos tout en essayant de déjouer les embuscades de ces vieux machos de l’UMP et de faire oublier les vilains tripatouillages financiers des élus RPR à la Mairie de Paris, était un pari à haut risque pour celle qui patrouille dans la vie politique à la manière d’un chien truffier.

Ces quelques cas évocateurs de la conduite désincarnée de la chose politique peuvent nous ragaillardir dans cette belle idée que nous avons du bien commun et de la nécessaire abnégation qui doit accompagner ceux qui veulent la servir.

Chantal Spieler

10.03.2008

Elections municipales : le camp identitaire laminé ? Ce n’est qu’une épreuve.

1745419803.2.jpgUn bel exercice d’humilité nous est aujourd’hui infligé. Et c’est très bien ainsi. Car après tout, nous l’avons un peu cherché.

Je ne parle pas des militants qui, partout en France et particulièrement à Strasbourg, n’ont pas ménagé leur peine : nuits de collage, présence permanente sur le terrain, leur ardeur combative dans un contexte de défaite annoncée force l’admiration.

Se contenter de désigner des coupables, en l’occurrence ceux au sein du FN qui ont plombé ce scrutin, procèderait d’une esquive indigne et réductrice des causes de cette magistrale déculottée si nous devions, ce faisant, décliner notre part de responsabilité.

Mais puisqu’il faut en parler tout de même, commençons par les manquements écrasants du « parti de référence », le FN, ou plutôt de ses nouveaux responsables auto proclamés au mépris de toute gouvernance démocratique. J’ai entendu Marine Le Pen se gargariser de scores plus miteux les uns que les autres, à commencer par le sien (sensée arriver en tête à Hénin Beaumont pour emporter la mairie, c’est la ratatinade avec 15 points de moins que son rival divers gauche). Avec cette arrogance qui la caractérise, elle affirme avec une désinvolture qui frise l’indécence, que les scores de ces élections municipales démontrent que le FN est en voie de redressement (!) La tartuferie et la dérobade ne font certainement pas bon ménage avec l’image de futur chef charismatique dont elle drape son égo ultra boursouflé et avec laquelle elle bassine le bon peuple depuis quelque temps.

Quid de l’absence évidente d’implantation locale et du refus borné d ‘envisager des alliances indispensables avec des candidats identitaires implantés ? Quid de la dispersion des idées phare du camp national, sacrifiées sur l’autel de la respectabilité dans un salmigondis idéologique désarticulé et illisible ? Valmy et Argenteuil auront servi de bois de chauffage pour cette crémation des fondamentaux, que l’UMP s’est empressée de reprendre à son compte pour ne rien en faire si ce n’est de capter un électorat déboussolé.

Dans cette perspective accablante d’échec, que fallait-il faire ? Y aller ou pas ? Trop tard pour y répondre.

A Strasbourg, par exemple, on a pédalé dans la choucroute. Robert Spieler, qui savait bien qu’il serait loin d’atteindre son score des dernières municipales (9,2 % pour sa liste et 7,5% pour celle du FN) aurait « sauvé les meubles » s’il n’avait pas été entravé par la liste du Front. Une liste FN inutile menée par un inconnu parti recruter ses colistiers dans les maisons de retraite de la ville dans le seul but de satisfaire les exigences de Jean-Marie le Pen, prêt à tout pour empêcher Alsace d’Abord de conserver sa légitimité identitaire en Alsace. La dynamique identitaire n’avait aucune chance de sortir la tête hors de l’eau dans ces conditions, avec pour ne rien arranger, la bipolarisation du scrutin rendue inévitable par le basculement annoncé de la mairie à gauche.

A Nice, même bazar. La liste de Philippe Vardon aurait pu résister à la débâcle avec tout de même l’espoir de franchir la barre des 10% dans une ville où le camp national devrait normalement se situer dans une fourchette de 25 à 30%, si là aussi la liste FN n’avait pas accompli son travail de sape. Les militants du FN niçois étaient eux-mêmes pour la plupart favorables à une liste commune avec Nissa Rebella. Pour toute réponse, ils ont eu droit à la visite d’un émissaire envoyé de Paris par le « paquebot » pour monter en catastrophe cette liste nuisible.

