« 2007-12 | Page d'accueil | 2008-02 »

31.01.2008

Synthèse nationale, samedi 2 février, à Paris...

Merci à Frédéric

29.01.2008

A QUOI SERT LA CROISSANCE ?

dbd669e28f383250e9dbe55021f5b918.jpgA voir Sarkozy sautiller en permanence à propos de la croissance, on finirait par penser que c’est une préoccupation obsessionnelle depuis qu’il est petit.

Chargé par le Président de la difficile quête du graal, Jacques Attali aurait, dit-on dans certains cercles, trouvé la précieuse hormone de croissance pour notre économie. Il l’a enfermée dans une clé USB rouge qu’il s’est empressé de porter, avec les solennités d’usage, à son commanditaire élyséen.

Un pas vers le Bonheur National Brut ?

Pour contrecarrer à l’avance la critique sur la dérive ultralibérale de son travail, l’ancien sherpa de la Mitterrandie avait sorti pour l’occasion sa plus belle chemise à col Mao. Pour plaire au président, il l’avait choisie dans les tons dorés. La presse était là. Les grands groupes jubilaient. Unanimisme et œcuménisme fleurissaient sous les lambris républicains Dérégulation et immigration devenaient le sésame pour le bonheur.

Incrédulité et inquiétude

Les Français, échaudés par la stérilité avérée des promesses de Nicolas Sarkozy sur leur pouvoir d‘achat, ont regardé ce spectacle avec un mélange d’incrédulité et d’inquiétude. Avec Nicolas Sarkozy, tout devient effectivement possible, même autoriser quelques économaniaques à inscrire très officiellement l’économie comme une fin en soi : la croissance pour de la croissance, la glorification d’un système productiviste et mercantile dans lequel les personnes ne sont envisagées que comme agents de production ou de consommation.

Rapport Attali : une double supercherie

Il y a une première supercherie à faire croire que la liberté totale est source de bonheur. Avec Henri Lacordaire, on sait depuis longtemps qu’ « entre le faible et le fort, c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit. » L’organisation sociale dans laquelle l’Etat abdiquerait son rôle régulateur ne s’appelle plus la communauté nationale mais la jungle. Supplantée par les lois du marché, la démocratie, c’est à dire le pouvoir du peuple, est vouée à disparaître. Selon l’expression de JC Guillebaud, le marché est « un empire sans empereur » qui se développe, se déploie, s’étend, emporté par des mécanismes objectifs indépendants de la volonté humaine. La deuxième supercherie consiste à accréditer l’idée que la concurrence sauvage protège le consommateur : or, tout le monde sait que les grandes surfaces en qui Attali place ses espoirs, ne défendent pas le consommateur mais leurs marges. Le laisser faire en la matière conduit inévitablement au règne des oligopoles.

Libérer la croissance mais asservir les individus

L’économie comme la croissance n’ont de sens que si elles profitent aux personnes ou au Pays. Aucun système intellectuel et surtout pas économique ne vaut d’être entretenu pour lui-même. C’est encore plus vrai lorsqu’il ne vise qu’aux bénéfices de quelques groupes multinationaux.

Le vice initial de la construction sarkozo-attalesque est d’inscrire la France au marathon épuisant de la mondialisation avec les règles des pays émergents. Ils condamnent ainsi les Français à devoir produire toujours plus et toujours moins cher. A défaut de systèmes de régulation fiscale, sociale et douanière, nous ne trouverons, dans ce petit jeu truqué, ni le salut ni la grandeur, mais l’asservissement.

