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18.03.2008
Les autolâtres au piquet
Aujourd’hui, je m’offre un petit plaisir : un geste gratuit, bête et méchant comme on aime parfois, celui qui consiste à se réjouir du malheur des autres.
On commence par Strasbourg avec la bonne grosse raclée de Fabienne Keller : une enfant gâtée qui vit mal (et sans dignité) cet échec très personnel et qui a beaucoup pleuré entre les deux tours. Arrogance, vanité, mépris, caprices et autres bassesses du quotidien ont fait la ronde tout au long de ce mandat despotique. Le verdict devait être sévère, il fut atomisant. Hop là !
Un petit tour de France qui nous emmène très vite à Pau. Jubilatoire ! On l’espérait, c’est arrivé, il s’est vautré et c’est bien fait. Va t-il enfin se taire ce sempiternel casse-pieds ? Sa face de carême, pétrie par l’outrage sacrilège sur sa personne par ces gros ploucs de béarnais, évoquait à elle seule la signification du mot « déconfiture ». Un régal je vous dis. « Tout ceci est le résultat d’une manoeuvre » déclare François Bayrou. Bien vu. Bien fait ! Un destin national en vrille et un piteux retour au pays viennent peut-être ainsi répondre à ses contorsions opportunistes.
Un crochet par Hénin-Beaumont : un gros râteau, pas forcément mérité, mais sûrement instructif pour Marine qui confirme le mauvais score du premier tour. Une omniprésence sur des terres qui ne sont pas les siennes en aura sans doute agacé quelques-uns. Pour cette conseillère régionale d’Ile de France, l’attrait soudain pour cette ville et surtout pour une circonscription « gagnable » dans le Nord où le travail de terrain a été accompli par un autre pendant des années, est peut-être perçu comme de la convoitise, ce qui manque sérieusement de panache à qui veut succéder à Papa.
Voilà pour les autolâtres.
Si l’on évoque le cas de Paris, on tombe là dans l’excès inverse : la nunucherie incarnée par Françoise de Panafieu, qui est allée aux électeurs comme les marquises allaient aux pauvres. A Paris, on reste donc rose et féminisant. La droite parisienne s’est étalée dans les couloirs de bus, entre maréchaux et petite ceinture, avec un crochet malavisé vers une idée de grande mosquée. Vouloir séduire les bobos tout en essayant de déjouer les embuscades de ces vieux machos de l’UMP et de faire oublier les vilains tripatouillages financiers des élus RPR à la Mairie de Paris, était un pari à haut risque pour celle qui patrouille dans la vie politique à la manière d’un chien truffier.
Ces quelques cas évocateurs de la conduite désincarnée de la chose politique peuvent nous ragaillardir dans cette belle idée que nous avons du bien commun et de la nécessaire abnégation qui doit accompagner ceux qui veulent la servir.
17:42 Publié dans Blog | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : politique, municipales, chantal spieler, synthèse nationale, solidarité alsacienne