Quelques cas isolés tout de même de satisfaction, que j’ai le plaisir de saluer : Jacques Bompard vient d’emporter pour la troisième fois la mairie d’Orange. Avec un score de 60% au premier tour, c’est un plébiscite mérité pour sa remarquable gestion municipale. Il sera aussi réélu sans souci Dimanche prochain au conseil général et son épouse est en passe de gagner la mairie de Bollène au deuxième tour. Nos amis Christian Baeckeroot et Philippe Eymery, dans des circonstances particulièrement difficiles, obtiennent deux sièges pour chacune de leurs listes à Tourcoing et à Dunkerque.

Dans un contexte politique désastreux, la défense de nos idées est aujourd’hui cadenassée par l’absence d’unité dans notre famille politique. Ce constat amer doit peut-être nous amener à reconsidérer la nature de notre engagement pour certains d’entre nous, en attendant (mais pas seulement, en ayant aussi la volonté d’y participer) la nécessaire recomposition du « canal politique » de notre camp qui devra bien surgir et le plus tôt serait le mieux : l’action politique ne peut pas se passer d’une structure politique. Et une structure politique, ce n'est pas une cour orientale !

Mais l’action politique s’accompagne aussi d’une démarche métapolitique, celle qui consiste à faire adhérer le plus grand nombre à nos idées par d’autres voies, complémentaires et indispensables. L’action sur le terrain, culturelle, sociale, musicale, a des vertus pédagogiques indispensables à la promotion du message identitaire. La conscience identitaire d’un trop grand nombre de nos compatriotes se caractérise par un vide abyssal qui laisse toute sa place à l’obsession matérialiste, à un individualisme contre nature, à une conception existentielle basée sur l’instant présent. Des bouts de chiffons idéologiques peu propices au sursaut et à la reconquête. On a du travail ! Et si l’action de terrain nous paraît aujourd’hui encore trop confidentielle, c’est justement là que nous avons du travail.

 

Chantal Spieler

Solidarité Alsacienne

NE PAS CEDER AU RENONCEMENT !

430377834.jpgPar Roland Hélie

 

Les résultats sont là. De la pseudo droite à la vraie gauche, personne ne peut vraiment crier victoire, personne ne peut non plus pleurer sa défaite. On parle de "rééquilibrage" et chacun trouve de bonnes raisons d’être, en apparence du moins,  plus ou moins satisfait.  On entend tout et le contraire de tout pour justifier tel ou tel recul ou telle ou telle avancée et, finalement, tout le monde s’en remet aux résultats de dimanche prochain qui, probablement, seront le remake de ceux du premier tour. 

 

Curieusement, les Français semblent être satisfaits de la situation dans laquelle ils sont, puisqu’ils ont cautionné par leurs votes les partis du Système en place. L’insécurité est en voie de banalisation, l’immigration-invasion ruine notre pays, l’islamisation de nos villes progresse de jour en jour, la pression fiscale est de plus en plus forte et la classe politique totalement corrompue mais, qu’importe, nos compatriotes qui prennent encore le temps d’aller voter encouragent joyeusement les partis responsables de cet état de faits.

 

Pourtant, il y avait bien, dans une centaine de villes, une alternative à cette situation infernale. Cette alternative, c’était la droite nationale. Or, partout, celle-ci est laminée. Malgré le courage exemplaire et la détermination de ses candidats et de ses militants, les résultats du Front national se liquéfient et l’ensemble du mouvement nationaliste et identitaire en subit les conséquences.

 

Le FN, qui apparaissait encore, il n’y a pas si longtemps que cela, comme le recours salutaire pour notre pays, a quasiment disparu de la scène politique nationale et locale. Voilà le résultat de la politique menée depuis quelques années par sa direction. Le Pen et ses acolytes avaient un boulevard devant eux, ils n’ont pas su l’emprunter, pire encore, ils se sont engouffrés tête baissée dans une impasse sur sa gauche où personne ne les attendait. Voilà où les bêtises accumulées de l’un (la dernière en date étant ses élucubrations –que nous préférons mettre sur le compte de la sénilité- à propos de rapports fantasmés entre certains mouvements nationaux et l’UIMM...) et le fanatisme imbécile des autres auront mené le FN, que tout destinait à un avenir radieux. Tant pis pour lui, tant pis pour nous et, hélas, tant pis pour la France...