Olivier Carer - Altermedia

Les apprentis sorciers de l’économisme fou

e4f7380d57bcd6ffce42acdc5297dabb.jpgL’acteur de sitcom qui occupe actuellement le poste de président de la république n’est plus à une incohérence près. Ainsi il n’hésite pas à évoquer la nécessité d’une « politique de civilisation » tout en s’engageant à suivre les recommandations de la fameuse « Commission Attali » dont le but est justement de détruire les derniers vestiges de civilisation qui brident encore la boulimie financière de l’économie mondialisée. Car ne nous y trompons pas, le vocable « libération de la croissance » signifie bel et bien « disparition de tout ce qui peut représenter une borne, un aménagement ou un frein à la barbarie marchande devenue horizon incontestable et indépassable de l’existence humaine. ».
En effet, maintenant que l’on a bien amusé les gogos avec le grand cirque démagogique du « grenelle de l’environnement », nos dirigeants peuvent revenir aux choses sérieuses : le culte de la consommation et le délire productiviste.

L’aberrante proposition de relancer l’immigration pour satisfaire les besoins de main d’œuvre, formulée par l’aréopage mondialisto-libéral cornaqué par Attali, est tout à fait révélatrice du système de pensée de ces dangereux technocrates. Pour eux il n’y a pas d’êtres humains, fruits d’une tradition et d’un environnement, attachés à une terre, un mode de vie et une histoire, il n’y a que des chiffres dans des colonnes. Ils constatent dans leur bilan comptable qu’il manque 2000 ouvriers en Bretagne ? Qu’à cela ne tienne ! Prenons 2000 paires de bras à Ouagadoudou et transplantons-les dans la banlieue de Lorient ! L’opération arithmétique est équilibrée, donc tout va bien. Et peu importe le déracinement, les chocs culturels, les incompatibilités identitaires… Peu importe également les coûts et dommages « collatéraux » (infrastructures d’accueil, prise en charge médicale et éducative, gestion policière et judiciaire de la délinquance…) qui seront de toute façon assumés par la collectivité publique et non par les intérêts privés… Seule compte la satisfaction des besoins du Capital. C’est l’unique et obsessionnelle préoccupation de ces nouveaux négriers. Face aux délires de ces apprentis sorciers stipendiés par les multinationales déshumanisées, face à l’incroyable complicité active des organisations gauchistes qui leur servent la soupe par leur activisme pro-immigrationniste, les militants identitaires, eux, refusent cette logique suicidaire et s’engagent avec la plus grande ferveur pour de droit sacré de chacun de vivre et travailler au pays ! La diversité du monde et son équilibre ne peuvent se passer de cette exigence minimale.

Par ailleurs, nous qui croulons déjà sous les biens matériels inutiles et coûteux qui nous enchaînent et nous abrutissent, nous savons bien que l’avenir ne passe pas par l’utopie dégénérée d’une croissance permanente et infinie, véritable course à l’abîme, mais tout au contraire par un retour au sens de la mesure, de la simplicité, par une relocalisation et une frugalité choisie.

Pierre CHATOV (source : Novopress)

27.01.2008

Soupe gauloise à Strasbourg

e6c97f9b9fe68fd5808efe9e420a8b15.jpgUn grand merci à nos jeunes militants, toujours fidèles au rendez-vous pour nous aider.

Samedi, c’était la foule des grands jours, place de la gare à Strasbourg . Notre groupe s’étoffe avec l’arrivée de jeunes camarades qui nous rejoignent régulièrement.

La soupe était bonne, l’ambiance chaleureuse et nos amis sdf étaient heureux de ce moment que nous leur consacrons régulièrement.

Et tous sont bien d’accord pour nous dire que le cochon dans la soupe, c’est bien bon, et que si cela ne plaît pas aux associations « antiracistes », c’est bon signe, signe que nous avons raison.

Chantal Spieler

 

21.01.2008

Anvers : Robert Spieler représentait la France à la réunion de lancement de l'association européenne "Les villes contre l'islamisation"

7fd3f0beff65e3efffb34836e5b269af.jpg
Jeudi 17 janvier, s’est tenue à Anvers, en Flandre, la réunion constitutive de l’organisation européenne « Les villes contre l’islamisation ».

