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20.07.2006

République bananière

« Donner de la soupe au lard à nos amis,

mais rentrer dans le lard de nos ennemis. »

Cette formule empreinte d’une grande poésie que nous devons à notre ami Dominique Lescure (Soulidariétà), donne le ton de notre état d’esprit.

Les identitaires veillent.

Ce n’est pas le moment de s’endormir, ni de céder à la morosité.

Il est vrai que l’actualité ne nous fait pas de cadeaux, et ce ne sont pas les discours pontifiants et éventés de l’occupant de l’Elysée qui vont nous transporter d’exaltation. Cela dit, une évidence s’impose : je préfère encore l’entendre causer football et encenser ce beau modèle social (l’équipe de France), tant qu’à rester dans le poncif bien plat, plutôt que de le voir nous servir ses lieux communs sur la dramatique offensive que subit aujourd’hui le Liban.

Mais revenons un instant sur cette épopée interplanétaire du début d’été :

« Lorsque les légions romaines ont battu les mercenaires nubiens », pour reprendre l’expression facétieuse de mon ami Roland Hélie (Synthèse nationale), nous étions quelques-uns à penser que c’était plutôt une bonne chose. (Pas que la France ait perdu, on n’est pas vachards), mais que cette équipe qui ne sait pas chanter s’engage ainsi dans un salvateur processus de modestie.

Une équipe de France pour qui des journaleux décérébrés vouent un véritable culte. Ces footballeurs (pardon, ces héros des temps modernes) aux circonvolutions cervicales un peu faiblardes qui ne leur permettent pas d’aligner deux phrases correctement, se sentent très naturellement investis d’une mission éducative. Car ils ont des choses à nous dire. Importantes et graves. Lilian Thuram, l’intello (!) de la bande, se répand volontiers sur les ondes pour nous asséner ses leçons de morale de comptoir, et nous, on en redemande.

Car nous avons en France un goût inné pour l’auto-flagellation. Et les mots « oppression, repentance, culpabilité » se lisent en filigrane sur les frontons de nos édifices publics.

Normal. Notre imaginaire chevaleresque a pris du plomb dans l’aile et s’est ratatiné bien comme il faut au contact du modèle républicain. Celui d’une république bananière dans laquelle la liberté d’expression n’est possible que pour ceux qui participent à cette méchante œuvre programmée de lobotomisation.

Pour les autres, c’est à dires nous, identitaires et défenseurs de cette Europe nouvelle que nous appelons de nos vœux, le moindre petit écart de langage et on se retrouve vite fait les fers aux pieds !

La loi Gayssot est passée par là et la machine judiciaire est désormais calibrée pour écrabouiller tout ce qui échappe à la chose convenue. Une justice épatante de zèle quand il s’agit de courser des automobilistes un peu pressés ou faire taire certains agitateurs d’idées surveillés de près.

Muselés, certes, nous le sommes dans notre expression. Saucissonnés aussi dans le carcan des convenances. Mais nos convictions sont taillées dans la roche. Voilà ! Une fois qu’on a dit ça, il s’agit d’atteindre l’excellence dans une discipline pas toute simple : le saut d’obstacles.

Cioran, dont la nature optimiste s’avère sérieusement contrariée, nous offre cependant cette belle phrase à méditer : « Et dans notre sang, des étoiles ne tombent-elles pas pour y retrouver leur éclat ?»

Nous pouvons mettre à profit ce temps de vacances pour lire ou relire « Le camp des saints » de Jean Raspail, un roman visionnaire écrit en… 1973, ou « La toussaint blanche » de Philippe Gautier. Des lectures nécessaires pour garder l’œil vif et l’oreille vigilante.

Et puis, il y a les activités militantes. L’action est aujourd’hui plus que jamais une impérieuse nécessité à coté du débat politique.
Nous préparons nos opérations de rentrée. Et si vous avez des projets ou idées pouvant servir la cause identitaire, elles sont les bienvenues.

Nous allons bien sûr aussi reprendre dès septembre nos distributions de soupe au lard. Peut-être dans votre ville trouverez-vous des bonnes volontés pour en organiser également. Nous pouvons vous aider, n’hésitez pas à nous contacter. Ce n’est pas difficile à mettre en place : une marmite, quelques militants et ça roule !

Chantal Spieler

13.07.2006

cepe

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Comité d'Entraide aux Prisonniers Européens

 

« Appel des 25 »

 

Déjà plusieurs centaines de signatures

 

 pour la libération de Michel Lajoye

 

L’appel des 25 pour une grâce présidentielle en faveur de Michel Lajoye s’annonce déjà comme un véritable succès puisque ce sont aujourd’hui 35 personnalités qui rejoignent cet appel : personnalités de la presse, de l’édition, de la politique, mais aussi des libraires, des écrivains, des parlementaires, des universitaires, des scientifiques.