 

Car la France, je persiste à le croire, a besoin d’un vrai mouvement national et identitaire digne de ce nom pour la remettre dans le droit chemin. Notre famille politique ne doit pas céder au renoncement. Ce ne sont pas quelques versatilités électorales qui vont entamer notre détermination.

 

Depuis des semaines, certains parmi nous imaginent déjà les bases du renouveau, car renouveau il y aura. Finalement, cette hécatombe du lepénisme moribond aura le mérite d’éclaircir le paysage et de permettre à l’ensemble de notre famille politique d’envisager différemment l’avenir. Fidèle à sa vocation d’être un outil au service du redressement national, la revue Synthèse nationale, avec les réseaux qui se sont formés autour d’elle, entend participer à cette nouvelle croisade. Mais, de tout cela, nous reparlerons très bientôt...

 

 

LIQUEFACTION ET RECONSTRUCTION

1866371387.jpgPar Jean-François Touzé

Une vague rose au bout du compte bien pâle, une UMP entamée mais pas défaite, un MoDem en position d’arbitre dans de nombreuses villes, un PC qui résiste, une extrême gauche en embuscade… Ainsi tourne, tourne, tourne le carrousel défraichi du système, doucement, régulièrement, sans à coups ni heurts.

Pour le Front National, en revanche, la grande glissade vers le précipice continue. Après l’insuccès de la Présidentielle, la déroute des Législatives, c’est un troisième échec en onze mois qu’enregistre avec ces Municipales et ces Cantonales le lepénisme résiduel, illustrant d’une nouvelle page jaunie cette chronique d’un effondrement annoncé.

Impossible désormais, quelles que soient les rodomontades de circonstances qui constituent un passage obligé des soirées électorales, de nier la réalité de la marginalisation à marche forcée du Front National. On aimerait pouvoir écrire que le FN est en voie de PCisation tant cette pente semblerait douce dans la mesure où les communistes peuvent encore s’appuyer sur leur implantation locale – la preuve vient d’en être donnée - leurs réseaux et leurs forces militantes sinon intactes, en toute hypothèse maintenues.

Rien de tel au FN malgré le courage, l’abnégation de ceux qui, sur le terrain, dans les nuits de collages et les journées de boîtage, continuent d’entretenir la petite flamme qui vacille de mois en mois.

Je ne suis pas de ceux qui reprochent à Jean-Marie Le Pen d’avoir tant misé sur la Présidentielle qui constitue, à l’évidence la mère des batailles comme le veut l’esprit des institutions de la Vème République. Encore faut-il en admettre la logique et en accepter les conséquences. La logique c’est que si tout procède de la Présidentielle, les échecs accumulés depuis le printemps dernier découlent du grave revers personnel subi par le candidat à la magistrature suprême. Il s’agit donc de le dire et de le reconnaître. Ce qui ne l’a pas été. Mais au-delà de cette vérité d’évidence, comment ne pas voir que le Front qui n’a finalement jamais été autre chose qu’une écurie présidentielle, paye aujourd’hui les dividendes du mépris affiché par son président à l’égard des élections locales, avec pour conséquences l’absence de tout maillage territorial et une existence politique réduite aux apparences. C’est bien cette absence d’implantation, et non les difficultés financières, qui explique le si faible nombre de listes présentées dans les villes grandes et moyennes tout comme le fait qu’un canton renouvelable sur deux n’est pas été pourvu.