Plusieurs mouvements nationaux et identitaires européens, à l’initiative de Filip Dewinter, député d’Anvers et porte-parole du Vlaams Belang, ont décidé de créer cette structure commune afin de renforcer et de coordonner leur lutte contre l’islamisation de nos villes.

Parmi les fondateurs, figurent le FPÖ (Autriche), représenté par son Président Heinz Strache ; Krake Rolf du Danemark, qui a lancé des initiatives populaires contre l’islamisation de son pays ; Henrique Ravelo, Président espagnol de Tierra y Pueblo ; Adriana Bolchini, d’Italie, proche de Oriana Fallaci et responsable d’une association anti-islamique ; Markus Wiener-Wolter, dirigeant de Pro Köln, association citoyenne très puissamment implantée à Cologne et farouchement opposée à l’implantation de mosquées-cathédrales dans Cologne.

Robert Spieler figure également parmi les fondateurs de l’association et entendait représenter tous ceux qui, qu’ils soient nationalistes, régionalistes ou identitaires, sont résolus à ce que l’Alsace et la France ne deviennent jamais terre d’Islam.

dc0193bc3f123d5bd508be25bfae0802.jpgAprès la conférence de presse, les membres fondateurs de l’association se sont retrouvés devant la mairie d’Anvers en brandissant des panneaux représentant une mosquée géante dans un cercle rouge barré.

Dans l’après-midi, visite sous protection policière du quartier du nord d’Anvers, totalement islamisé. Edifiant et significatif de ce que l’on peut attendre dans les prochaines décennies…

Dans la soirée, grande réception avec les militants et les élus d’Anvers du Vlaams Belang : 800 personnes.

L’association « Les villes contre l’islamisation » va organiser dans les prochaines semaines de nombreuses réunions de sensibilisation face à la menace islamique, partout en Europe.

La première de ces réunions aura lieu le samedi 2 février à Paris sous l’égide de la revue et de l’association Synthèse Nationale, dirigée par Roland Hélie.

Robert Spieler et Hilde De Lobel, députée du Vlaams Belang, seront présents lors de cette réunion et présenteront au public les objectifs de cette initiative.

18.01.2008

CIVILISATION WAHHABITE...

0672e01dd757613449aa6024f065d69e.jpgEn déclarant devant les dignitaires wahhabites que la France et l’Arabie saoudite partageaient « le même objectif de politique de civilisation », Nicolas Sarkozy n’a sans doute pas voulu signifier au monde entier qu’il entendait instaurer dans notre pays un régime inspiré de la pratique islamiste intégriste dont Ryad s’est depuis longtemps fait le prosélyte, toutes choses étant par ailleurs égales  et quelles que puissent être les querelles de mosquées qui opposent la famille régnante et le djihadisme international.

Il n’empêche… Ces déclarations sont particulièrement emblématiques de la confusion mentale d’un Président de la République qui en vient à placer, sur une même ligne d’inspiration, la Nation chère à Henri Guaino et le cosmopolitisme d’un Jacques Attali, la défense de  « la France qui travaille » et les cadeaux faits au grand patronat, l’identité nationale et l’immigration, qu’elle soit choisie ou pas, le rappel des racines chrétiennes de l’Europe comme  de la mission de la France en tant que fille aînée de l’Eglise et le développement du relativisme, du matérialisme et de l’hédonisme, en quelque sorte l’Evangile d’une main, Voici de l’autre.

La politique de civilisation du royaume saoudien, on la connaît. C’est celle de l’Islam le plus radical, où aucune croix ne saurait être tolérée.

Mais peut-être est-ce finalement un message subliminal que nous adresse Sarkozy : « La politique de civilisation exige la mise en œuvre de la réciprocité, et l’interdiction de tous les signes extérieurs de l’Islam sur le territoire français »…

On peut toujours rêver !