 

Voici la liste qui s’enrichit chaque jour: Richard Roudier (Président du CEPE), Olivier Pichon (Monde et Vie), Roger Bonnivard (Solidarité des Français), Dominique Lescure (Soulidariéta), Serge De Beketch (Le Libre Journal), Fernand Cortes (Le Pilori), Philippe Vardon (Jeunesses Identitaires), Chantal Spieler (Solidarité Alsacienne), Gilles Soulas (Librairie nationale), Georges Hupin (Renaissance Sociale - Bruxelles), Denis Greslin (Occidentalis), Christian Chaton (Alsace d'abord), Fabrice Robert (Bloc Identitaire), François d'Usclat (Revue Montségur), Laurent Martin Desmaretz de Maillebois (Professeur d'Economie Politique), Pierre Gillieth et Eugène Krampon (Réfléchir & Agir), Philippe Randa (Editions Dualpha), Alain Soral (Ecrivain), Martin Peltier (journaliste), Christian Pérez (Parti Populiste), Jean-Michel Tuchscherer (Professeur d' Université - Montréal), Pierre Descaves (Front National), Marc Laudelout (Bull. Célinien), Claudine Dupont-Tingaud (Réagir), Loïc Le Ribault (Docteur ès sciences), Emmanuel Ratier (Faits et Documents), Camille Galic (Rivarol), Paul Gard (Conseiller honoraire cour d’appel), Patrick Cocriamont (Député Fédéral – Anderlecht ) André Copin (Colonel – E.R), Georges Moreau (Front National), Patrick Gofman (journaliste), Bruno Gollnisch (Député Européen - Front National).

 

Les résultats ne se sont pas fait attendre : des centaines de signatures ont déjà été reçues par courrier ou par mail de toutes les régions de France, mais aussi de Belgique, d’Italie ou d’Espagne. Les pétitions circulent dans les concerts, les dédicaces de livres et diverses manifestations.

 

« Comment peut-on laisser croupir en prison pendant 18 ans un garçon dont la tentative d’attentat n’a fait ni tué, ni blessé, ni même de dégâts matériels sérieux ?» s’interroge Bruno Gollnisch.

 

Dans l’état de démolition de notre justice, de déréliction de l’échelle des peines, la grâce présidentielle n’est pas une faveur, c’est une obligation du sens commun de la justice » ajoute t-il.

 

En tout cas, nous militons pour que Michel Lajoye bénéficie d’une mesure de grâce présidentielle à l’occasion du 14 juillet.

 

Amplifions « l’appel des 25 » : poursuivons  la collecte des signatures !

 

Nom

Prénom Qualité Signature Adr. E-mail
Retourner à ESE/CEPE : BP 4-7187,  30914 – Nîmes Cedex  ou par E-mail : contact@cepe-liberte.com

 

08.07.2006

Chute ! Eloge de la disgrâce par Alain Soral

medium_Alain_Soral_Eloge-2.jpgAprès "Socrate à Saint-Tropez", "jusqu’où va-t-on descendre" et quelques autres essais dans lesquels Alain Soral nous a offert des critiques sociétales carrément incisives, son dernier ouvrage « Chute ! Eloge de la disgrâce » est un roman décapant qui a aujourd’hui plus que jamais sa place sur vos tables de chevet.

Ce pamphlet très autobiographique dans lequel le talent rime avec l’humour, nous livre une description au vitriol de ce monde fat (journalistes, écrivains et autres intellectuels à l’égo ultra-boursouflé) qui s’applique à écraser nos consciences du poids de cette culpabilité quasi-religieuse que nous devons bien sûr à ceux que nous avons toujours opprimés (!)

Des noms à peine masqués pour être mieux reconnus, une vision objective de cette intelligentsia occupée à déverser sur le bon peuple des règles de conduite qui relèvent tout simplement de la dictature idéologique.

Il nous raconte les mésaventures (le mot est faible) d’un journaliste qui s’était un peu trop autorisé à s’exprimer sur les communautarismes, lui valant ainsi menaces de mort et agression physique. Et devenu bien sur persona non grata dans le microcosme intellectuel, ce monde faisandé où l’arrogance, la médiocrité et la lâcheté sont les normes exigées.

Finies donc ses diatribes anti-communautaristes, sauf peut-être pour aller titiller les inuits : "Je me suis rencardé, le lobby inuit est le seul à être complètement inopérant en France, mais sur les autres communautarismes, féministes, gays, corses, gitans, myopathes, obèses, plus un mot, tu peux pas savoir tous les emmerdes que ça attire !"

Frappé d’indignité médiatique, il retrouve les vertus rédemptrices que peuvent procurer la fréquentation du bistrot du coin où l’on rencontre ceux qui savent, eux, de quoi ils parlent, et qui savent en parler. Avec à l’esprit cette lucidité à peine entamée par les vapeurs d’alcool, qui lui donne tout de même un peu l’impression  que si le café du commerce est bien un lieu où l’on peut se lâcher, le pessimisme ambiant qui ressort des conversations finit par vous manger tout cru.

Une histoire sombre, avec aussi cette évocation poignante de la grave maladie de la femme aimée de ce héros qui sombre dans une détresse absolue.

L'espérance qui imprègne nos âmes trace le chemin de notre volonté. Et ce roman qui finit mal ne doit pas nous nourrir de désillusion. L’auteur lui-même nous le dit. Si son héros cède au désespoir, il est lui convaincu que l’action pour le changement et le réveil du peuple sont en marche.

Aux éditions Blanche

Chantal Spieler

06.07.2006

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