Que le FN en soit venu à se féliciter des quelques 10% obtenus à Marseille ou des 12% de son Secrétaire général à Perpignan est suffisamment significatif pour qu’il ne soit pas nécessaire d’insister et le relativement bon résultat enregistré par Michel Guignot à Noyon grâce à une implantation réelle due à un travail constant et une approche crédible, tout comme celui de Dominique Martin à Cluses ne peuvent évidemment pas faire oublier les minuscules 4,5% obtenus par Madame Schénardi dans une ville aussi importante que Nice. C’est également le remarquable travail d’implantation – et rien d’autre - de Steve Briois et de ses équipes qui explique les 28,5% d’Henin Beaumont, un Steve Briois finalement desservi par la médiatisation de sa deuxième de liste.

Loin du « redressement » annoncé dès 20H30 par Jean-Marie le Pen, ce double scrutin aura témoigné de la liquéfaction du FN.

Pour ne pas avoir envoyé les signaux nécessaires à son électorat traditionnel, ce « peuple de droite », droite nationale, droite sociale, droite populaire, droite des valeurs et des convictions, mais droite tout de même, qui, en avril dernier s’était laissé séduire par Nicolas Sarkozy et qui, la déception venue, n’a opéré aucun début de commencement de retour vers un parti qu’ils ont quitté le jugeant « fatigué, usé, vieilli », le Front National s’est condamné à la marginalisation. Pour ne pas avoir ni su, ni voulu, réfléchir aux raisons de ce désamour, pour s’être aveuglé  des mirages populistes, ouvriéristes et même parfois tiers-mondiste, pour avoir brouillé les cartes et oublié sa vraie nature, le Front disparait peu à peu du champ utile de la politique française.

Une page se tourne qui ne se rouvrira pas. Les querelles qui ne manqueront pas de survenir dans une perspective de succession finiront de faire se consumer une structure frappée par le phénomène mystérieux de l’auto combustion. C’est ainsi, et c’est ainsi que va la vie…

La droite nationale a pourtant, j’en ai la certitude, de beaux jours devant elle. Il est hors de question de la regarder disparaître, assis au bord du chemin, regardant les photos sépia des bons moments envolés, succombant à je ne sais quelle nostalgie, antichambre du renoncement.

Ses analyses, ses propositions, ses solutions n’ont rien perdu de leurs pertinences et une majorité de nos compatriotes partagent nos vues, comme l’a montré la dernière Présidentielle.

Laissons donc les morts enterrer les morts.

Il nous faut nous organiser. Il nous faut repartir. Il nous faut rassembler. Il nous faut réinventer.

Nous ne resterons,certes, pas inertes. Et tant pis si Rome n’est plus dans Rome.

07.03.2008

Mario Borghezio : l’Union européenne défend la soupe identitaire...

1586238039.jpgL’organisation non gouvernementale Solidarité alsacienne, proche du mouvement régionaliste alsacien, avait prévu, le 1er mars à Strasbourg, de distribuer gratuitement une « soupe populaire » aux pauvres et aux sans abris qui se retrouvent habituellement près de la gare ferroviaire de la capitale alsacienne.

Cette action de volontariat civique a été interdite par la Préfecture locale au moyen d’un important déploiement de forces de police qui ont menacé d’arrestation immédiate l’organisatrice Chantal Spieler ainsi que les autres bénévoles.

A la lumière de ces faits, le député Mario Borghezio a posé à la Commission de l’Europe une question écrite par laquelle lui demande si elle n’estime pas que l’interdiction brutale et disproportionnée par les autorités françaises d’une simple distribution gratuite de soupe aux pauvres et aux déshérités est en contradiction avec les principes fondateurs de l’Union européenne et avec le respect des droits fondamentaux et, en outre, si la Commission de l’Europe n’estime pas que l’action caritative de l’association Solidarité alsacienne devrait au contraire être protégée et encouragée, y compris à la lumière des principes de la soi-disant « intégration sociale » soutenue par l’Union européenne.