Jean-François Touzé

14/01/08

14.01.2008

Solidarité avec le peuple Karen

a50f9356732e0d5fc9c9e6a5162a0e02.jpg

Rencontre avec le Colonel NerDah, porte-parole du peuple karen

Par Chantal Spieler

 

Article paru dans le n°6 de la revue Synthèse nationale

Le Colonel NerDah – il est le fils du Général NerDah, considéré comme un héros pour avoir repoussé la guérilla communiste aux portes de la Thaïlande -, à l’occasion d’une tournée européenne au cours de laquelle il est venu défendre la cause du peuple karen, s’est rendu à Strasbourg où il a été reçu au Parlement européen. Il a bien voulu accepter notre invitation à notre domicile et nous a longuement entretenu  sur la situation catastrophique de ce peuple opprimé par le régime dictatorial qui sévit en Birmanie.

Les karens ne représentent pas une ethnie minoritaire. C’est une nation, avec son histoire, sa culture, sa langue, ses terres et son propre système économique. Toute l’histoire de ce peuple, largement converti au christianisme au 19ème siècle, se décline autour des pogroms dont il a été victime au cours des siècles, conduisant un grand nombre d’entre eux à fuir en Thaïlande.

Son histoire contemporaine est tout aussi désastreuse depuis l’indépendance de la Birmanie en 1948 et l’instauration d’un régime militaire dictatorial de gauche particulièrement féroce.

Aung San Suu Kyi (fille du général Aung San, premier responsable de la Birmanie indépendante et légitiment consacré par les urnes qui fut assassiné en 1947) prix Nobel de la paix en 1991 pour sa lutte en faveur de la démocratie, porte-parole des opposants à la junte militaire, est en résidence surveillée à Rangoon. Les karens ont toujours demandé leur indépendance au gouvernement socialiste birman, sans violence et par la voie démocratique. La seule réponse à cette juste revendication se manifeste de façon incessante par les séries d’actes de sauvagerie perpétrés sur ce peuple pacifique, condamné à la lutte armée pour assurer sa survie. Plusieurs centaines de milliers de karens, fuyant les atrocités commises par le régime birman, sont réfugiés près de la frontière thaïlandaise dans des conditions effroyables. Opprimés physiquement, politiquement et économiquement, victimes de multinationales qui soutiennent le régime birman, ils ont notamment été déportés par dizaines de milliers pour construire un pipe-line financé par la compagnie Total.

Les événement récents - où encore une fois la junte militaire vient d’écraser par la répression et dans le sang la révolte des bonzes de Rangoon -, sera peut-être et enfin le fusible qui saura interpeller la communauté internationale pour que cesse la destruction planifiée de ce peuple. A voir…

En attendant, il existe chez nous, en France, une association, les amitiés franco-karen, crée par le Commandant Pierre Guillaume(amitie-franco-karen.org), qui vient en aide aux populations karens en lutte et qui œuvre pour sensibiliser l’opinion française sur ce drame. Et en Italie, notre ami Franco Nerrozi, Président de l’association Solidarita popoli (comunitapopoli.org) qui nous a présenté le Colonel NerDah, qui se bat aussi avec courage et détermination pour cette noble cause.

 

11.01.2008

Journal de rue...

SDF : Le premier journal identitaire de la rue

898aa9e2114ccfa5101b5a03ae358357.jpgSolidarité des Français, la dynamique association dirigée par Odile et Roger Bonnivard, vient de lancer le premier journal identitaire de la rue. Avec une contribution de notre ami Roland Hélie, Directeur de la revue Synthèse nationale

SDF n°1 Hiver 2008.pdf

10.01.2008

politique de civilisation, télévision publique et bling-bling.

3ba5e345b3404f93d533dbe1a24c8aa6.jpg« Nous ne résoudrons rien sans retrouver le goût de l’aventure ni moraliser le capitalisme financier. Notre vieux monde a besoin d’une nouvelle renaissance. Il faut désormais mener une politique de civilisation ». Nicolas Sarkozy, 31 décembre 2007.

