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29.06.2007

Régime de semi-liberté pour Michel Lajoye

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On se rappelle que le 22 mars 2007 un jugement du Tribunal d’Application des Peines de Troyes avait enfin fait droit à la demande de Me Eric Delcroix, l’infatigable défenseur de Michel Lajoye, concernant sa demande de remise en liberté. Mais c’était sans compter sur la vigilance du parquet qui interjetait appel, trouvant sans doute que 7 000 journées derrière les barreaux, ce n’était pas assez cher payé. Michel Lajoye, qui n’ a pas une seule goutte de sang sur les mains, avait été condamné à la prison à perpétuité avec une peine incompressible de 18 ans minimum. Il était donc libérable en début d’année 2006 mais aura dû patienter pendant près de deux années supplémentaires.

On saura donc désormais que 7 000 jours d’enfermement, c’est le prix à payer pour avoir placé un pétard dans un café maghrébin qui ne fit aucune victime ; aucun des occupants n’ayant été blessé, aucun ne se porta partie civile. Avis aux amateurs ! Heureusement, il y a peu, la Cour d’Appel considérant l’absurdité de la situation pour le plus ancien prisonnier de France dans sa catégorie mettait fin à son calvaire.

Précisons toutefois que c’est un régime de semi-liberté pour la première année où Michel travaillera en semaine et devra soit revenir en prison les fins de semaine, soit y passer deux nuits par semaine, soit dormir tout le temps dehors et libre avec un bracelet électronique.

Au bout d’un an, le régime de Michel Lajoye évoluera en liberté conditionnelle pendant six ans, période durant laquelle il devra s’abstenir de tout militantisme politique.

Soulignons enfin que les conditions de cette libération n’auront pu être réunies que grâce aux centaines de soutiens des adhérents et sympathisants du CEPE, puisque plusieurs critères devaient être réunis : un emploi en CDI et un logement avec un loyer réglé d’avance.

Le CEPE en tant qu’ organisation caritative et humanitaire n’a pas à prendre position sur la nature des faits qui ont conduit un jeune Européen derrière les barreaux, mais le traitement judiciaire et carcéral hors de proportion avec les faits allégués nous interdisait de rester indifférents à son sort.

Aujourd’hui, à quarante ans, Michel Lajoye a conquis le droit de redémarrer dans la vie. Donnons lui en les moyens. Pour reprendre la formule d’un de ses plus ardents défenseurs : Michel Lajoye est un exemple, non pas pour ce qu’il a fait dans le passé, mais pour ce qu’il est aujourd’ hui au bout de vingt ans de détention.

N’oublions jamais qu’il a donné beaucoup de sa liberté, n’hésitons pas à lui donner un peu de notre argent.

La solidarité a un coût: rejoignez les adhérents du CEPE !

CEPE (préciser dans vos envois: pour Michel Lajoye)
BP 4-7187
30914 NÎMES Cedex

contact@cepe-liberte.com
http://www.cepe-liberte.com

27.06.2007

La délinquance : combien ça coûte ?

cd3c3e0bdf33b7e40b86c620a7c1c6b2.jpg- 777 millions d’euros de préjudice dans les transports
- 495 millions pour les sociétés de logement type HLM
- 78 millions pour les villes, en incluant le coût de la lutte contre les tags
- 20 millions pour les établissements scolaires
- 12 millions pour France Télécom
- 10 pour la société d’équipements urbains Decaux

Source : novopress : Délinquance et insécurité : combien ça vous coûte ? Publibook.

02.06.2007

Revue de presse : Législatives, un Etat-Sarkozy et l’effondrement du FN...

11dde523c02ba0beb7ffa32e6689f2b4.jpgLes résultats des législatives ne font guère de doute. Le triomphe de Sarkozy à la Présidentielle, son habileté à constituer un gouvernement (car c’est bien lui qui l’a constitué et non le Premier Ministre, comme le prévoit pourtant la Constitution), qui a déstabilisé le PS et les centristes, rendent probable une tonitruante victoire de l’UMP aux législatives, d’autant que les tendances de la Présidentielle sont toujours amplifiées au scrutin qui suit.

 

Cette victoire donnera tous les pouvoirs à Nicolas Sarkozy et, dans un système verrouillé, sans contre-pouvoirs, il est probable que la contestation à l’encontre de l’Etat-Sarkozy s’exprimera tôt ou tard dans la rue.

 

Quant à François Bayrou, qui a échoué dans son entreprise, le voici abandonné par la plupart de ses amis et confronté à la réalité de la nature humaine quand celle-ci entend tintinnabuler l’or, le pouvoir et les prébendes.

 

Ne peuvent résister à Mammon que ceux qui disposent d’une foi sans faille et d’une vision idéologique d’airain. Je pense (j’espère) que la plupart des lecteurs de nos blogs font partie des combattants que l’adversité renforce dans leurs convictions et que la victoire ne rend ni arrogants ni prétentieux.

 

Quant aux socialistes, englués dans leurs divisions, ils peuvent craindre de ne disposer que d’un groupe croupion au sein l’Assemblée Nationale.

 

Le FN est dans une situation dramatique dont il est probable qu’il ne se relèvera pas. J’ai déjà eu l’occasion d’analyser dans de précédents articles parus sur mon blog les raisons programmées de l’échec de Jean-Marie Le Pen. Je n’y reviendrai pas.

 

Mais la conférence de presse de Le Pen et Aliot, relayée par Le Monde du 31 mai, laisse pantois.

 

Ils annoncent – à 10 jours des législatives – que la moitié des Secrétaires départementaux seront virés pour incompétence. Même si le talent ne caractérise sans doute pas certains responsables (mais à qui la faute ?), admettons qu’il existe des moyens plus pertinents pour mobiliser les troupes. Sont menacés aussi ceux qui « ont jeté des peaux de banane » sous les pas de Marine Le Pen lors des dernières élections régionales d’Ile-de-France. Décidément…

 

Les associations de Bernard Antony, les « cathos-tradis », et le MNR de Mégret, sont traités de groupuscules dont le FN doit se défaire. Mégret, qui a joué le jeu, cyniquement ou pas, peu importe, de l’Union Patriotique et qui a apporté des signatures à Le Pen (dont plusieurs ne furent volontairement pas déposées au Conseil Constitutionnel, idem pour celle de Christian Chaton, Conseiller général d’Alsace d’Abord), appréciera…

 

Connaissant Bernard Antony, j’imagine son état d’esprit, et les consignes de vote qu’il diffusera dans ses réseaux d’influence qui ne sont certainement pas groupusculaires.

 

Carl Lang, qui lui, défend l’idée d’un « congrès d’Epinay » de la droite nationale et identitaire, a vu Le Pen le renvoyer élégamment dans ses cordes en taxant cette idée de « connerie ».

Mais l’attaque la plus étrange d’Aliot vise ceux qui « se cachent derrière le drapeau du FN pour combattre le « lobby juif » ». Aliot souhaite s’en « débarrasser ». Diantre ! Des noms !

Bref, de pitoyables agressions publiques, non pas à l’encontre de l’adversaire, mais à destination des militants, des responsables de leur propre parti. Jupiter rend fous ceux qu’il veut perdre.

 

L’effondrement prévisible du FN aux législatives aura pour conséquences une crise financière insurmontable et un « remake » de « Règlements de compte à OK coral ».

Le Pen, Marine Le Pen et Aliot finiront par laisser le FN au niveau de ce qu’il fut dans les années 70.

Un cycle se clôt. Un nouveau cycle commence.

 

Robert Spieler

Président d'Alsace d'Abord

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