« Cette action de volontariat civique, que nous avions déjà réalisée voici un an à Turin – poursuit Mario Borghezio – il faut la reprendre à grande échelle dans toute la Padanie avec le soutien de nos associations telles que la Garde Nationale Padane et les Volontaires verts. »

Mario Borghezio
Chef de la délégation de la Ligue du Nord au Parlement européen
Bruxelles, le 06 mars 2008

Traduit de l’italien par Edouard Giraud pour Novopress France

03.03.2008

In memoriam

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Il est entré dans la lumière

A Dieu, Dom Gérard

02.03.2008

La soupe identitaire à nouveau interdite à Strasbourg

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Samedi 1er mars. L’équipe de Solidarité Alsacienne s’installe comme à son habitude place de la gare à Strasbourg pour proposer une soupe au lard aux SDF du quartier.

Nous n’avons pas encore sorti la marmite, rien n’est encore prêt, Robert Spieler présent commence à accueillir les premiers venus, nos jeunes militants partis chercher nos amis sdf ne sont pas encore revenus, mais nous avons déjà de la visite :

Un commissaire et deux inspecteurs, suivis de deux fourgons garnis de policiers en tenue viennent me voir. Le commissaire prend un air terrible pour m’asséner l’article je ne sais plus combien du code pénal et m’explique que je n’ai pas déclaré à la Préfecture cette « manifestation ». C’est donc un délit. J’ai beau essayer de lui expliquer que la « manifestation » en question n’est qu’une simple distribution de soupe aux sans-abri, que nous n’avons pas caché de pains de plastic dans nos provisions et que ça serait bien qu’il s’en retourne gentiment dans son commissariat pour nous oublier un peu, rien ne peut le détourner de son « importante » mission.

Il s’énerve le commissaire et m’explique que si je ne remballe pas tout de suite, ce n’est pas une ou deux heures au commissariat qui m’attend, mais une nuit en garde à vue. J’avoue que la perspective de la compagnie des petites dames de la nuit et autres alcooliques aussi peu repentis que bruyants ne me séduit pas plus que ça. Et je n’ai pas que ça à faire, nous sommes en pleine campagne électorale et nous devons organiser ce soir-là avec les responsables de Strasbourg d’Abord les collages et tractages de la semaine. Nous rangeons. La police partie, nous servons tout de même quelques repas à partir du coffre de la voiture ou en « service ambulant ».

Je ne sais pas pourquoi, alors que nous avons passé tout l’hiver sans embrouille d’aucune sorte avec les forces de l’ordre, le Préfet décide soudainement de s’intéresser à nouveau à nous.

Dès lundi, je vais aller à la Préfecture déclarer docilement notre prochaine distribution de soupe. Interdiction ou pas, nous reviendrons quand même et cette fois-ci il ne sera pas question de céder. Car après tout, nous sommes dans notre bon droit et rien ne doit interdire à une association caritative d’oeuvrer dans la rue.

C’est notre troisième hiver dans la rue. Vous vous souvenez que le premier hiver avait été particulièrement agité : interdictions préfectorales à répétitions (j’étais emmenée au commissariat toutes les semaines) au prétexte que notre action était discriminatoire et que les agités de la LCR venaient régulièrement nous houspiller, ce qui constituait un trouble à l’ordre public. Tout le monde s’en est mêlé : Catherine Trautmann, Fabienne Keller, la Licra, le Mrap, Sos-racisme, les verts, la Lcr et d’autres encore. Louis Schweitzer, patron de la Halde y a vu là une urgence et s’est saisi de l’affaire pour nous poursuivre en justice.

Un bazar pour rien. L’année suivante, et cette année encore, comme nous n’avions pas cédé une seule fois, les chevaliers blancs de l’anti-racisme avaient fini par se lasser et ont disparu soudainement de notre vue. Et c’était très bien ainsi. Pas l’ombre d’un képi à l’horizon, nous n’avions même pas besoin de faire de déclarations officielles, nous étions finalement tolérés. Jusqu’à samedi.

Ce que le nouveau Préfet du Bas-Rhin ne sait sans doute pas, c’est que nous avons la tête dure et que les intimidations policières ne nous font ni chaud ni froid. Et puis nous l’avons promis à nos amis sans-abri furieux d’être privés d’une soirée amicale avec nous : nous reviendrons et nous resterons.

Chantal Spieler 

 

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