Je ne sais pas lequel de ses gourous (Bigard ou Barbelivien) lui a soufflé ça, mais ce soir là notre président s’est fendu d’un déballage inspiré de billevesées. Le sociologue Edgar Morin, auteur du livre « pour une politique de civilisation » a aussitôt répondu à l’exalté de l’Elysée, expliquant que ce propos du Président n’indiquait pas de « direction qui aille dans le sens de mes idées ». Une contorsion polie pour nous dire que Nicolas Sarkozy qui se vante de ne jamais lire, n’a sans doute pas lu son livre ou bien n’en n’a pas pipé un mot.

« Je ne vous mentirai pas, je ne vous trahirai pas, je ne vous décevrai pas » : des promesses électorales qui ont perdu de leur lustre pour cause de papillonnage  politico-médiatique. Avec pour résultat un affreux sondage que notre oiseau voyageur n’a pas vu venir du haut des pyramides. Pas grave. Mardi, lors de sa conférence de presse, l’as du zapping et de l’esquive est passé à toute bombe sur l’emploi, le pouvoir d’achat et les inquiétudes légitimes de cette classe moyenne qui a massivement voté pour lui et avalé tout cru son « message de foi et d’espérance » (ça aussi, il a osé).

Notre Gramsci en herbe, « le pouvoir se gagne par les idées » avait-il déclaré pendant la campagne présidentielle, jette alors à la tête d’un parterre de journalistes médusés LA réforme qui fait fantasmer la France : la suppression de la publicité sur les chaînes publiques. Et PAF ! (merci d’apprécier le jeu de mots).

Carolis, pas au courant, Albanel, pas au courant. Elle m’a fait de la peine, l’inoffensive ministre de la culture, en tentant d’expliquer dans un piteux bafouillis, qu’en taxant les pubs sur les chaînes privées et les opérateurs internet, le montage financier de l’opération était nickel. « Je crois que c’est une décision très forte, j’espère définitive, sûrement définitive » bredouille t-elle dans un élan de conviction chevrotante. Une prestation miteuse qui va l’envoyer tout droit au piquet coiffée d’un bonnet d’âne au prochain bulletin de notes.

Ce qui est sûr, commentait un de mes amis, c’est qu’avec ça, on va revenir à une télévision de type « Pologne années 60 » en noir et blanc avec un présentateur vedette à l’allure de croque-mort. Bien vu. Roger Gicquel doit frémir d’impatience en repassant sa chemise blanche.

Cette conférence de presse, avec son florilège de déclarations ubuesques qui devrait faire le bonheur des chansonniers, restera à n’en pas douter dans les annales de ce quinquennat qui n’a pas fini de nous faire rigoler.

Pour les 35 heures, il ne sait plus : un jour oui, un jour non, il va bien nous trouver un petit quelque chose pour mettre en jambes un monde syndical en mal de défilé.

Les chiffres officiels des voitures brûlées lors de la nuit de la Saint-Sylvestre ne sont tombés qu’aujourd’hui. Dommage, on a raté l’explication fumeuse. 878 voitures incendiées, annonce le ministère de l’Intérieur, soit le double du chiffre annoncé par la Direction générale de la Police Nationale (397). Allez, tout ça, c’est déjà loin. Dix jours de frénésie élyséenne, ça nous fait vite oublier les misères du petit peuple...

Nicolas Sarkozy, qui n’a pas fini d’amuser la galerie, aura achevé de déposséder le Gaullisme et sa « certaine idée de la France ». Peut-être un mal nécessaire qui saura nous dépêtrer de cette atonie qui grignote notre capacité de résistance. Il ne s’agit pas de s’endormir sur cette impression de fin de civilisation.

Avoir toujours à l’esprit que la force de nos sentiments saura guider nos pas, voilà qui devrait magnifier ces belles raisons que nous avons d’espérer.

Chantal Spieler

 

Les inhumanistes

Zentropa

Ce qu’il y a de plus insupportable et, disons-le, de profondément abject dans la posture du gauchiste contemporain c’est sans doute la véritable et totale sécheresse de cœur que masque son humanitarisme superficiel et larmoyant.

Car si le gauchiste ne supporte pas le spectacle de la misère c’est parce que celui-ci dérange son confort et l’empêche de jouir en toute quiétude morale de son satut de petit bourgeois bien à l’aise dans le conformisme du temps.

La confrontation visuelle avec la pauvreté et le malheur (son esprit matérialisto-occidentalisé jusqu’au trognon l’empêchant d’imaginer une quelconque différence entre les deux situations…) lui est insupportable car elle agresse sa tranquilité. Il cherche donc à toutes forces à dissiper cette vision qui le torture quotidiennement.

Peu importe si cette disparition n’est que ponctuelle, factuelle, voir virtuelle ou porteuse de maux futurs encore plus importants et dramatiques… Fis des catastrophes à venir tant que celles-ci ont le bon goût de se tenir éloignées de lui et de son téléviseur.

Quel qu’en soit le coût, il faut que son âme s’apaise et se réjouisse bien vite du doux sentiment du devoir accompli.

Le gauchiste confond ainsi ontologiquement mauvaise conscience et charité sincère.

Notre ami le gauchiste s’auto-congratule donc avec délectation de son courageux militantisme en faveur de la régularisation des clandestins et de la promotion de l’immigration sans contrôle même si cet activisme imbécile et sans risque fait en réalité de lui le fourrier empressé du plus écoeurant des néo-esclavagismes.

Que ses prétendus protégés soient quasi-exclusivement destinés à devenir sous nos latitudes les domestiques serviles et exploités de la méga-machine capitaliste l’indiffère car ce qui compte vraiment n’est pas la finalité concrète de son action mais l’image sociale de lui-même que cette agitation « citoyenne » va projeter sur son environnement et son entourage.

Nul altruisme, nul don de soi, nulle remise en cause des règles fondamentales du système dans la bruyante gesticulation du gauchiste version 2008 mais simplement une mise en scène de son égoïsme, conforme aux référents valorisants de l’époque.

La tragi-comédie de l’Arche de Zoe est ainsi à la fois emblématique et archétypale de cette délirante dérive psychiatrique au cœur de laquelle la certitude absolue d’être dans le camp du bien finit par faire réfuter de manière catégorique et systématique toute référence à la réalité.

Peu importe le fait que les enfants tchadiens soient orphelins ou pas, peu importe les sentiments de leurs familles, de leur communauté, peu importe l’avis des populations locales ou les conséquences de ce rapt organisé, seule compte la prétendue « pureté » de l’intention… Ceux qui osent s’opposer à cette névrose désincarnée ne peuvent alors qu’être d’abominables « méchants » auxquels on doit vouer une haine absolue, inextinguible, sans pitié ni pardon.

Le schéma mental et idéologique des adeptes exaltés de la secte des « droits de l’homme » doit s’imposer à tous et en tous lieux, de grès ou de force, sans tenir compte le moins du monde des éventuelles réticences et autres objections, forcément maléfiques, des incroyants.

Les condamnations et les séjours en prison plus ou moins prolongés qui conclueront peut-être la geste grotesque et criminelle de l’arche de zoe ne changeront strictement rien à la flamboyante certitude en leur bon droit de ces mercenaires de l’idéalisme dévoyé qui n’ont absolument pas conscience d’avoir commis un quelconque forfait.

Impossible en effet de ne pas lire sur leurs visages l’arrogante certitude qu’ils ont d’être des martyrs de la croisade humanitaire, bien qu’ils n’aient jamais servi d’autre cause que celle du traitement psychologique de leurs névroses d’occidentaux à la fois repentants et dégueulants d’orgueil.

Toutes les notes